LES PERLES DE SAGESSE DE SAI

NO. 9

ANIL KUMAR

8 janvier 2003



Om Sai Râm

Par la grâce de Bhagavan, nous avons pu terminer jusqu'à présent huit parties des Perles de Sagesse de Saï.
Aujourd'hui, je désire vous faire part de certains événements particulièrement importants. Le premier est l'anniversaire du Sri Sathya Sai Central Trust. Le 10 septembre 2002, (jour du festival de Ganesha Chaturthi) une grande cérémonie eut lieu. Plusieurs choses furent misent en lumière et méritent votre attention, car elles renforcent aussi notre foi en Swami.
La cérémonie eut lieu le jour de Vinayaka Chaturthi. Ce matin là, Bhâgavan donna un discours au sujet du Seigneur Vinayaka et de ce que représente son adoration. Il n'est pas nécessaire de vous répéter les grandes lignes du discours, car vous l'avez certainement lu. Mais le programme de l'après-midi au sujet du Sri Sathya Sai Central Trust mérite certainement notre attention. La fonction tout entière était organisée par les étudiants de l'Université Sri Sathya Sai, qui travaillent au sein du Central Trust. Il y a cent anciens étudiants qui travaillent avec nous en différents secteurs. Ils avaient tout préparé et ce fut vraiment un programme excellent.

Le Sri Sathya Sai Central Trust fête ses trente ans d'existence. Les étudiants ont voulu commémorer l'événement. Ils ont préparé un grand tableau sur lequel ils ont donné un thème : " Sri Sathya Sai Central Trust au service de l'humanité " C'est le thème que le Central Trust s'est fixé depuis le début. Deux bannières entouraient le dais et portaient les inscriptions suivantes : " SAI, source de croissance " C'est un titre excellent, car Saï est la source de toute croissance. De l'autre côté, la bannière portait : " SAI, le Centre de notre confiance ". Il ne s'agit donc pas d'un simple Trust de charité. Swami est le centre de notre " Trust " - confiance -. Habituellement, le centre de notre confiance est totalement différent : argent, position, prestige... Dieu n'est jamais le centre de notre " Trust ". C'est la raison pour laquelle nous sommes confus. Ainsi, ces deux bannières autour du dais transmettaient un profond message à tout témoin de cette cérémonie.
La rencontre commença avec un ancien étudiant, Ramakrishna M.C. qui travaille dans le Central Trust. Il adressa un message de bienvenue à Bhâgavan Baba, aux fidèles et aux participants principaux de cette réunion. Qui étaient les participants ? Parmi les plus âgés, il y avait Sri P. Ramamohan Rao, responsable de la cité de Prashanti Nilayam. Le deuxième était Sri K. Chiranjivirao, directeur de l'ashram et le troisième Sri K. Chakravarthy, secrétaire du Central Trust. Ce sont les trois représentants chevronnés, distingués et plus anciens du Trust, qui ont grandi avec lui, pourrait-on dire. L'autre partie était constituée d'anciens étudiants de notre université, travaillant actuellement dans le Central Trust.

Le premier intervenant fut Sri Ramamohan Rao, responsable de la cité de Prashanti Nilayam. Il a 83 ans. C'est un homme très élancé, très simple, humble, vieux style, ayant une foi inébranlable en Bhâgavan. Avant de venir à Prashanti Nilayam, il travaillait dans le département de la défense. Il a rendu service à Bhâgavan pendant quarante ans, sans jamais demander un seul jour de permission, travaillant sans interruption. Il fit quelques remarques intéressantes au sujet de ses expériences personnelles avec Bhâgavan. Ceci peut être intéressant pour chacun de nous. Il dit ceci : Râma, Krishna et Bhâgavan Sri Sathya Sai Baba sont des purnavatara, des Incarnations divines munies de tous les pouvoirs. Il raconta ensuite ses expériences : il souffrait de bronchite, et Bhâgavan le guérit. Une fois, sa femme resta dans un état d'inconscience pendant trois jours ; tout le monde la pensait morte. Bhâgavan lui donna de la vibhuti et la ramena à la vie. Il raconta un autre miracle : il paraît que sa femme avait perdu la chaînette en or que Bhâgavan lui avait offerte. Où l'avait-elle perdue ? Elle ne savait pas. Tandis qu'elle pleurait, Bhâgavan lui matérialisa la même chaînette en la tirant du sable qui se trouvait devant elle ! Il dit encore que sa fille, en danger de mort à cause d'une attaque de petite vérole, fut sauvée par Bhâgavan et elle ne garda sur son visage aucune trace de la maladie. Et surtout, sont beau-frère diabétique fut guéri au moment où les médecins avaient déclaré l'urgente nécessité d'une opération. Swami le guérit de son mal. Cet homme mentionna les miracles de Swami avec des larmes dans les yeux, plein de joie et de gratitude.

