LES PAPES OUBLIÉS



O'Morgan Malachie est né à Armagh, en Irlande en 1094. Ordonné à 25 ans, Malachie a été évêque et archevêque. Il a œuvré à répandre le catholicisme dans toute l’Irlande.

Sa première prophétie commença par l’annonce de sa propre mort bien avant qu’elle n’arrive. Un jour, il dit à un ami : « Le 2 novembre 1148, dans le monastère de Calrivaux, je serais dépouillé de mon corps. ». En fait, cela se passa exactement comme il l’avait prédit.

Il est dit qu’en 1139, il se rendit à Rome et a eu une vision céleste de l’avenir. Cela comprenait les noms de tous les papes, 111 depuis cette date. Ses « prophéties » ont été écrites en phrases latines, sous forme de dictons ou maximes et listent tous les papes qui s’assiéront sur le trône de Saint Pierre, au Vatican à partir de 1144 jusqu’à la fin du monde.

Les deux dernières prophéties se lisent comme suit :

110. De labore solis (Du travail du soleil)
Jean-Paul II (16 octobre 1978 - 2 avril 2005). Le cardinal Carol Wojtyla naquit en Pologne - donc à l’est, où le soleil se lève - le jour d’une éclipse totale de soleil, le 18 mai 1920. De plus son rôle d’infatigable voyageur, tel le soleil apportant partout la lumière chaque jour, en fit un grand travailleur.

111. Gloria olivae (La gloire de l’olivier/de l’olive). Benoît XVI. Joseph Aloisius Ratzinger, né le 16 avril 1927 à Marktl, en Allemagne. Il fut considéré comme le martyre des Chrétiens dans le monde musulman en particulier, le pressoir de l’olive, la palme du martyre, la Gloire du martyre, la gloire de l’olive.

La prophétie se termine avec « la gloire de l’olivier », le pape Benoît XVI (2005-2013), le 265 e pape depuis Pierre.

Mais en 1595, une nouvelle prophétie fait surface. Cette dernière prophétie apparaît pour la première fois dans l’édition princeps d’Arnold de Wyon du Lignum Vitae de 1595. C’est le moine Arnold de Wion qui découvrit la prophétie des papes à Venise en 1590 :
In persecutione extrema S.R.E. sedebit. Petrus Romanus, qui pascet oves in multis
tribulationibus : / quibus transactis ciuitas septicollis diruetur,/ & Iudex tremendus
iudicabit populum suum. Finis.

Traduction : « Dans la dernière persécution de la sainte Église romaine siégera Pierre le
Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations. La cité aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple. FIN »

Les historiens spécialistes de cette recherche prophétique pensent à peu près tous que Saint
Malachie, évêque d’Irlande au 12e siècle, primat d’Irlande, ami de Bernard de Clairvaux qui fut son biographe, n’était pas l’auteur de ce dernier texte conservé à la bibliothèque nationale de Lyon.

Les historiens pensent vraiment que la prophétie de Malachie a été écrite par Arnold de Wion ou l’un de ses contemporains, comme son ami François-Alphonse Cachon, qui écrit une vie des papes en 1601. S’il parle des dons prophétiques de Malachie, saint Bernard n’évoque nullement la prophétie sur les papes de son compagnon. Et pas un seul document n’en traite, de la mort de Malachie au livre du bénédictin flamand, quatre siècles et demi plus tard. L’oracle survient de manière tardive et fort suspecte, comme le remarque, dès 1694, le jésuite Claude-François Ménestrier. Si cette "prophétie" date du XVIe siècle, il est logique que les règnes des papes soient correctement définis du XIIe siècle au XVIe siècle, puisqu’il a suffi au faussaire de les décrire tels qu'il les connaissait, tandis que les suivants deviennent hasardeux.

En 1950, la revue L’Ami du clergé notait en outre que toutes les prédictions concernant les papes d’avant 1595, année de la publication du texte, n’étaient liées qu’aux blasons des familles des papes, alors que les formules postérieures à cette date n’ont trouvé un sens qu’après que la tenue d’événements importants, comme le conflit entre Napoléon et Pie VII. Ainsi, Arnold Wion, le moine qui a écrit la prédiction de Malachie, aurait pu inventer des formules simplement en analysant les armes des familles des anciens papes.

