LES PERLES DE SAGESSE DE SAI

NO. 4

ANIL KUMAR

13 novembre 2002



Sai Râm !
Nous ouvrons aujourd'hui la 4e session pour relater les conversations entre Bhâgavan et les étudiants sous la véranda. Jusqu'à présent, nous avons couvert les mois de septembre et octobre, mais n'oublions pas que ces conversations ont été nombreuses et prions Bhâgavan pour qu'Il nous concède le temps nécessaire à cette récapitulation.
Aujourd'hui, nous remonterons au mois de juin 2002. Ici, nous avons de nombreuses références aux Cours d'été qui s'étaient déroulés durant les deux dernières semaines de mai.

Juin 2002 - 1er épisode
C'était un jour de soleil éclatant et Bhâgavan s'apprêtait à donner Son darshan aux fidèles assis dans le " Sai Ramesh Hall " ; Il observait tout le monde et donna l'instruction aux enseignants, étudiants et hôtes de se rendre dans l'auditorium du Collège, où avaient lieu les Cours d'Eté, comme vous le savez. Les leçons étaient intéressantes et dans l'après-midi, Bhâgavan vint donner un discours publique, comme Il a l'habitude de faire tous les après-midis pendant les Cours d'Eté. Ce jour-là, Swami s'avança vers le dais et S'arrêta en face d'un homme âgé, dont le nom n'importe pas. Il s'arrêta devant cet homme habillé à la façon des habitants de l'Andhra Pradesh, vous connaissez cela, un dhoti , une longue chemise, etc. et dit : " Ce matin, Je vous ai vu avec un point vermillon sur votre front, mais il était en plastique. A présent, Je vous vois avec un point vermillon fait de kumkum. Pourquoi cette différence ? "
J'étais stupéfait, car je connais cet homme et le matin, je l'avais vu assis bien loin derrière les autres. Ce Dieu surprenant avait remarqué la différence de la marque rouge sur son front, le matin en plastique et l'après-midi en kumkum !
Comme d'habitude, je profitai de l'occasion pour poser des questions.
- (A.K.) " Swami, comment avez-Vous remarqué le point vermillon sur le front de cet homme ? Je sais qu'il était placé bien loin dans le hall, ce matin. "
- (Baba riant) " Je n'ai pas besoin que l'on M'informe. Toute chose arrive dans le champ de Ma conscience. Je sais tout au sujet de tout le monde, il n'est pas nécessaire de Me donner des détails "
C'était une vraie révélation.

2e épisode
Un de ces jours, Bhâgavan me demanda : " Comment apprécies-tu Mes discours ? " Dieu voulait un commentaire humain à Ses discours ! C'était une chance inouïe d'avoir le privilège de formuler une opinion sur les discours divins à Dieu Lui-même ! Je Lui dit : " Swami, Vos discours sont fantastiques, ils annulent tous nos doutes, ils les clarifient complètement. Merci Swami ! "
Bhâgavan me regarda et dit : " Hum ! Veux-tu Me faire croire à ces paroles ? Non ! Ton corps est plein de doutes, de la tête aux pieds et rien ne les annulera jamais ! "
Alors, sur un ton contrit, je demandai : " Swami, si mon corps est plein de doutes impossibles à clarifier, je puis-je faire ? Quel est mon destin ? (En sanskrit, le destin est appelé gati) Quel est mon gati ? "
Bhâgavan me dit : " Quoi ? Répète ta question. "
- (A.K.) " Swami, quel est mon gati, mon destin ? "
- (Baba) " Il n'y a qu'une solution : saranagati (l'abandon total à Dieu) ! "

3e épisode
Un autre jour de juin, Bhâgavan circulait parmi les étudiants ; Il fixa un garçon et lui demanda : " D'où viens-tu ? "
- (Etudiant) " Je viens de Bangalore, Swami. "
- (Baba) " Comment va ton père ? Que fait-il ? "
- (Etudiant) " Swami, mon père est chargé de cours dans le Collège Sri Sathya Sai de Bangalore ".
Comme vous le savez certainement, j'ai été directeur du Collège de Bangalore (Whietefield) pendant six ans ; ainsi, je connais tout le monde. J'étais donc stupéfait et demandai au garçon : " Comment, ton père est professeur ? Quel est son nom ? " Avant que le garçon n'ait le temps d'ouvrir la bouche, Swami intervint et dit : " Son père s'appelle Suresh Chand Geghin. Sais-tu ce qui est arrivé à cet homme il y a vingt ans ? Il roulait en moto, avec ce garçon qui était tout petit, et il eut un accident. Sa moto fut complètement détruite, mais ni lui ni l'enfant n'eurent pas la moindre égratignure. "
Je voudrais faire remarquer ici un point important ; ce n'est pas parce que Swami vous demande " D'où venez-vous ? " qu'Il ne le sait pas ; Il sait tout. Mais, Il nous pose ces questions pour notre propre satisfaction, pour nous donner une occasion de converser avec Lui. Ici, nous avons un exemple typique : d'une part Swami demande d'où vient le garçon et d'autre part, Il raconte un fait advenu il y a vingt ans dans la vie de ce même garçon ! La première attitude est une enquête, la seconde une révélation ; l'enquête pour votre satisfaction et la révélation comme expression de Sa divinité. Nous étions tous émerveillés d'entendre ces paroles de Swami.