Le deuxième à prendre la parole fut Sri Chakravarthy, secrétaire du Central Trust. Avant de venir à Prashanti Nilayam, il était receveur des contributions ; il travailla également comme secrétaire au Ministère des finances. Il servit comme commissaire des taxes commerciales et occupa différents postes de gouvernement. Il a rendu service pendant treize ans, en tant que conservateur des actes d'état civil de notre université,; il est également associé au Projet de distribution d'eau potable, pour les districts de Anantapur, Mahabubanagar et Medac, dans l'Etat de l'Andhra Pradesh.
Il paraît que, lorsqu'il vint pour la première fois à Prashanti Nilayam, Swami lui dit : " Je te semble probablement inconnu, mais tu ne M'es pas inconnu. Je te connais depuis plusieurs vies. Je sais tout ce qui te concerne. " Pour un haut fonctionnaire, entendre cette affirmation de Bhâgavan fut un véritable choc. Parlant de sa fonction de conservateur des actes civils, il fit remarquer ceci : " C'est absolument incroyable de voir comment Bhâgavan se souvient des noms de tous les étudiants, de leurs points dans tous les matières présentées aux examens, de leurs parents et familles, et comment Bhâgavan a formé cette université en déterminant les syllabus, en introduisant des cours, etc. C'est vraiment étrange. " Parlant du Projet Sri Sathya Sai pour la distribution d'eau potable, entrepris en premier lieu dans le district d'Anantapur, il dit qu'il fallait chercher des tubes dans tous le pays, que les deux ou trois fabriques de tubes ne pouvaient pas faire face à la demande. Il fallut faire venir des tubes de villes lointaines comme Calcutta, Ahmedabad ou Aurangabad.

Le troisième speaker de ce jour fut N.Chiranjivirao. Il dit combien il était heureux d'observer les enfants admis à l'école primaire, quitter les lieux après avoir obtenu leur diplôme de doctorat à l'Université Sri Sathya Sai. Chiranjivirao a 82 ans. Il était ingénieur et constructeur avant de venir chez Swami. Il eut son premier darshan de Bhâgavan en 1958. Il vint avec la ferme conviction qu'Il est Dieu, alors, à présent et pour toujours. Il dit : " J'ai toujours la conviction que Dieu est avec moi et que je suis avec Lui. Cette double conviction me permet d'assumer n'importe quel travail, aussi long et fatiguant puisse-t-il être. Comme Dieu est avec moi, je suis avec Lui et je n'aurai aucune difficulté à accomplir mes devoirs et mes tâches assignées de jour en jour. "
Chiranjivirao a encore mentionné que le service désintéressé, accompli dans un esprit d'amour, est absolument nécessaire pour tout fidèle. Il a raconté comment Bhâgavan l'avait envoyé dans l'Etat du Gujarat, lorsque un tremblement de terre catastrophique fit des milliers de morts et des pertes en bétail et en édifices pour des milliards de roupies. Swami envoya Chiranjivirao en mission de secours, avec quelques autres personnes. Il raconta les scènes touchantes vécues au Gujarat, combien les villageois étaient reconnaissants à Bhâgavan de leur envoyer des secours en pleine tragédie, la pire des catastrophes qui puissent toucher le genre humain.

