LES PERLES DE SAGESSE DE SAI

NO. 6

ANIL MUMAR

04 décembre 2002



Sai Râm !

Mes hommages aux Pieds de Lotus de Bhâgavan !

Chers frères et sœurs,

Si j'ai bonne mémoire, nous avons passé en revue tout le mois de novembre 2002. Ensuite, nous sommes revenus sur nos pas et avons complété le mois de juin et à peine touché au mois de juillet, par un seul épisode ; c'est en tout cas ce que je crois. A présent, nous allons poursuivre notre recherche.

Juillet 2002
Bien ! Vous aurez tous remarqué, pendant la période du Gurupurnima, que la joue droite de Swami était enflée ; et à la fin d'un de Ses discours, Il en donna une explication. Ce gonflement était très laid, la peau était violacée et nous ne savions pas comment Swami réussissait à parler. Nous Lui avons demandé : " Swami, qu'est-ce que c'est ? Quelle en est la raison ? Que pouvons-nous apprendre de cette expérience ? C'est une chose si pénible à observer ! Comment pouvez-Vous supporter cette douleur ? "
- (Baba) " N'importe quel docteur vous dira que la douleur est lancinante, simplement terrible. Ces symptômes durent 21 jours et dans les cas les plus graves, le mal peut même affecter le cerveau. "
Telle était la gravité du mal dont Il souffrait. Nous n'avions pas la force de Le regarder. Mais en dépit de l'enflure et de la douleur terrible, Bhâgavan donna quatre discours. Comment était-ce possible ? Je sais qu'à un certain moment, Il ne pouvait même pas ouvrir la bouche, mais à peine l'entrouvrir. Il ne pouvait pas desserrer les mâchoires, Il ne parvenait pas à manger. Quelqu'un demanda :

" Bhâgavan, pourquoi ne Vous guérissez-Vous pas ? Pourquoi ne Vous soignez-Vous pas de cette enflure et de cette douleur ? "
- (Baba) Je ne Me guérirai jamais Moi-même. Je vous guéris de vos maux, mais Je ne soigne jamais les Miens. Toutefois, en réponse à vos prières et à vos vœux, ainsi qu'à votre ardent désir de Me voir en bonne santé, Je guérirai ; pas avant. "
- (A.K.) " Mais Swami, ne ressentez-Vous pas la douleur ? "
- (Baba) " Je ne Me considère pas comme le corps. C'est pourquoi, Je ne prends pas au sérieux cette enflure et cette douleur éprouvée par ce corps. Pour Moi, il ne s'agit pas de peine sérieuse, car Je ne M'identifie pas au corps. "

Ici, je voudrais attirer votre attention sur un ou deux points mentionnés dans la Bhâgavad Gîta. On y dit clairement ceci : " Dieu est sans tache, sans attributs, sans peine ; ainsi, Dieu est dans le corps, mais le corps n'est pas en Dieu. Tous les attributs sont mis en fonction, ils agissent parce que Dieu est en eux. Toutefois, ces attributs ne sont pas en Dieu. " Voir ainsi Bhâgavan assumer Ses tâches quotidiennes, circuler dans l'auditorium, s'entretenir avec les délégués prenant part à la conférence, était un fait surprenant. Nous n'arrivions pas à comprendre comment c'était possible, comment Il circulait et parlait ainsi, sans consommer aucune nourriture. C'est un secret de Sa divinité.

Il y a ici un point que je voudrais vous faire connaître. Après deux jours, l'enflure du visage de Swami avait disparu, tout était rentré dans l'ordre. J'ai pris mon courage à deux mains et Lui ai demandé : " Swami, êtes-Vous tout à fait remis à présent ? Je ne vois plus aucune enflure. C'est bien, Swami, nous en sommes heureux. "
- (Baba) " Anil Kumar, regarde. Il y avait un gonflement ici, (sous l'oreille droite de Swami) de la grosseur d'une orange ; c'était fort gonflé et la douleur s'intensifiait également. Mais à présent tout a disparu et il n'en reste pas la moindre trace. Normalement, lorsqu'il y a une inflammation, même après la guérison, il en reste toujours une trace. Dans ce cas, au contraire, il n'y a plus la moindre trace. "

Cela est divinité et nous avons tous été surpris d'entendre ces explications de la part de Bhâgavan.
La leçon à en tirer est la suivante : bâdha - peine, douleur, ennui - est bodha - enseignement -. Dieu souffre pour nous donner un enseignement. La douleur extérieure et apparente de Dieu est une occasion de transmettre un enseignement à Ses fidèles.

Ensuite, après quelques jours, toujours au mois de juillet, un homme âgé s'est approché de Bhâgavan ; il s'agit d'une personnalité importante. Je ne mentionnerai pas son nom. Il célébrait ses 83 ans. Il dit " Swami, j'ai à présent 83 ans ; je voudrais revoir mon pays natal. Je demande Votre bénédiction. " Swami le bénit, lui offrit une pièce d'étoffe neuve, accompagnée du montant des frais de tailleur et Il offrit à sa femme un nouveau sari. Puis Il parla de cet homme à l'assemblée.