Il fut observé que chaque maxime offre libre cours à beaucoup d’interprétations, que les exégètes s’échinent à faire coller a posteriori avec la réalité.

Si les prophéties dites de St Malachie sont exactes, alors, après le pape Benoît XVI, il n’en restera plus qu’un seul personnage à venir, appelé : « Petrus Romanus » (Pierre le Romain). Il n’est pas mentionné qu’il serait un pape. Il peut être un personnage qui s’imposera au Vatican ou dans la ville de Rome toute entière.

Le pape François et le pape Léon XIV, seraient-ils des intermédiaires entre Gloria olivae et Petrus Romanus ?

François, inévitablement n’était pas le dernier pape. Même les partisans de cette prophétie reconnaissent que François n’avait pas cette fonction. La Catholic Encyclopedia déclare : « Il faut remarquer qu’à propos de Petrus Romanus, le dernier personnage en bas de la liste des papes de Malachie, la prophétie ne dit pas si d’autres papes interviendront entre lui et le dernier pape nommé « Gloria olivae » (Benoît XVI). Il est dit qu’il viendra dans la dernière persécution de la sainte Église. Nous pouvons supposer qu’il y aura d’autres papes avant « Pierre le Romain ».

François et Léon XIV seraient les papes oubliés de la liste de Saint Malachie. Rien ne fait référence à leurs venues dans les prophéties sur la papauté. Il faut dire que François fut un pape différent des autres, il était la réincarnation de Saint François d’Assise. Une de ses missions était de faire tomber les premiers dominos du christianisme, soit de préparer le terrain pour la réalisation de la prophétie de la fin des temps, « la cité aux sept collines (Rome) sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple. »

Son principal détracteur, l’archevêque Carlo Maria Viganò, qui a été excommunié par François pour schisme, a déclaré que le pape François devra répondre des crimes qu’il a commis, notamment d’avoir usurpé le trône de Pierre afin de détruire l’Église catholique et de perdre tant d’âmes. Il qualifie François de non-Pape et anti-Pape, celui qui fréquente les membres du Forum économique mondial et de l’État Profond.
Le pape Léon XIV, Robert F. Prevost est originaire des Etats-Unis. À ce jour rien ne montre qu’il serait le dernier pape, ni qu’il soit « Petrus Romanus » (Pierre le Romain).

Pourquoi ces deux derniers papes ne sont pas dans la liste des papes de la prophétie de Malachie ?

Nous devons nous remettre dans le contexte du moine Arnold de Wion qui a de toute évidence écrit la prophétie des papes à Venise en 1590. Après avoir mentionné 111 papes originaires d’Europe, les deux papes suivants étaient d’Amérique. Ce qui était inconcevable à cette époque, car les Amériques n’étaient peuplées que d’indigènes pratiquant des rituels païens. Donc, Arnold de Wion a préféré arrêter ses prophéties avec « Gloria olivae » et ajouté que « Petrus Romanus viendra plus tard, lors des grandes tribulations, où la cité aux sept collines (Rome) sera détruite.

Rien n’indique l’année probable de cet événement destructeur. La seule chose que nous savons c’est que cela arrivera après 2013, l’année du décès de Benoit XVI et lors de la venue de « Petrus Romanus » (Pierre le Romain).

Un autre fait qui est important de connaître, à Garabandal, dans les années soixante, Notre-Dame du Carmel - la Vierge - avait informé Conchita Gonzalez qu’après Jean XXIII il y aurait trois papes, puis que commencerait la fin des temps. Selon ce calcul, nous sommes entrés dans la période de la fin des temps à la mort de Jean-Paul II, en 2005.

Voici quelques ‘un des derniers papes
Jean XXIII (1958-1963)
Paul VI (1963-1978)
Jean-Paul Ier (1978)
Jean-Paul II (1978-2005) Début de la fin des temps
Benoît XVI (2005-2013) Dernier de la prophétie des papes
François (2013-2025) Pape, non dans la liste
Léon XIV (2025 - Pape, non dans la liste
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Petrus Romanus ? Destruction de Rome




Texte présenté par Denis Marcil, le 15 mai 2025