LES PERLES DE SAGESSE DE SAI

NO. 2

KUMAR ANIL

08 octobre 2002



Om Sai Râm !
Par la grace de Bhâgavan, nous allons à présent compléter les comptes-rendus des conversations entre Bhâgavan et les étudiants. La compassion de Swami est si profonde qu'il Lui arrive de sortir des conventions pour bénir certaines personnes, oubliant Sa position pour aller de toutes les façons à l'encontre de ses fidèles.

18 septembre 2002 (fin)
Voici un incident narré par un étudiant en présence de Swami. Un jour à Bombay, une vieille femme était gravement malade et Swami parcourut une longue distance jusqu'à son domicile pour lui donner Sa bénédiction. Elle gisait sur son lit sans pouvoir bouger. Pour lui consentir un padanamaskâr (acte de toucher les pieds divins), Swami prit un tabouret et posa Ses pieds sur lui, afin que la vieille femme puisse les toucher !
Les jours suivants, la femme se sentit mieux et put même, après quelque temps, venir à Prashanti Nilayam avec son petit-fils de trois ans ; Baba bénit l'enfant et la grand-mère. L'étudiant qui parlait déclara que cet enfant, alors âgé de trois ans, était lui-même. Il continua à parler du miracle advenu à sa grand-mère.
Il paraît qu'après un certain temps, elle tomba de nouveau malade, alors qu'elle se trouvait à Bangalore et les médecins déclarèrent qu'elle devait être opérée immédiatement. La femme refusa et dit : " Je n'accepte de me soumettre à aucune opération, avant d'avoir consulté Bhâgavan Saï Baba. " Mais, comment contacter Bhâgavan ? Elle était alitée. Elle pensa Lui téléphoner. Le garçon téléphona donc à Bhâgavan et la réponse arriva : " Ne craignez rien ! Demande à ta grand-mère d'accepter l'opération. Je prends soin d'elle. Passe-lui le récepteur. " Lorsqu'il passa le récepteur à sa grand-mère, il en sortit de la vibhuti !
Ceci est une exception, je n'ai jamais entendu parler auparavant d'un miracle semblable.
Avant de poursuivre, je voudrais vous faire savoir que Bhâgavan ne parle jamais à personne au téléphone, je veux dire physiquement par un contact téléphonique. Alors, comment ce garçon put-il parler à Swami par téléphone ? Swami appelle là où Il se trouve, sans devoir passer dans une autre pièce, sans devoir décrocher un appareil ; par Sa volonté, par Son pouvoir et Sa grâce, Il appelle là même, sous forme de son, sous forme de conversation que l'on peut entendre, et Il peut même envoyer de la vibhuti à travers le récepteur !
Mes amis, les miracles de Bhâgavan ne sont jamais produits pour notre simple amusement, ni comme passe-temps, mais sont accomplis pour notre illumination.

Que se passa-t-il ensuite ? Il paraît qu'un ancien étudiant voulait venir de Bombay avec les membres de la branche-jeunes de l'Organisation Sri Sathya Sai, pour exécuter une performance théâtrale en face de Swami. Mais, il se trouva dans l'impossibilité de réaliser ce projet, car on ne lui accordait pas de congé dans son bureau. Il travaillait pour une compagnie privée. En fait, il avait déjà profité de tous ses jours de congé pour assister un parent malade et hospitalisé à Pune. Il ne lui restait plus un seul jour pour venir à Prashanti Nilayam avec ses amis et il se sentit déprimé.
Mais un autre fidèle Saï travaillant dans le même bureau lui dit : " Je ferai le travail à ta place. Je ferai mes six heures normales et je travaillerai six heures de plus, pour prendre en charge le travail qui t'incombe. Viens avec moi chez le directeur et cherchons à le convaincre d'accepter cette solution. " Le directeur fut très surpris de trouver une personne prête à travailler six heures de plus, après ses heures régulières.
Le garçon voulut mentionner ce fait en présence de Swami, pour signaler l'esprit de sacrifice et la transformation qui s'insère en nous par Ses mains divines.
Il conclut son intervention en rapportant un fait advenu à Bombay. Chaque jour, les foules venaient au Dharmakshetra pour avoir le darshan de Swami et entendre Son message divin. Ainsi, un après-midi, le Dharmakshetra débordait de monde, une vraie mer humaine, des têtes à perte de vue. Le ciel était noir de nuages menaçants, imaginez la scène. Les responsables tremblèrent en pensant " Qu'adviendra-t-il au public, si une averse se déclenche en plein discours ? Que deviendront les femmes qui ont amené leurs enfants, si cette foule s'encourt à cause de la pluie ? " Ils s'approchèrent de Swami et Lui demandèrent : " Swami, ne pourrions-nous pas anticiper l'heure du discours ? " Swami répondit : " Une fois que le programme est annoncé, vous ne pouvez plus le changer. Donc laissez les choses se dérouler comme elles ont été prévues. " Puis Swami ouvrit Sa fenêtre, regarda le ciel sombre, prêt à fondre en lourdes pluies et fit simplement un geste de la main. En dix minutes, le ciel se libéra complètement, sans plus un seul nuage à l'horizon et Bhâgavan donna Son discours en toute tranquillité.
Ce miracle nous montre que Bhâgavan est le Maître de l'univers, le Maître des cinq éléments. Il peut contrôler n'importe quoi.