Un peu plus tard, le même jour, un autre homme dit : " Swami, je fête mon 60e anniversaire ! " - (Baba) " Ah ! Très bien ! " Cet homme aussi est un personnage très important. Il dit : " Swami, j'ai complété ma 60e année et mon anniversaire a lieu la semaine prochaine. " Cet homme est très actif, toujours bien habillé et tout à fait à l'aise. Swami lui dit : " Hum ! Prends ceci ! " et Il lui offrit une étoffe pour un complet couleur chocolat, avec les frais de tailleur, 3.000 roupies ! De plus, Il lui donna une nouvelle chemise.
Alors, je tentai ma chance et dis : " Swami, mon 60e anniversaire s'approche aussi. "
- (Baba) " Oh, nous avons le temps ! Ne t'inquiète pas ! " (rires)
A cet égard, Bhâgavan fit une affirmation qui intéressera tout le monde. Il dit : " Voyez ici un homme qui dit avoir passé les 83 ans et un autre qui affirme avoir 60 ans. Mais, dites-Moi, personne ne connaît Mon âge ! " Il n'ajouta aucun commentaire à cette déclaration. Je réfléchis à ce qu'Il venait de dire et me souvins que, dans un poème, Swami dit que Dieu n'a ni commencement ni fin, Il ne connaît ni la naissance ni la mort, Il est Non-Dualité. Dieu est pure existence et il n'y a en Lui ni apparition ni disparition. Ainsi, lorsque Baba dit : " Personne ne connaît Mon âge ", cela signifie qu'Il est infini. Le 23 novembre, nous fêtons l'âge de Son corps, pas celui de Sa Divinité. Ceci peut être une explication.
Une autre explication peut être la suivante : " Cette année, Swami aura 77 ans. Dans Sa vie précédente, Il était Shirdi Sai Baba ; avant cela Il était Krishna ; encore auparavant, Il était Râma... qui peut en parler ? Il a changé d'expression d'ère en ère, pour répondre aux prières des fidèles et afin de réaliser un programme prémédité et stipulé pour l'établissement de la paix, de l'amour, de la vérité et de la rectitude. Ainsi, nous ne pouvons pas fixer Son âge selon la forme actuelle. Je voudrais également affirmer ceci : " Bhâgavan n'est jamais né et ne nous quittera jamais ". Nous pourrions plutôt voir les choses ainsi : c'est un Visiteur cosmique, Il est ici parmi nous comme un visiteur qui n'a ni naissance ni mort. L'affirmation de Bhâgavan servait, d'une façon indirecte, à nous communiquer Sa divinité.

Le même jour dans l'après-midi, Bhâgavan se mit à lire des lettres en face de nous ; Il prit une enveloppe et en tira une lettre. Un étudiant avait écrit deux lignes sur une longue feuille de papier, seulement deux lignes au sommet, laissant tout le reste en blanc. Baba sépara la partie écrite et remit le reste de la feuille au garçon, disant : " Utilise-la, Je ne veux pas que tu gaspilles du papier blanc. " Peu après Baba continua : " Ne jetez pas la nourriture, car elle est Dieu. Ne perdez pas votre temps. Le temps perdu est vie perdue. Le temps est Dieu. Ne dissipez pas l'énergie, ne gaspillez pas l'eau ni votre argent ; le gaspillage de l'argent est très mal. "

Je me souviens d'une fois, alors que Bhâgavan rendait visite à l' " Hostel " (le bâtiment servant de pensionnat aux étudiants des Collèges de Puttapathi) Il descendit de voiture et appela immédiatement quelqu'un : " Au troisième étage, un garçon n'a pas fermé le robinet des toilettes ! Après usage, vous devriez fermer les robinets, vous ne devriez pas laisser l'eau couler et se perdre. "
Vous l'aurez certainement remarqué à l'occasion d'une interview avec Bhâgavan : Il entre le premier dans la pièce et allume la lumière, Il met en fonction le ventilateur et au moment de sortir, c'est encore Lui qui éteint la lumière. Pourquoi le fait-Il ? Pour nous enseigner à ne pas gaspiller du courant électrique. Nous pouvons apprendre de Son propre comportement. C'est pour cela que Bhâgavan a tous les droits de déclarer : " Ma vie est Mon message ". Il ne gaspille rien et nous devrions L'imiter.