Ensuite, commença une sorte de discussion, au cours de laquelle chaque ancien étudiant présenta en bref un aspect des programmes de service entrepris par le Sri Sathya Sai Central Trust. Srinivasan parla le premier. Il dit : " Ce Central Trust et notre engagement dans ses activités est un voyage d'amour. " Deux autres anciens étudiants, Satish et Arun Kumar, servaient de commentateurs ou de maître des cérémonies pour la session de ce jour. Arun Kumar dit : " La mission de Bhâgavan était très clairement spécifiée dans la lettre qu'Il adressa à Son frère, il y a très longtemps ". Son frère Seshama Raju doutait de Lui et pensait qu'Il était sous l'influence d'esprits malins.
Bhâgavan lui écrivit une lettre pour clarifier Sa mission. Le premier aspect de la mission de Bhâgavan est de conférer de la joie au genre humain entier et de le protéger. Il est déterminé à cela. Le deuxième aspect consiste en ceci : Il a fait un vœu. Quel est-il ? Ramener sur le droit chemin les êtres qui s'en sont éloignés. Le troisième aspect est celui de venir au secours des pauvres et des nécessiteux, être un refuge pour les démunis et leur tendre une main secourable. C'est ce que Bhâgavan apprécie le plus. Le quatrième aspect consiste en ceci : la grandeur de cet Avatar réside dans le fait de venir au secours et protéger les personnes engagées dans l'adoration divine, en toute sincérité, sans calcul et d'une façon disciplinée. Le cinquième aspect de la mission divine est celui-ci : veiller à ce que nous cultivions tous une dévotion nous portant à l'équanimité, à l'équilibre mental, sans se laisser impressionner par les hauts et les bas de l'existence. Tous ces aspects de Sa mission divine figurent dans la lettre à Son frère.
Dans son allocution, Arun Kumar mentionna ceci : " Bhâgavan fit à sa mère trois promesses ; en effet, Ishvaramma voulait qu'un puits soit foré, afin que les villageois puissent tirer de l'eau du puits, au lieu d'être contraints à parcourir de longues distances à pied pour apporter un pot d'eau à leur logis. Bhâgavan réalisa son désir en forant un puits près de la porte Gopuram. Les anciens fidèles s'en souviennent. Et à présent, quel puits avons-nous ? Le " Water project " pour tout le district d'Anantapur, de Medac et de Mahabubanagar ! De plus, précisément en ces jours-ci, le Sri Sathya Sai Drinking Water Project s'étend jusqu'à Madras, dans l'Etat du Tamil Nadu.
Le deuxième souhait de Sa mère était celui de voir surgir une petite école primaire pour les villageois du lieu, car leurs enfants devaient marcher longuement pour se rendre à l'école. Bhâgavan commença immédiatement la première école secondaire, la Ishvaramma School. Cette petite école a donné lieu à présent à une Université qui s'est forgée une grande réputation de centre d'études prestigieux, académique et est acclamée par la Commission ministérielle comme la première université de l'Inde.
Le troisième vœu de Sa mère était celui de voir se créer un petit dispensaire, afin d'assurer les premiers soins aux villageois. Swami institua un centre pour les secours d'urgence, à Puttaparthi. Plus tard, ce centre a donné naissance au Superspeciality Hospital. Comme si cela ne suffisait pas, Bhâgavan fit construire encore un autre Hôpital à Bangalore, un autre Sri Sathya Sai Superspeciality Hospital. "

Mes amis, tout ceci montre le processus de croissance, le progrès, l'avancement, la façon dont la mission divine évolue dans toute sa grandeur et majesté, sans aucun obstacle, car la volonté divine est inscrutable. Cette volonté divine se manifeste au-delà de toute hésitation.

Nous avons ensuite entendu l'allocution d'un autre jeune homme, Dr. Sainath. Il cita une maxime chère à Bhâgavan : " Les connaissances séculières sont nécessaires pour notre existence ; mais la Connaissance spirituelle est nécessaire pour notre Libération. " Il était aussi très heureux de pouvoir partager avec toute l'assemblée des fidèles la nouvelle selon laquelle l'Université Sri Sathya Sai de Puttaparthi est considérée officiellement comme la meilleure de toutes les universités de l'Inde. Il raconta ensuite qu'un étudiant fut convoqué pour un colloque de sélection du personnel. Les membres de la commission lui demandèrent : " Qu'est-ce que Baba vous a donné ? " Il répondit : " Il ne m'a pas donné seulement un diplôme. Il a suscité la confiance en moi ! "

Mes amis, sans approfondir d'avantage le sujet, puisque vous êtes bien informés de la Littérature Saï, je pense qu'une seule phrase vous suffira pour comprendre que la confiance en soi dont nous parlons n'est pas située sur le plan physique, ni intellectuel, social, psychologique ou politique. La confiance en soi est Confiance dans le Soi. Comme le Soi est suprême, comme Il est pure conscience, avoir confiance en Lui est vraie confiance en soi. Cela n'a rien à voir avec le corps, le mental, l'intellect et ainsi de suite.