4e épisode
Un autre jour, les étudiants étaient informés des résultats de leurs examens (en Inde, l'année scolaire commence en juin et se conclut en mars ou début avril, par la session des examens. Les résultats des examens sont annoncés deux mois plus tard). Bhâgavan commença à parler aux étudiants et s'adressa à un garçon en particulier :
- (Baba) " Tiens, tes frères étudient dans le Collège de Brindavan, tandis que toi, tu es à Prashanti Nilayam. Je vous connais. Ta sœur fait ses études au Collège d'Anantapur. Je la connais également. Tes frères ont obtenu une mention d'excellence, pas toi. "
- (A.K.) " Swami, Vous connaissez tous les étudiants inscrits dans nos collèges, ainsi que leurs frères, leurs sœurs et leur famille entière ? "
- (Baba) " Je ne connais pas seulement ces étudiants présents ici, mais tous les jeunes du monde, ainsi que leurs pères, mères, frères et sœurs. (Swami se tourne vers les étudiants) Vous, les enfants, vous êtes très jeunes et ne savez pas. Vous vous sentez frustrés en pensant que Je ne vous parle pas et que Je ne vous regarde pas. Mais Je connais tout le monde, Je sais combien de personnes composent votre famille, Je connais les points que vous obtenez en chaque matière. Ne pensez jamais être distants de Bhâgavan, ne soyez pas tristes si Je ne vous parle pas. Il se peut que Je ne vous adresse pas la parole, mais Je connais tous les détails de la vie de tout un chacun. "

5e épisode
Ce matin-là, Swami parlait à un étudiant de MBA (Master in Business Administration) ; ce garçon a fait des études d'ingénieur et à présent, il prépare une licence en Administration des Affaires. Swami lui dit : " Toi, tu as introduit une demande d'emploi, mais tu ne l'as pas obtenu. Je le sais ! "
- (A.K.) " Swami, puisque Vous le saviez, pourquoi n'avez-Vous pas veillé à ce qu'il obtienne l'emploi en question ? "
- (Baba) " Vais-je révéler pourquoi tu ne l'as pas obtenu ? "
- (Etudiant, embarrassé) " Swami, je Vous en prie ! "
- (Baba) " Je vais le dire. Ce garçon n'a pas rempli le formulaire de requête de l'emploi ; ce formulaire a été rempli par sa mère ! Ainsi, il n'a pas obtenu l'emploi désiré. Il devait se charger lui-même de cette requête, sans s'appuyer sur l'aide de sa mère. Si tu as une requête à faire, fais-la toi-même, sans l'aide de personne d'autre. Si tu as faim, est-il suffisant que ta mère mange à ta place ? Si tu te casses une jambe, mettra-t-on un bandage sur la jambe de ta mère ? Non ! Chacun doit œuvrer à sa propre libération, son propre salut et personne d'autre ne peut nous l'obtenir à notre place. "

6e épisode
C'était un jour très nuageux et il commença à pleuvoir. Bhâgavan regarda les nuages et dit " stop ! " Puis, s'adressant aux étudiants, Il dit :" Ce sont des nuages passagers, ne vous en souciez pas ; il ne pleuvra pas ; tout sera parfait. " Que vous le croyiez ou pas, le fait est que la pluie cessa immédiatement. Aussitôt que Bhâgavan donna l'ordre de s'arrêter, la pluie cessa de tomber. Baba est le Maître des éléments ; Il peut contrôler la pluie, le feu et chacun des cinq éléments.
Il arrive souvent que la pluie tombe partout sur Puttaparthi, mais pas sur Prashânti Nilayam ! Il arrive souvent que la pluie ne commence à tombée qu'après que tous les fidèles sont rentrés chez eux. Ainsi, Bhâgavan contrôle les éléments.
Vous avez très probablement lu le miracle que Indra Devi raconte dans son livre. Le feu ravageait toute la côte autour de Los Angeles. Cette dame donnait des cours de yoga ; le feu encerclait sa maison. Elle dit aux élèves : " Restez tranquillement assis. Chantons " Om Sai Râm ". Tout le monde chanta. Après une dizaine de minutes, l'incendie s'éteignit de lui-même. Tout était brûlé autour de la maison, mais la résidence ou ils se trouvaient resta indemne !