Dans le courant du même mois de juillet, Bhâgavan se mit à parler de l'orphelinat (construction inaugurée l'an dernier, dans le périmètre de l'ashram, en direction de l'aéroport.) Bhâgavan a pris en adoption environ 61 orphelins. Il en prend soin, leur fournit nourriture, vêtements, logement et enseignement. De plus, Bhâgavan a placé en banque une somme de 100.000 roupies au nom de chaque enfant, en compte à termes. Ainsi, à la fin de leurs études, ils pourront disposer de cette somme grossie des intérêts. Cela leur sera utile pour débuter dans la vie et pourvoir à leurs besoins.
Le jour même de leur arrivée, il fallait voir la scène ; Bhâgavan offrit une valise de bonne qualité à chaque garçon, avec vêtements, gobelet, assiette, miroir, dentifrice, brosse à dents, sous-vêtements et tout le nécessaire ; Les enfants ouvraient leur valise avec émerveillement, comptaient tous les articles qu'elle contenait et puis la refermaient ; ils l'ouvraient encore, et ainsi de suite.
En passant à proximité des bâtiments pour ma promenade du soir, je regardai par les fenêtres et je vis ces enfants extrêmement heureux. Je ne pus m'empêcher de référer à Bhâgavan :
- (A.K.) " Swami, les garçons semblent très exaltés par ce cadeau. "
- (Baba) " Pourquoi ? Tu sembles exalté ! " (rires)
- (A.K.) " C'est vrai, Swami ! Je suis tout excité par la vue de ces enfants heureux. "
- (Baba) " Que s'est-il passé ? "
- (A.K.) " Oh, Swami ! Ils ouvraient leurs valises et contrôlaient leurs habits ; chacun montrait les siens aux autres enfants. "
- (Baba) " Oui, Je leur ai donné trois complets, le jour de leur arrivée ici. "
- (A.K.) " Trois complets ? Swami, cela me semble exagéré. "

- (Baba) " Pourquoi ? C'est au contraire tout à fait nécessaire. "
- (A.K.) " Comment cela ? "
- (Baba) " Il leur en faut un à se mettre à la maison, un autre pour participer au Nagasankîrtan et aux Bhajans et un autre encore pour les heures de classe. Il leur faut trois types de vêtements. "
Je souhaitais obtenir de la part de Swami quelques explications supplémentaires. Bhâgavan dit : " Il semble bien que l'on ai dépensé vingt millions de roupies pour ce projet, y inclus le dépôt bancaire. "
- (A.K.) " Oh, Swami, il s'agit d'un projet de grande envergure ! "
- (Baba) " Oui, de très grande envergure. Tout ce que Je dis, Je le convertis en acte. Ce que Je dis et ce que Je fais sont deux choses identiques. C'est Mon mode de vie, totalement véridique. "
Il est très nécessaire que chacun de nous apprenne à réaliser l'harmonie ou l'unité entre pensée, parole et action.

Après deux jours, je vis Bhâgavan distribuer des saris à quelques femmes et puis se diriger lentement vers nous. Il s'entretint avec des hommes (assis sous la véranda) et j'étais naturellement curieux de savoir de qui il s'agissait ; toutefois, je n'osais pas poser la question à Swami. Voyant l'expression de mon visage, qui est un point d'interrogation permanent (rires), Bhâgavan commença spontanément à me l'expliquer.
- (Baba) " As-tu vu ces femmes à qui J'ai distribué des saris ? " Je ne pouvais pas dire " Oui, je les ai vues " car Swami m'aurait dit que je viens ici pour regarder les femmes ! (rires) ; d'autre part, je ne pouvais pas dire que je ne les avais pas vues, car je les avais vues (rires). Je choisis donc de sourire, tout simplement (rires). Alors, Bhâgavan dit :
- (Baba) " Ce sont des femmes médecins ; les médecins-hommes sont de l'autre côté du temple ; je leur ai distribué des vêtements ; Ces médecins sont de grands spécialistes, des chirurgiens, des docteurs en médecine générale, en somme la crème de la médecine. "
- (A.K.) " D'où viennent-ils, Swami ? " C'était une question tout à fait conventionnelle et confortable, rien à voir avec les " femmes-médecins " ou autre chose du même type.
- (Baba) " Ils viennent de Madras. Un groupe de 300 médecins. "
- (A.K.) " Oh ! Pourquoi sont-ils venus ici ? Sont-ils venus en touristes, en excursion ? "
- (Baba) " Tchi, tchi ! Pas d'excursion ! (rires) Non, non ! Ils ont visité des villages tout le long du chemin ; ils y ont organisé des camps médicaux et sont arrivés finalement ici pour recevoir la bénédiction de Swami. C'est pour cette raison qu'ils sont venus, après avoir fait du seva dans plusieurs villages. "
- (A.K.) " Je pensais qu'il s'agissait d'un week-end de divertissement. "
- (Baba) " Non, non ! Il ne sont pas venus pour leur propre amusement. Sais-tu qu'ils chantent aussi des bhajans ? Certains médecins récitent même les Védas. "
- (A.K.) " Les médecins ? Chanter les Védas ? "
Swami devait avoir compris que ce copain (A.K. parle de lui-même) ne croyait pas vraiment en Ses paroles ; on ne peut rien cacher au Seigneur. Swami appela immédiatement une femme médecin. Elle s'approcha. Cette femme a même écrit un livre, paraît-il. Swami lui posa directement les questions suivantes :
- (Baba) " A combien êtes-vous venus ici ? "
- (La femme-médecin) " Trois cents, Swami "
- (Baba) " Qu'avez-vous fait en chemin ? "
- (La femme) " Des camps médicaux. "
- (Baba) " Où cela ? "
- (La femme) " Dans plusieurs villages, Swami. "
En somme, tout ce que Bhâgavan m'avait dit était confirmé, comme au poste de police ou au tribunal (rires).
- (Baba) " Vous ne pratiquiez que la médecine, lors de ces camps ? "
- (La femme) " Non, Swami. Nous chantions également des Bhajans. "
Swami se tourna vers moi avec une expression sarcastique (rires).
- (Baba) " Chantiez-vous tous ? "
- (La femme) " Certains d'entre nous ont récité les Védas, Swami. "
- (Baba, s'adressant à l'assemblée) " De nos jours, en particulier pour les médecins, l'argent est Dieu, n'est-ce pas ! Mais se sacrifier, organiser des camps médicaux, chanter des bhajans pour tout le monde, ces choses ne sont possibles que dans l'Organisation Sathya Sai. Seulement les fidèles Saï sont capables de faire cela, personne d'autre. "
C'était un excellent exemple à suivre par chacun de nous.