Il paraît que l'un de nos anciens étudiants, séjournant en France, a été honoré non seulement pour son excellence académique, mais aussi pour la perfection de son caractère, un caractère décidé, exemplaire et nous en étions tous heureux. Vous devez avoir entendu parler des fabriques de pneus ; certaines manufactures fabriquent des pneus pour voiture, pour camions, pour tracteurs, etc. Avant de lancer leurs produits sur le marché, ils passent ces pneus par des tests en tout genre, pour étudier leur résistance en toutes circonstances et sur n'importe quelle route. Les routes indiennes, il est inutile de vous dire combien elles sont mauvaises, pleines de trous ou faites simplement de gravier. Dans ces situations, la résistance des pneus est testée. D'une façon similaire, Baba nous prépare comme ces pneus, prêts à rouler sur n'importe quelle voie désespérée de l'existence. Nous sommes prêts à relever tous les défis de la vie. Ainsi, nous n'avons pas l'habitude de nous déprimer à la moindre occasion.
L'Université Sri Sathya Sai ne fait aucun compromis sur les niveaux à obtenir. Elle offre des études gratuites. Le jeune homme conclut son allocution par ces mots : " Il ne s'agit pas de l'Institut Supérieur Sri Sathya Sai, mais de l'Institut suprême Sri Sathya Sai. "

Ensuite parla un autre ancien étudiant, nommé Prashante. Il narra sa propre expérience. Tandis qu'il était en dernière année de cours, il eut un accident et se fractura la main. C'était la période des examens. Selon le règlement de l'Université, si quelqu'un a un accident, il peut demander qu'un scribe rédige la copie d'examen à sa place. Vous pouvez dicter les réponses et il écrira. Toutefois, le scribe ne peut pas être un étudiant de la même année de cours, ni dans la même branche. Ce garçon arriva donc à l'ashram avec un bandage et demanda à Swami la permission de se présenter à l'examen avec un scribe qui rédigerait les réponses à sa place. Swami lui dit : " Absolument pas ! Je veux que tu écrives toi-même. Ne demande l'appui de personne. " Ainsi, le garçon écrivit les copies d'examens lui-même et déclara qu'à cette occasion, il obtint les plus hauts points de tous les semestres précédents. C'était la volonté de Saï.
Après la publication des résultats, il vint chez Swami qui lui dit : " Tes prières ont fait fondre Mon cœur. Je t'ai accordé Ma grâce, c'est pourquoi tu as eu de si bons résultats. " Cet ancien étudiant acheva son discours par un chant, car il chante régulièrement dans le Mandir, en présence de Bhâgavan, pour la session des bhajans du soir : " O Dieu, mon cœur fond quand je chante Votre gloire. O Dieu, par votre Amour, Vous avez allumé en mon cœur la lumière de la sagesse. O Dieu, en cette vie ici-bas et dans l'au-delà, Vous êtes tout pour moi. "