7e épisode
Vous aurez probablement remarqué, parmi les étudiants de Prashânti Nilayam, un garçon portant un turban. Il appartient au groupe philosophique des Sikhs, qui se réfère à Guru Nanak, fondateur du sikhisme. De jour-là, Swami demanda à ce garçon de parler à l'assemblée. Les Sikhs vivent dans les zones où l'on cultive du froment. Ils sont bien bâtis, vigoureux et sont par tradition enrôlés dans l'armée, pour la protection du pays.
Le garçon raconta ceci : " Il y a vingt-deux ans, une vieille femme vint en visite à Prashânti Nilayam. Elle portait avec elle son petit-fils pour recevoir la bénédiction de Baba. Les docteurs avaient déclaré que l'enfant avait une ouverture dans la paroi du cœur et qu'il fallait l'opérer. Ils admirent aussi que l'espoir de survie de ce bébé était minime. La vieille femme vint donc et pria : " Swami, sauvez mon petit-fils ! Sa situation est critique. " Swami bénit l'enfant et matérialisa pour lui de la vibhuti. Le petit fut guéri, grâce à cette vibhuti et grandit, étudia à l'école et compléta ses études secondaires. " Ce petit enfant d'alors est ici présent et vous parle ! " dit l'étudiant. " Celui que vous voyez devant vous est ce petit enfant qui vint avec sa grand-mère, il y a vingt-deux ans, par la grâce de Baba. " Puis, posant la main sur sa poitrine, ce jeune homme fit cette affirmation : " Je déclare que Guru Nanak et Saï Baba sont un Etre unique. " Tout le monde applaudit.
Baba s'adressa ensuite au garçon Sikh et lui dit : " Hum ! Bonne causerie ! Je sais que ton père est dans l'armée et se trouve à présent au Cachemire. N'aie pas peur, Je le protège. Penses-tu qu'il y aura la guerre à présent ? Non ! Il n'y aura pas de guerre. Il ne s'agit que de combats locaux, pas de guerre proprement dite. Il n'arrivera rien de fâcheux à ton père. Il aura le darshan de Swami le mois prochain. Ne te soucie de rien. "
Swami avait sauvé l'enfant il y a vingt-deux ans, et à présent Il sauve le père qui accomplit sa mission militaire à la frontière pakistanaise, pour protéger le pays.

8e épisode
Ce jour-là, Swami s'adressa à un autre étudiant de la section MBA. Son nom est Seshank. Il parlait pour la première fois en face de Swami ; un beau garçon aux grands yeux, agréable à voir, délicat, venant de la ville, plutôt sensitif et habillé avec raffinement. Il déclara : " Je voulais obtenir une inscription à l'Université Sri Sathya Sai. J'en avais depuis longtemps le désir, mais je n'arrivais à y être admis durant toutes ces années. Il y avait un raison pour cela. J'étais inscris aux cours de l'Université de Bombay. Or, avant d'avoir les résultats des examens passés à Bombay, je devais introduire ma demande ici, à cette Université. Je n'avais donc aucune chance de pouvoir être admis. C'était impossible ! Je me sentais très frustré de cette situation. Voyez, l'Université de Bombay compte cinq cent milles étudiants ; c'est une des universités les plus anciennes de l'Inde. Cette année, pour la première fois, la date des examens a été anticipée sans raison. Normalement, les examens sont toujours retardés. Bien sûr, les étudiants voudraient même les abolir complètement ! Un fait inattendu eut lieu. Les examens furent anticipés et j'ai pu finalement introduire ma demande d'admission en temps opportun dans cette Université ! "
Pouvez-vous imaginer cela ? Une université avance la session des examens ? Ce n'est jamais arrivé ! Le garçon conclut sa causerie en disant : "Cela fut possible par la grâce de Bhâgavan. "