Août 2002
Je devais me rendre au " Super Speciality Hospital " pour un examen ; le docteur m'avait dit : " Anil Kumar, il vaudrait mieux faire un check up. " J'avais une douleur dans les articulations. Je visitai dont le grand hôpital pour la première fois ; je ne l'avais jamais vu auparavant. Bien sûr, j'y étais le jour de l'inauguration, aux côtés de Swami, pour assurer la traduction de Son discours. A part cela, je ne l'avais jamais visité. Pourquoi ? Parce que les médecins m'épouvantent ; je préfère ne pas les voir, car ils pourraient me faire penser à des maladies inexistantes (rires) ; de plus, je ne supporte pas de voir souffrir les patients. Alors, pourquoi devrais-je m'imposer cette torture superflue ? Mais cette fois, je devais m'y rendre pour un examen.
Dans l'après-midi, Bhâgavan me demanda :
- (Baba) " Où es-tu allé ? "
- (A.K.) " Je suis allé au collège, Swami ; je suis encore en service comme enseignant ! " (rires)
- (Baba) " Non, non ! Après "
- (A.K.) " Je suis allé à l'hôpital, Swami ! "
- (Baba) " Que t'es-il arrivé ? "
- (A.K .) " Oh, Swami, ma condition n'est pas terrible au point de hurler depuis l'entrée. Je me sens bien portant. Il s'agit seulement d'un tout petit problème à l'orteil, une petite douleur. Aussi, les médecins voulaient-ils que je fasse un examen complet et je me suis rendu à l'hôpital pour cette raison. Mais le spectacle du dôme, des allées fleuries, des jardins et tout le reste... cela n'a rien d'un hôpital ! "
- (Baba) " Si ce n'est pas un hôpital, qu'est-ce que c'est ? "
- (A.K.) " Cela ressemble davantage à Buckingham Palace ! J'avais la sensation de me rendre à une réception de mariage. Tout est tellement beau ! J'ai vu les patients et les infirmiers le visage souriant ; aucun visage ténébreux, exprimant les conditions critiques de patients. Non ! Là, tout est bien, tout le monde rit. C'est la raison pour laquelle je n'avais pas conscience d'être dans un hôpital, mais plutôt à une réception nuptiale. Dans l'entrée, je me suis arrêté un moment pour rendre hommage à la statue du Seigneur Vinâyaka, une statue exceptionnelle, je n'avais jamais rien vu de pareil, en aucun lieu. "
- (Baba) " Pourquoi dis-tu cela ? "
- (A.K.) " Parce que sa dimension est énorme et sa couleur si sombre ; ce Vinayaka est, à ce qu'il me semble, sculpté dans le granit et poli ; il brille. C'est une statue magnifique, Swami ! Et puis, dans le dôme, il y a de grands portraits de Swami, de très belles photos, en format géant. "
- (Baba) " Oh ! C'est la première fois que tu y vas ? "
- (A.K.) " Oui, Swami, c'est ma première visite et je Vous prie que ce soit aussi la dernière ! (rires), car je n'ai aucune envie d'y retourner. "
-(Baba, en riant) " Très bien ! Quel département as-tu visité ? "
- (A.K.) " J'ai marché le long des couloirs. Oh, Swami, le pavement, la couleur des murs, tout est en harmonie. Le sol brille tellement que l'on peut y voir sa propre image. Tout est si propre que, même si l'on renverse du lait à terre, on peut le recueillir et le remettre dans le verre. "
- (Baba) " Alors, tu l'aimes bien, cet hôpital ! "
Le Seigneur était si heureux, car c'est Sa création, c'est Son bien !
- (A.K.) " Oui Swami ! Ce n'est pas tout ; Je n'ai pas vu une seule tache sur les murs, pas un papier à terre. J'ai remarqué de petits tableaux en face de chaque cabinet de docteurs et en face des salles d'opération, sur lesquels les inscriptions étaient en lettres d'or. C'est un hôpital tout en couleurs, le sol gris cendré, les murs couleur biscuit et les petits tableaux noirs avec leurs lettres d'or, l'ensemble est magnifique, Swami ! "
- (Baba) " Qu'y as-tu fait ? Dis-le Moi. As-tu passé le temps à regarder le pavement ? " (rires)
- (A.K.) Oh non, Swami ! Je suis allé au laboratoire de biochimie, j'y ai passé l'examen du sang. Habituellement, les laboratoires de ce type sentent mauvais la teinture d'iode, le désinfectant, etc. Lorsqu'on arrive dans un laboratoire, on se sent réellement malade. Même si l'on est en bonne santé, on tombe malade en ce lieu. Mais dans le cas du laboratoire du grand hôpital, on ne sent aucune mauvaise odeur, on ne voit traîner aucun bandage, on ne voit pleurer personne ; et le personnel infirmier prélève les échantillons de sang proprement, nettement, sans que l'on s'en aperçoive. " Professeur Anil Kumar, comment trouvez-vous notre hôpital ? " Tac ! C'est fait ! Pas le temps de sentir l'aiguille entrer dans la veine. A l'extérieur du laboratoire, j'ai vu plusieurs personnes assises sur des bancs, attendant les résultats des analyses, mais je ne pouvais pas distinguer qui étaient les patients et qui les intendants, car ils étaient tout joyeux et souriants ; Swami, Votre hôpital est un lieu de sourires, d'aisance et de santé. "
- (Baba) " Tu l'apprécies beaucoup. Ensuite, qu'as-tu fait ? "
- (A.K.) " J'ai consulté l'orthopédiste pour la douleur à mon orteil. Mais le docteur me parlait si gentiment que j'ai oublié de lui mentionner mon problème ! (rires) Il a dû me rappeler à l'ordre en disant " Quelle est la raison de votre visite ? " Ensuite, j'ai visité le département de cardiologie et celui d'ophtalmologie. J'y ai trouvé la même efficacité. Les personnes qui y travaillent sont consacrées à Votre service. J'ai rencontré d' anciens étudiants et étudiantes de nos collèges, possesseurs de hauts diplômes et rendant service dans l'hôpital par pure dévotion envers Vous. Ces choses n'existent pas ailleurs. Ce n'est pas tout. Je souhaitais faire vérifier ma tension artérielle, pour ne pas devoir revenir plus tard ; je me rendis donc dans une grande salle où sont admis les patients ayant des problèmes de cœur. Dans cette grande salle, le pavement est bleu sombre et les murs blancs ; elle contient quatre lits. Selon les paramètres indiens, dans plusieurs hôpitaux de type commercial, on aurait subdivisé cette grande salle en six ou dix chambres, avec deux patients en chacune d'elles. Là, quelque chose s'est passé. J'ai parlé à une infirmière. "
- (Baba) " Es-tu allé là pour entrer en conversation avec tout le monde ? "
- (A.K.) " Non, Swami, je voulais m'informer au sujet de l'hôpital. J'ai donc appelé une infirmière et lui ai demandé : " Ma chère sœur, où étiez-vous employée, avant de venir ici ? " Elle me répondit " J'étais à Bangalore. " - " Pourquoi avez-vous quitté votre emploi pour venir travailler ici ? " - " Ici, je sers Swami directement. C'est pour moi une grande occasion de servir. Voilà pourquoi je suis venue. " - " Quelle différence y-a-t-il entre votre travail à Bangalore et celui-ci ? " - " Le travail est identique dans les deux lieux, la qualité du travail est à peu près la même, mais la grande différence est qu'ici, je ne me sens pas fatiguée de travailler, même si nous assumons une tâche immense ; nous nous sentons forts et très heureux. Je me sens toujours pleine d'énergie ; c'est essentiellement en cela que consiste la différence entre les hôpitaux ordinaires et celui-ci. " Après cela, je me suis rendu à la cantine de l'hôpital. "
- (Baba) " Tu as toujours la même foi en la nourriture, n'est-ce pas ! "
- (A.K.) " Swami, je crois fermement que la nourriture est Dieu et qu'il faut l'adorer ! (rires) Je me suis donc rendu à la cantine. J'y ai rencontré un homme âgé de 74 ans. Je lui ai demandé " Monsieur, pourquoi travaillez-vous encore ici, à votre âge ? " Il m'a répondu : " En travaillant, je me maintiens en bonne santé ; si je reste chez moi, je tombe malade. Voilà pourquoi je travaille ici. " C'est donc là le secret de la bonne santé ! Je lui ai posé cette autre question : " Quelles sont vos occupations dans l'hôpital ? " Il m'a répondu : " J'ai trois fonctions : la première consiste à tenir la comptabilité de la cantine, la deuxième à pourvoir un logement aux personnes qui assistent les malades et la troisième consiste à prendre note de tout ce qui se passe ici. " - " Bien, lui dis-je, je peux imaginer combien vous avez travaillé lors de vos trente ou quarante ans. Mais à votre âge actuel, comment pouvez-vous maintenir cette capacité de travail ? " Il m'a répondu " Voyez Anil Kumar, chaque matin, je participe au Nagasankîrtan et c'est cela qui me donne tant d'énergie pour accomplir ma besogne. "
Honnêtement parlant, je ne participe pas au Nâgasankîrtan, car je dois préparer des cours, lire beaucoup de choses, écrire des articles, rédiger des livres et des magazines. Si je participais au Nâgasankîrtan, je m'endormirais en classe et je ferais dormir mes élèves. Cet homme âgé puise son énergie dans le Nâgasankîrtan. C'est très intéressant !
Dans l'une des chambres, j'ai aperçu une femme assise sur un lit sur lequel était couché un garçon. Par curiosité, je suis entré et ai demandé à l'enfant " Que se passe-t-il ? Quel est ton problème ? " Il m'a répondu : " J'ai des troubles respiratoires. Pour cette raison, j'ai été admis à l'hôpital. " Puis je me suis adressé à la jeune femme et lui ai demandé : " Faites-vous partie de la famille de l'enfant ? " Elle m'a répondu : " Professeur, cet enfant est élève de l'école primaire Sri Sathya Sai. Je suis son institutrice et je l'assiste ici. Nous sommes quatre enseignantes à nous relayer à son chevet. " Bhâgavan, en aucun lieu au monde, les enseignants n'assistent leurs élèves à l'hôpital ! C'est une chose impossible à voir. Voilà l'amour que nous trouvons dans les institutions Sri Sathya Sai. Le garçon était tout souriant. Sa propre mère ne l'aurait pas assisté avec autant d'amour que ne le faisaient ses institutrices !
Peu après, quelques jeunes filles se sont approchées de moi et m'ont dit : " Professeur, nous avons étudié à Anantapur. A présent, nous faisons du seva ici. " - " Que faites-vous le dimanche ? " Je pensais qu'elles venaient au Mandir pour participer aux Bhajans. Mais elles m'ont répondu : " Derrière l'hôpital, il y a un petit village nommé Bidupalli. Nous organisons des classes de balvikas pour les enfants de ce village. Nous leur enseignons les Védas et des bhajans. " Voilà ! Elles sont déjà très occupées pendant six jours de la semaine, et le septième jour, elles pensent à assumer du service social ! Bhâgavan, Vous seul pouvez susciter ces choses chez les êtres. Après avoir travaillé pendant toute la semaine, elles se sentent relaxées en s'engageant dans un autre service ! Personne ne serait capable d'obtenir cela, à part Vous ! "