Un autre ancien étudiant prit la parole ; il est diplômé en sciences et travaille actuellement au grand hôpital. Il parla de ses propres expériences. Jusqu'à présent, dit-il, 58.000 cas de problèmes cardiaques ont été traités dans le Sri Sathya Sai Superspeciality Hospital de Puttaparthi. Dans le département de neurologie, 18.000 cas ont été traités. Environ 1.500 personnes se sont présentées pour le remplacement de la valve du stimulateur cardiaque.
Il a ensuite mentionné certaines expériences de patients. Par exemple, très près de l'hôpital se trouve un village appelé Bukkapatnam. De ce village vint un enseignant souffrant d'une maladie de cœur ; cet homme avait besoin d'une injection, mais le médicament coûtait 50.000 roupies. Swami dit aux médecins : " Quelle que soit la dépense à supporter, nous devrions sauver la vie de toute personne se présentant chez nous. " Ils administrèrent cette injection au patient. Deux jours après son opération, on demanda à ce professeur comment il se sentait. Il répondit : " Je suis prêt à consommer un repas complet ! " Cet homme sur le point de quitter ce monde peu de jours auparavant, était maintenant prêt à prendre son déjeuner ! Tout cela est dû à la grâce de Bhâgavan Sri Sathya Sai Baba.
Un homme vint du Kérala pour subir une opération au cœur. Il était chrétien et croyait fermement que Baba et Christ sont un. Mais sa femme n'avait pas cette conviction. Cela arrive régulièrement dans les couples, l'un a la foi et l'autre ne l'a pas. Je ne fais pas exception !

Donc, Swami apparut en rêve à cette femme et lui dit qu'Il est ceci et cela, qu'Il est le Christ cosmique, etc. En Inde, les gens ont la conviction qu'un rêve fait aux premières heures du jour s'avérera nécessairement vrai. Ils en ont la certitude. Aussi, cette femme a-t-elle à présent une foi totale en Baba. Son mari fut opéré et entra en convalescence. Le couple vint plusieurs fois à Prashanti Nilayam et s'engagea dans un seva.
Un autre patient, originaire du Népal, vendit sa maison et tous ses biens pour payer les traitements médicaux dans le Nord, mais il ne guérit pas. Finalement, il vint chez Swami, car il n'avait plus de quoi payer les médecins. Après quelques jours, il fut opéré avec succès et à présent, il exerce sa profession d'une façon tout à fait normale, comme auparavant.
Un couple vint de Jabhalpur, le mari pour une maladie cardiaque et la femme pour des calculs aux reins. On leur donna des traitements gratuits et actuellement ils sont heureux et en bonne santé.

Vers la fin de la cérémonie, un autre jeune homme, Niraj Acharya, lui aussi ancien étudiant de notre université, dit que le Sri Sathya Sai Water Project fournit à présent de l'eau potable à environ un million d'habitants, dans le district d'Anantapur. Non seulement de grands réservoirs sont prévus un peu partout, mais même les maisons privées ont l'eau courante. Auparavant, ces personnes devaient parcourir des kilomètres pour puiser de l'eau. Il fit cette réflexion : Bhâgavan sait-Il ce qu'est la lassitude ? Nous Le voyons travailler sans arrêt, sans qu'Il ne s'accorde jamais le moindre repos ; nous Le voyons donner, donner et encore donner. Il continue sans interruption à servir l'humanité.

Le dernier intervenant fut Srinivas, un ancien étudiant, excellent chanteur. Vous l'avez certainement entendu chanter des bhajans le soir dans le mandir. Il parla d'une femme dont les quatre enfants sont dans l'orphelinat. Elle a perdu son mari et s'est trouvée dans un état de grand abandon. Un jour, cette femme s'adressa à Srinivas et lui demanda ceci : " Comment puis-je avoir la chance d'être près de Bhâgavan pour combler mon unique vœu ? Je désire L'appeler " Mon Père bien-aimé ". Il est mon Père et je voudrais le Lui dire de vive voix. Aurai-je un jour la possibilité de m'adresser à Lui par ces mots ? "
Et comme ce garçon a une très belle voix, il chanta cette chanson : " O Saï, notre Dieu, Vous êtes la personnification de l'Amour et de la Compassion. O Dieu Saï, Vous êtes le refuge des démunis ; O Dieu, quand personne ne m'aime, quand j'ai le cœur lourd, quand je ne sais où me réfugier, quand l'obscurité m'entoure de toutes parts, Vous êtes ma mère, mon père et mon guide. O Dieu, Vous qui avez tendu vers moi une divine main d'amour, ô Dieu, Saï bien-aimé. "
Enfin, il interpréta une autre chanson très significative. " O Dieu Saï, Vous êtes descendu sur cette terre pour en faire un paradis. Vous êtes venu ici bas sous une forme humaine, afin que l'homme devienne Dieu. Combien grand est Votre Amour ! Quel Amour infini ! " Les applaudissements furent nourris.