Mes amis, je voudrais vous parler de ma propre expérience à ce sujet. Je voyageais en train depuis Hyderabad. Je souffre d'une faiblesse : lorsque je commence à parler de Swami, j'oublie le temps. Je n'y prête pas attention, car les fidèles sont si désireux d'entendre des récits au sujet de Swami ! Ainsi, tandis que j'attendais le train sur le quai, le chef de gare m'aborda et me dit : " Professeur Anil Kumar, j'ai entendu que vous avez donné une très belle causerie en ville ; je n'ai pas pu y assister. Venez prendre une tasse de café dans mon bureau. " Je lui suivis donc dans un bureau à air conditionné et il m'offrit une tasse de café. Cet homme me demanda : " Quel était le sujet de votre conférence ? " C'était trop ! Je commençai à parler de Baba et ne pus m'arrêter. A un moment donné, le chef de gare me dit, en regardant sa montre : " je pense que votre train est annoncé. Allons sur le quai " Nous sortîmes sur le quai. Non seulement le train était arrivé, mais il repartait déjà ! Alors, je dis : " Cher monsieur, vous en êtes responsable. Je dois à présent attendre le train suivant et il aura très probablement du retard, car les trains roulent lentement. Je n'arriverai pas à temps à destination. Je suis navré de cette situation " Le chef de gare me dit : " Ne vous en souciez pas ! " Je priai Swami de me tirer d'embarras. Il n'est jamais arrivé une chose pareille : pour la première fois de ma vie, je vis le train faire marche arrière ! Il s'arrêta, je montai dans le wagon et le train se remit en marche !! Les habitants de la localité Kajepek, près de Hyderabad, parlent encore de ce miracle.

9e épisode
Swami était assis dans son fauteuil et tenait une masse de lettres dans la main. Il me dit : " Tire cette lettre et regarde ce qu'il y a dans l'enveloppe. " Je pris la lettre et l'ouvris. Elle contenait un chèque pour un montant de 37.500 roupies. C'était un chèque envoyé à Swami par un ancien étudiant, ses premiers appointements envoyés à Swami en signe d'amour et de gratitude. Swami dit : " Le garçon qui a envoyé ce chèque est ici, mais Je ne révélerai pas son nom, car il se sentirait embarrassé et commencerait à pleurer. Mais écoutez, vous tous : ce n'est pas cela que Je désire de vous. Je ne veux pas de votre argent. Je veux votre amour. Cet amour n'est pas votre propriété ; Je vous l'ai donné au moment de votre naissance. Je vous demande de Me restituer cet amour. Je ne désire rien d'autre. "
Swami prit le chèque et le déchira en petits morceaux. Il le réduisit littéralement en miettes. Je dis en riant : " Swami, si Vous le déchirez une seule fois, cela suffit. Il n'est pas nécessaire de le réduire en charpie ! " Bhâgavan ria.
Mes amis, quelle est la situation actuelle dans le monde ? De nombreux gurus recherchent des fonds. Ils donnent des discours sous prétexte de spiritualité, mais ils collectent de l'argent. Mais ici, nous avons ici, à Prashânti Nilayam, un Etre nommé Sri Sathya Sai Baba, qui déclare : " Je ne veux pas de votre argent ! Je veux uniquement votre amour ! " C'est un fait exceptionnel !

10e épisode
Ici, dans l'Université Sri Sathya Sai, nous avons des étudiants de diverses confessions religieuses. Il y a ici deux étudiants musulmans. Swami appela un de ces garçons et demanda : " Quel est ton nom ? " Le garçon donna son nom. Baba matérialisa pour lui une chaînette en or avec au centre un médaillon portant le symbole du croissant de lune et de l'étoile, le symbole des musulmans. Puis Baba se tourna vers moi et me dit : " As-tu vu ce médaillon ? "
- (A.K.) " Oui Swami, j'y ai vu gravé le symbole des musulmans. "
- (Baba) " Et qu'y a-t-il au revers du médaillon ? "
- (A.K.) " Une inscription en langue persane : Allah Bismilla - Aie foi en Dieu ! "
- (Baba) " Voyez, J'encourage toutes les religions ; toutes les confessions religieuses M'appartiennent ; Je ne crois pas dans les conversions. En suivant votre propre religion, vous arriverez à Moi. "
Bhâgavan appela ensuite un autre étudiant musulman et dit : " Es-tu jaloux de son ami pour la chaînette que Je lui ai matérialisée ?
- (Etudiant) " Non, Swami ! "
- (Baba) " Attends ! Voici une bague pour toi ! " et Baba matérialisa une bague pour ce garçon.
Tout le monde était heureux ce jour-là. Bhâgavan dit : " Pendant les bhajans, vous chantez " Sarva dharma priya Deva, Sathya Sai Deva, Allah, Yesu, Buddha, Nanak ... " ô Dieu, toutes les religions sont justes à Tes yeux... "