Un après-midi du même mois d'août, Swami était assis dans Son fauteuil. Soudain, Il dit à un étudiant : " Donne-Moi ta lettre ! " Ce garçon accourut et se plaça si près de moi qu'il me touchait. Alors, Bhâgavan prit un air sévère et dit : " Vous les enfants, vous devriez apprendre les bonnes manières ! Si vos professeurs sont assis là, pouvez-vous simplement sauter sur eux et les pousser ? Vous ne devriez pas faire cela. Notre institution est de nature morale. Vous devriez respecter vos enseignants et ne pas vous asseoir parmi eux. Prenez place à une brève distance d'eux.
Votre attitude n'est pas correcte. " Puis Il ajouta : " Vous pouvez Me toucher et Me pousser, vous pouvez vous presser tout autour de Moi, parce que Je vous appartiens et que vous M'appartenez, mais ne vous conduisez pas ainsi avec vos professeurs. Vous pouvez Me bousculer et Me toucher, mais envers les adultes et les personnes âgées, dans la vie en société, vous devriez vous conduire respectueusement à leur égard. Et lorsque vous venez ici pour le darshan, marchez en file et ne courrez pas, ne poussez pas les autres. "
Ensuite, me fixant, Bhâgavan dit : " Vous ne dites pas ces choses aux élèves ; vous êtes responsables de leur comportement ! "
- (A.K.) " Oui Swami, je sais ! "
- (Baba) " Vous devriez leur enseigner comment se conduire correctement. Les enseignants ne le leur disent rien, les parents ne leur apprennent rien, comment espérez-vous que les enfants le sachent ? " Ce que les parents et les enseignants ne font pas savoir aux enfants, Swami en assume la tâche et Se fait un devoir de le leur enseigner : les bonnes manières, la courtoisie et la bonne conduite. Et puis, que dire de la société ? Les étudiants entrent en compétition entre eux pour des points et des mentions d'excellence, mais pas pour le bon comportement, pour la juste attitude ou pour être bon et exemplaire. Les Institutions Sri Sathya Sai leur enseignent les idéaux et la façon de vivre en société ; à cet égard, ces institutions sont uniques.