Vous aurez certainement entendu parler de Prahlâda, personnage de l'œuvre épique Srimad Bhagavatam. Prahlâda était un enfant très fervent, mais son père Hiranyakashipu détestait Dieu. Cet homme puissant, ce roi, dominait l'univers entier et voulait que son fils lui succède. Il confia l'enfant à des précepteurs pour qu'il entreprenne des études, mais Prahlâda refusait d'apprendre ce que ses maîtres lui enseignaient. De plus, il chantait sans cesse les louanges de Dieu, au point que son père éprouva de l'aversion à son égard. Hiranyakashipu jeta l'enfant dans les flammes, le lança de la cime d'une montagne, le plongea dans l'océan, le fit piétiner par des éléphants, mordre par des serpents venimeux et même boire du poison. Aucun mal ne toucha l'enfant, parce qu'il chantait la gloire de Dieu.
Bhâgavan mentionnait cet épisode, pour nous donner une idée de la puissance de Dieu. Rien ne peut arriver à l'homme. En dépit des circonstances, Dieu ne permettra pas que son fidèle succombe ou meure. Il est toujours derrière lui.
- (A.K.) " Swami, Dieu est-Il présent sous une forme si subtile ? Est-Il vraiment présent partout, du microcosme au macrocosme, de l'atome à l'univers entier ? "

- (Baba) " Oui ! C'est exactement ce que Je veux dire, lorsque Je dis dans les discours, que Dieu est avec vous, en vous, au-dessus, au-dessous de vous et autour de vous. "
- (A.K.) " Swami, existe-t-il quelqu'un possédant cette conscience de la présence divine en tout lieu ? " Il est facile de parler, mais existe-t-il quelqu'un qui le pense vraiment ?
- (Baba) " Oui, bien sûr ! Beaucoup de gens ont cette conscience. Si de telles personnes n'étaient pas en ce monde, vous n'y verriez briller aucune lumière, vous ne verriez pas le clair de lune, vous ne sentiriez pas le souffle du vent. Le monde ne serait pas tel qu'il est. Il existe heureusement de ces personnes qui ont la conscience de la Divinité omniprésente. "
- (A.K.) " Swami, pourquoi ne sommes-nous pas en mesure de comprendre cette vérité ? Dieu est omniprésent, oui, mais pourquoi ne suis-je pas capable de saisir cette vérité ? "
- (Baba) " Illusion ! C'est l'illusion qui en est responsable. Ce qui n'a aucune réalité paraît réel. L'illusion nous fait croire que ce qui n'est pas, existe. Cette sorte d'illusion vous suivra comme une ombre jusqu'à la fin de votre vie. Supposons qu'un soir, vous trouviez quelque chose en face de vous. Vous prenez la chose pour une corde, mais en allumant votre torche, vous imaginez qu'il s'agit d'un serpent. Toutefois, après l'avoir observée attentivement, vous voyez que ce n'est pas un serpent, mais une simple corde. Que s'est-il passé ? Depuis le début, la corde était une corde et rien de plus ; sous l'effet de votre imagination, le serpent a été vu et a disparu. L'illusion est cela. Qu'est-il arrivé ? La peur vous a fait voir un serpent ; le rejet de la peur vous fait comprendre qu'il s'agit d'une corde. Qu'est-ce qui est venu et s'en est allé ? Votre peur ! Cette peur est venue en raison d'une erreur d'identification. Pour se libérer de cette illusion, nous devrions prier Madhava (nom de Krishna) ; ma est la maya, l'illusion et dhava est le maître. Dieu est donc le Maître de toute illusion et Il peut veiller à ce que vous ne soyez pas victimes de l'illusion. Il ne sert à rien de demander conseil à droite et à gauche. Dieu vous aidera à vous émanciper de l'illusion. "
- (A.K.) " Swami, si Dieu m'émancipe de l'illusion, n'en est-Il pas affecté à son tour ? L'illusion est l'illusion ! Pourquoi en suis-je affecté et pas Dieu ? Si je mets ma main au feu, elle sera brûlée. De même si Vous mettez votre main au feu, elle brûlera, n'est-ce pas ? Donc, si je suis victime de l'illusion, pourquoi Dieu ne le serait-Il pas ? "
Comme Baba est toute compassion, Il pardonna la folie de ma question et donna la réponse.
- (Baba) " La chatte prend ses petits par la peau du dos et les déplace d'un endroit à un autre ; ses dents ne tueront jamais les chatons. Mais les mêmes dents de la chatte tueront sur le champ le premier rat de passage. D'une façon similaire, Dieu vous libère de l'illusion, sans en être affecté Lui-même. "
Ensuite, Swami déclara que le monde entier n'est en fait qu'une réaction, un reflet et un écho. Tout ce que vous faites revient à vous, c'est certain. Les conséquences de vos actes sont inéluctables et vous reviendront sous forme de réaction, reflet et écho. Bhâgavan donna l'exemple d'un jeune pasteur illettré. Il conduisait son troupeau sur les flancs d'une montagne. Tandis que les moutons broutaient l'herbe fraîche, le jeune pasteur se mit à chanter. A sa grande surprise, il constata que quelqu'un chantait la même chanson. Il s'arrêta d'un coup et l'autre fit de même ; il reprit à chanter et l'autre personne reprit à chanter. Il changea de chanson et l'autre répéta cette nouvelle chanson ! Le garçon devint furibond, il rentra chez lui et se lamenta auprès de sa mère : " Maman, il y a dans la montagne un être stupide ; il fait exactement tout ce que je fais. Il chante tout ce que je chante et cela me rend furieux. La mère répondit : " Mon enfant, il n'y a personne ; ne t'inquiète pas. Demain, je t'accompagnerai là-bas. " La mère suivit donc son fils pasteur. Le garçon commença à chanter et l'autre personne chanta à sa suite. Alors la mère dit : " Il n'existe aucun autre homme ; comme nous sommes dans une vallée entre deux montagnes, le son de ta voix revient en écho. Tu entends l'écho, rien de plus. " De la même façon, nous devrions savoir que Dieu est avec nous et que tout ce qui nous arrive est simplement la réaction, le reflet et l'écho de nos actes ; tout est réaction, tout est reflet de l'être intérieur, nous dit Bhâgavan.