11e épisode
Un jour, au cours d'une conversation avec Bhâgavan, je commis une erreur sans m'en rendre compte ; je dis : " Swami, les gens de notre région ne parlent pas ainsi ! " Je fis cette remarque. Bhâgavan intervint immédiatement : " Comment ? Tu parles de " notre région, ma zone ". Non ! Ne parle pas ainsi. Tu appartiens au monde entier. Tu ne devrais donc pas dire " ma région ", " ma zone ". " Je répondis : " Je demande pardon, Swami. Je ne répéterai pas cette erreur ; je veux abandonner cet attachement à mon lieu de naissance. J'essaierai de ne plus m'exprimer ainsi dorénavant. " Swami me dit : " Essayer ? Non ! Il faut que tu le fasses. Si tu t'aperçois que la chose que tu tiens dans la main est un serpent, le tiendras-tu encore longtemps ? Joueras-tu avec lui ? Non ! Tu le lâcheras immédiatement, n'est-ce pas ! Tu sais que le serpent est venimeux. De la même façon, si tu comprends que ce régionalisme est une étroitesse d'esprit, tu le chasseras immédiatement de ton mental, n'est-ce pas. Le monde est subdivisé en religions, régions, langages, partis politiques, en petites idées étriquées, stupides, misérables. Nous sommes tous Un. Nous appartenons à la famille humaine. De plus, ne dites jamais " j'essaierai. " Non, vous devez le faire ! "

12e épisode
Bhâgavan était à peine revenu de Bangalore, après les Cours d'Eté et nous attendions tous Son arrivée. Il arriva et me demanda : " Sais-tu pourquoi Je me suis attardé en chemin ? "
- (A.K.) " Comment puis-je le savoir, Swami ? "
- (Baba) " Sur la route, Je me suis arrêté pour visiter un home de vieillards. Les habitants de ce lieu ont commencé un centre et Je l'ai visité. J'ai passé une heure avec les vieilles personnes, J'ai distribué des bonbons et tout le monde était heureux. "
- (A.K.) " C'est magnifique à entendre, Swami ! " Swami entra dans les détails :
- (Baba) " Les gens qui gèrent ce home doivent affronter des problèmes innombrables. Les résidents leur font obstruction, ils ne veulent pas collaborer. "
- (A.K.) " Que faudrait-il faire, si les habitants locaux créent des problèmes aux responsables de ce centre et les défient ? "
- (Baba) " Tout projet valable est combattu ; il ne faut pas abandonner et s'encourir en face de cette opposition ; il faut résister en face des problèmes et des obstacles, et poursuivre son œuvre. "
Nous ne devrions jamais nous laisser emporter par les blâmes, les insultes et les épreuves que l'on nous inflige. Les pertes et les critiques peuvent arriver, mais elles ne doivent pas nous arrêter. Au nom du Seigneur, nous devrions oser entreprendre de bonnes œuvres. Dieu bénira nos tentatives.

13e épisode
Un jour, la musique du darshan du matin commença plus tôt que d'habitude et j'étais en retard. Or, ma place est située bien en vue sur les marches du temple. C'est une position excellente, avantageuse, mais aussi embarrassante si vous arrivez en retard, car vous ne passez pas inaperçu.
Voyant Swami arriver dans le Hall, comme la musique était déjà commencée, je courus, mais je fis attention à passer par l'arrière de la véranda, sachant que Swami venait de l'autre côté. C'est une question d'administration ! Je passai donc doucement, à pas de chat, diplomatiquement et rejoignis ma place habituelle avant que Swami n'arrive. Je me passai les doigts dans les cheveux et ajustai mon costume. Tout était en place.
Notre Bhâgavan dépassa le côté des femmes, tourna vers les hommes et s'arrêta devant moi et dit : " Hum ! Tu es venu de l'arrière de la véranda. Tu étais en retard et tu t'es assis en première ligne. Tchi ! N'es-tu pas honteux ? "
- (A.K.) " Swami, je pensais être capable de m'arranger et de ne pas me faire remarquer. "
- (Baba, souriant) " Ton grand-père ne pourrait pas davantage échapper à Mon observation. Tu espères t'arranger ? C'est impossible ! Je sais tout ! Je peux détecter n'importe quoi et le connaître. Ton intelligence n'est pas fine assez. "
Bhâgavan nous remettait ainsi en mémoire un verset de la Bhâgavadgîta qui dit : " Les pieds, les mains, les yeux, les oreilles de Dieu sont en tout lieu ". Ce matin-là, je dus donc affronter la musique divine, en plus de la musique habituelle du darshan !