Un autre jour du mois d'août, un beau soir, Swami regardait les étudiants et demanda : " Vous fréquentez tous la section d'Administration des Affaires (MBA) n'est-ce pas ? "
- (Etudiants) " Oui, Swami ! "
- (Baba) " Quelle leçon vous a-t-on enseignée ce matin en classe ? "
- (Un étudiant) " Nous avons eu une très bonne leçon sur le marketing, Swami. "
- (Baba) " Marketing ? Très bien ! Quelle est ta spécialisation ? "
- (L'étudiant) " Le marketing, Swami ! "
- (Baba) " Ah ! Je vois. Qu'est-ce que le marketing ? Dis-Moi ce que signifie ce terme. "
Bien qu'ils se spécialisent en marketing, les étudiants étaient incapables de définir cette branche.
- (Un étudiant) " Swami, le marketing est le lieu où l'on vend des marchandises. "
- (Baba) " Mauvaise réponse ! "
- (Un autre étudiant) " Le marketing a trois secteurs d'activité : la production, la distribution et les ventes. "
- (Baba) " Ta réponse est tout aussi mauvaise. "
Voyez comment Bhâgavan spiritualise les choses du monde, n'importe quel sujet du monde profane. Voici ce qu'Il dit : " La vie entière est du marketing, manger, boire, respirer... tout est marketing. "
- (Etudiant) " Comment cela, Swami ? "
- (Baba) Oui, vous inspirez de l'oxygène et expirez des gaz carboniques. Cette double action est pur marketing. Dans toutes les activités de l'existence : nutrition-excrétion, charge-décharge, etc., on peut parler de " marketing " dans le corps humain. "
- (A .K.) " Swami, on dit que le marketing actuel ne suit pas les règles de la justice. Voudriez-Vous nous expliquer pourquoi ? "
- (Baba) " Aujourd'hui, le marketing n'est pas correct. Il y a en lui des dissonances. La raison en est que l'on importe plus que l'on n'exporte. C'est une erreur ! Les gens suivent les modes, l'aspect extérieur et ne pensent pas à la réalité. "
- (A.K.) " Swami, la mode est-elle une erreur ? Si je veux m'habiller à la mode, me vêtir élégamment, quelle erreur y a-t-il à cela ? "
- (Baba) " Il n'y a rien de mal à suivre une mode ; mais vouloir paraître à la mode, imiter les autres, c'est totalement faux. L'imitation est une erreur. Voyez les jeans, par exemple. Les gens de là-bas (américains) portent des jeans. Mais si l'on en porte ici, on s'arrache la peau, car ici, la température est élevée (rires). Les jeans ne sont pas appropriés à ce climat. On veut imiter les autres ; ces jeans sont très coûteux, 400 roupies ! (Deux jeunes gens qui accompagnent Anil Kumar interviennent : 900 roupies !) Vous voyez ! 900 roupies ! Ces garçons en portent ! Ces jeans sont importés d'Amérique, c'est pure imitation ! Les articles de ce genre sont à la hausse. "