Un homme âgé posa une question à Swami : " De toutes les charités, quelle est la plus grande, Swami ? " Cette question n'avait rien à voir avec ce que Bhâgavan venait de nous expliquer, mais en considération de l'âge de cet homme, Swami répondit. Si j'avais posé une question de la sorte, au beau milieu de cette mâyâ, je sais quelle réaction, reflet et écho seraient revenus à moi ! Swami répondit à cet homme : " Le plus grand acte de charité est donner à manger aux pauvres. "

Il nous restait quelques minutes avant que la musique ne commence pour la session des bhajans. Je devais en faire le meilleur usage. Je posai donc une question à Swami.
- (A.K.) " Swami, dans la charité, le donneur est supérieur et le bénéficiaire est inférieur, n'est-ce pas ? "
- (Baba) " C'est totalement faux ! Le donneur n'est jamais grand. Un homme riche peut être pauvre demain ; l'argent vient et s'en va. Comment peux-tu affirmer que le donneur est plus important ? Non, non, non ! En fait, en ce monde, personne n'est supérieur ni inférieur aux autres. Tous les êtres sont égaux. "

Entre-temps, Bhâgavan regarda un garçon avec un regard plein de compassion. Je vis ses yeux devenir humides. Il appela l'étudiant à Lui et lui serra le bras autour des épaules. " Qu'étudies-tu, mon enfant ? " - " Je fréquent la classe de 12e, Swami " dit l'enfant.
Alors, Swami expliqua : " Ce garçon est venu à Moi à l'âge de cinq ans, à Brindavan (Whitefield). Je le pris dans notre collège. Ce jour-même, il reçut un télégramme annonçant la mort de sa mère. Depuis ce jour-là, J'ai pris soin de lui. Il est à présent en douzième. Son frère fait la médecine et sa sœur est au collège d'Anantapur. Savez-vous pourquoi Je parle en détails de la vie de ce garçon ? Parce que vous tous, vous pensez que Je ne vous remarque pas. Mais souvenez-vous de ceci : Je connais tout un chacun, Je vois tout le monde, même si je ne parle pas avec vous. "