14e épisode
Je dis : " Swami, les autorités du Gouvernement de l'Andhra Pradesh veulent introduire des réformes dans le département de la police civile. Ils veulent changer les uniformes de la police. "
Bhâgavan répondit : " Il ne suffit pas de changer leurs uniformes. Il faudrait changer aussi leurs caractères. On change facilement de vêtement, mais changer de mentalité est beaucoup plus difficile. C'est cela que vous devriez changer. "

15e épisode
Ce soir-là, Bhâgavan commença à parler d'un argument spécial. Il dit : " Parmi tant d'étudiants, quelques rares sont particulièrement privilégiés, car ils peuvent rester avec Moi dans Ma résidence, ils dorment à côté de Mon lit et vivent dans l'anti-chambre, tout près de Moi. Un jour, un de ces jeunes gens, ancien étudiant du Collège et travaillant actuellement au Superspeciality Hospital se réveilla à minuit. Il lança un regard dans la chambre de Swami et que vit-il ? Seulement le lit ! Bhâgavan avait disparu ! Ce garçon commença à trembler de tous ses membres et réveilla les autres : " Eh ! Baba a disparu, Son lit est vide ! " Ils se concertèrent et l'un d'eux se mit même à pleurer. Quelques minutes après, ils jetèrent un coup d'œil dans la chambre de Swami et Le virent dormant tranquillement dans Son lit !!
Un jour, que se passa-t-il ? Un jeune homme dormait dans l'anti-chambre, à côté de la chambre de Swami. En pleine nuit, il entendit une conversation à l'intérieur de la chambre. Swami parlait à quelqu'un, mais on ne pouvoir voir aucune autre personne dans la pièce. Les jeunes étaient très surpris. Swami leur expliqua : " Ma mère est venue Me parler ! "
Ces garçons font de nombreuses expériences de ce type dans la résidence de Swami. Mais Swami nous déclara ceci : " Je veille à ce qu'ils oublient ces expériences ! "
- (A.K.) " Pourquoi, Swami ? Pourquoi les faites-vous tout oublier ? "
- (Baba) " Si Je ne le faisais pas, ces phénomènes finiraient dans les journaux et ils seraient portés à la connaissance du grand public. "
Sincèrement parlant, si Swami permettait que ces choses soient divulguées au public, nous n'aurions plus la moindre place ici à Prashânti Nilayam, car le monde entier viendrait ici.
- (A.K.) " Bhâgavan, il est surprenant de voir comment Vous révélez un peu de Votre réalité à certains et Vous la cacher complètement à beaucoup d'autres. "
- (Baba) " Je le fais par pure compassion envers vous. Beaucoup de gens ne Me comprennent pas ; Me cacher à leurs yeux est un effet de Mon lila. "

Juillet 2002
16e épisode
C'était le temps du Gurupurnima et l'on faisait les préparatifs pour la célébration. Il y avait aussi l'arrangement d'une exposition dans le Hill View Stadium. Plusieurs régions de l'Inde avaient leur propre stand, comme aussi plusieurs pays étrangers. Je fis cette réflexion :
- (A.K.) " Swami, les foules s'assemblent ici chaque jour davantage, pour la célébration du Gurupurnima. "
- (Baba) " Très bien ! Ne crains rien, tu n'en auras à subir aucun inconvénient. Quel que soit le nombre de personnes venant ici, tu n'auras pas à souffrir. "
- (A.K.) " Swami, il paraît que l'on attend 50.000 personnes pour cette célébration ! "
- (Baba) " Tu comptes le nombre de tala - (télougou) têtes -, mais Moi, Je tiens en compte le talampulu - la pensée, disposition mentale - C'est cela qui M'intéresse. "
Swami n'est pas concerné par le nombre de personnes qui viennent ici, mais par leurs dispositions mentales, par leur attitude intérieure. Baba ajouta : " Une petite cuillère de lait de vache vaut mieux que des barils de lait d'ânesse. Je ne recherche pas les masses et la publicité ; s'il y a ici un seul fidèle sincère, c'est déjà suffisant pour Moi. "

Om Sai Râm