Au mois d'août, il se passa encore ceci. Un jour, une discussion très importante s'engagea. Bhâgavan demandait aux étudiants : " Quel est ton nom ? " et ils répondaient : " Je m'appelle untel et je viens de tel lieu. " Baba leur dit : " Ecoutez, les garçons, au sujet des noms, Je voudrais vous raconter une petite histoire. Votre nom ne devrait pas créer de confusion, il devrait être clair, sans laisser les autres dans le doute. "
Je me demandais comment un nom pouvait confondre les gens. Bhâgavan raconta donc cette histoire : un couple de jeunes mariés commencèrent leur vie conjugale dans une ville. Un jour, le facteur apporta une lettre dont le mari s'empara. En fait, cette lettre était adressée à sa femme, mais il l'ouvrit, pour contrôler son contenu et commença à la lire. Que trouva-t-il écrit ? " Je t'aime beaucoup ; Nous avons vécu longuement côte à côte et je ne peux pas oublier ces moments heureux. J'espère qu'ils nous reviendront. Un de ces jours, nous devrions déjeuner ensemble. Nous n'avons jamais connu de longues séparations. Je viendrai te voir très bientôt. " Il suspecta " Quelqu'un aime-t-il ma femme plus que je ne l'aime ? " Il était perplexe ; au bas de la lettre, il vit la signature " Lakshmi Narayan ". Il ne vit pas clairement le nom Lakshmi, mais seulement Narayan, nom masculin, et pensa " Oh-oh ! Soyons prudent. Ma femme est en relation avec ce Narayan. "
Ce pauvre mari attendit le jour où Lakshmi Narayan devait venir voir sa femme. Il attendait derrière la porte, avec un bâton, pour les battre tous les deux, sa femme et le fameux Narayan. Une personne se présenta à la porte et il entendait qu'elle parlait avec sa femme. Il capta des bribes de conversation. " Oh ! Lakshmi ! Quand es-tu arrivée ? " - " A l'instant. Je suis si heureuse de te revoir ! Je t'avais annoncé par lettre mon arrivée. Ne l'as-tu pas reçue ? " - " Non ! Mon mari reçoit les lettres et il ne m'a rien donné. " - " Tu aurais dû la recevoir. Comment vas-tu ? je suis heureuse que tu sois mariée ; je voulais voir comment tu allais à présent. " - " Toi aussi, tu t'es mariée ! " - " Oui, mon mari s'appelle Narayan. Mon nom est à présent Lakshmi Narayan ! "
A ce point, le mari comprit son erreur. Il avait cru qu'un homme voulait s'entretenir avec sa femme. Swami conclut cette histoire en disant : " Prenez garde à bien choisir votre nom. Une fois mariés, vous pourriez avoir des problèmes. Veillez à ce que votre femme ne se méprenne pas sur vos intentions. "

Une autre chose eut lieu en ce mois d'août.
Comme Bhâgavan, dans Son immense compassion, m'accorde chaque jour un peu de temps pour Lui parler, j'avais pensé Lui poser certaines questions.
- (A.K.) " Swami, Râmana Maharshi a fait mention du " son du silence " -nishabdabrahman (nishabda - silence - ; shabdabrahman - son divin -) Il s'agit d'écouter le son du silence. Est-ce possible, Swami ? Râmana Maharshi a également dit que le silence est le meilleur moyen de communiquer. Je ne comprends pas cela, Swami ! Le message entier de Râmana Maharshi se résume en ceci : faites une investigation et appliquez-la à vous-même, vous posant la question " Qui suis-je ? " Je n'y comprends rien, Swami. Voulez-vous me donner une explication ? "
Mes amis, Bhâgavan me donna une élucidation magnifique. Je ne pense pas que beaucoup d'entre vous soient en mesure de comprendre le télougou. Tous les dimanches à 7.30 heures du soir, j'organise en satsang pour les personnes de langue télougou et j'ai eu l'occasion de parler de Râmana Maharshi et de ses enseignements en parallèle avec ceux de Bhâgavan Sri Sathya Sai Baba. Après avoir passé en revue les conversations de l'après-midi entre Bhâgavan et les étudiants, nous pourrons aborder ce sujet en anglais. Toutes les conférences ont été enregistrées. Mon unique ambition est celle de partager ces connaissances avec le plus grand nombre de personnes possible. Voici donc la réponse que Baba me donna.
- (Baba) " Dans le silence, par le processus de l'auto-investigation, notre cœur s'ouvre et nous comprenons qui nous sommes. Il ne s'agit pas de l'ouverture du cœur physique, comme une opération à cœur ouvert, mais du cœur spirituel. Lorsque celui-ci s'ouvre, nous connaissons notre vrai Soi. Et ce cœur s'ouvre lorsque nous sommes en silence, lorsque le mental est sorti de scène et que nous restons en état de non-pensées, un état sans paroles, sans langage, totalement silencieux. Ecoutez alors le son de l'Omkar qui naît en vous ; ainsi vous connaîtrez votre vrai Soi. "
- (A.K.) " Swami, quel bénéfice puis-je tirer du fait de savoir qui je suis ? Quel avantage m'apporte le fait de me connaître ? " Comme nous pensons d'un point de vue du monde, nous voulons toujours savoir ce que nous obtenons. Si je participe au Nâgasankîrtan, je veux savoir quel bénéfice j'en tire. "
- (Baba) " Aussi longtemps que nous pensons en ces termes, nous n'aurons pas les avantages attendus. Nous n'obtiendrons pas ce que nous devrions obtenir. Car il s'agit ici d'une expérience transcendante. Lorsque nous nous tournons vers l'intérieur, notre expérience est supérieure, non psychologique. C'est un voyage, une étape supérieure par laquelle nous devrions nécessairement passer. Par la connaissance de votre Soi, vous connaîtrez toute chose. "
- (A.K.) " Comment cela, Swami ? "
- (Baba) " Considérez le chiffre 1 et le chiffre 9. Lequel des deux est supérieur à l'autre ? "
- (Etudiants) " Le 9, Swami ! "
- (Baba) " C'est faux ! C'est le 1 qui est supérieur. "
Je ne suis déjà pas très doué en maths, mais si Swami commence à parler ainsi, il me faudra revoir mes connaissances les plus élémentaires !
- (A.K.) " Swami, Vous affirmez que le 1 est supérieur au 9 ! Comment est-ce possible ? "
- (Baba) " Regarde ! 1+1+1+1+1+1+1+1+1=9.
Le 9 ne peut pas exister sans le 1, c'est pourquoi le 1 est plus important que le 9. Ainsi, lorsque l'Un, votre Soi véritable, est connu, toutes les autres choses de l'univers seront connues automatiquement. "
Dans le Râmayana, vous connaissez certainement ce personnage que l'on appelle Hanuman. Il est très intelligent, d'un intellect très fin et particulièrement habile en ce qui concerne la communication. On peut dire que Hanuman est un joyau dans la littérature épique. Après avoir parlé de Râmana Maharshi, Bhâgavan commença à parler de Hanuman. Il dit : " On devrait apprendre chez Hanuman l'art de l'éloquence. Lorsque son ennemi Râvana lui demanda " Qui êtes-vous ? ", Hanuman ne répondit pas : " Je suis untel et untel ". Non, il dit : " Je suis le serviteur du Seigneur Râma. " Il parlait avec humilité, douceur et gentillesse à tout un chacun. On devrait apprendre comment s'exprimer. Si vous savez bien parler, vous gagnerez une bonne réputation et vous aurez de bons amis. L'éloquence est un art, l'expression verbale est un talent. Lorsque vous parlez, il ne devrait y avoir dans votre voix aucun anudvega - passion, irritation - vous ne devriez avoir aucune émotion négative, aucune colère. Non, vos paroles doivent être comblées de satyam - vérité -, elles doivent être prîti - douces, agréables - et hitamsa - utiles, bénéfiques -, elles devraient faire du bien à ceux qui les entendent. Nous ne devrions en aucun cas créer de l'agitation mentale chez les autres, à cause de nos paroles. Nous ne devrions pas être comme des serpents à la langue fourchue, une langue venimeuse. Non, nous ne devrions pas être ainsi. Il faut être très vigilant en parlant. "

A présent, le temps est passé. Nous continuerons à la prochaine occasion.

Merci à vous tous.

Om Sai Râm