17 septembre 2002
Ce jour-là, Swami semblait de mauvaise humeur. Peut-être était-Il fâché avec un étudiant, ou un membre de l'administration, ou un professeur. Dans cette grande Organisation, il y a souvent des choses qui Lui causent du désappointement, car nous ne sommes pas toujours en mesure de correspondre à Ses attentes. Il était donc mécontent et Il me regarda en disant : " Si la femme se trompe, la responsabilité de ses erreurs incombe au mari. Si les enfants font des bêtises, la responsabilité incombe à la mère. Si les étudiants commettent des fautes, c'est le directeur qui en est responsable. Si le directeur commet des erreurs, le vice-chancelier en est responsable. " La liste se termina à ce point. Il me vint immédiatement en tête de demander à Swami : " Et si le vice-chancelier commet des erreurs ? (Saï Baba est le chancelier de l'Université de Puttaparthy) "
- (Baba) " La responsabilité incombe à ... Qui est le chancelier ? Baba ! Non, si le vice-chancelier commet des erreurs, le chancelier n'en est pas responsable ! Dans ce cas, le chancelier est un simple témoin ! " (rires)
Ensuite, Swami se tourna vers un comptable et lui dit : " Va vite, termine ton travail et reviens ici dans une heure ! "
- (A.K.) " Swami, voulez-Vous qu'il aille plus vite que le vent ? "
- (Baba) " Oui ! "
- (A.K.) " Peut-il aller plus vite que la lumière ? "
- (Baba) " Oui, pourquoi pas ? " Oh ! pensai-je, il vaut mieux être prudent. Je cherchai à changer quelque peu Son humeur et dit :
- (A.K.) " Existe-t-il quelque chose de plus rapide que le vent et la lumière ? "
- (Baba) " Oui, il existe une chose plus rapide : le mental ! Si vous pensez à New York, vous y êtes à l'instant. La lumière a besoin d'un certain temps qui arriver en un point, mais le mental est instantanément là. Donc, le mental est infiniment plus rapide que le vent et même que la lumière. "
- (A.K.) " Swami, ce que l'on appelle en télougou " manovegamu " - rapidité mentale - est-elle une chose naturelle ? "
- (Baba) " Non, il s'agit de rogamu - maladie -. Un mental trop rapide est une maladie. "
- (A.K.) " Swami, comment pouvons-nous contrôler cette rapidité du mental ? En pratiquant le yoga ? "
- (Baba) " Non, en pratiquant le yoga, vous contracterez une nouvelle maladie. "
- (A.K.) " Alors, Swami, comment pouvons-nous contrôler ce mental trop rapide ? "
- (Baba) " Les différentes techniques que vous adoptez pour réduire la rapidité de votre mental, pour tranquilliser votre mental, semblent vous donner des résultats, mais ceux-ci sont artificiels ; ils ne durent pas longtemps. "
- (A.K.) " Swami, Vous dites que ces techniques n'ont pas d'effet à long terme. Mais après tout, pourquoi devrais-je contrôler la rapidité de mon mental. J'ai besoin de ce mental pour enseigner, pour pratiquer ma profession et assumer mes tâches ? "
- (Baba) " Non, tu fais erreur ! Prends par exemple une voiture. A un moment donné, tu peux freiner et bloquer complètement les quatre roues. Mais même lorsque ta voiture est arrêtée, tu peux allumer la lumière interne, tu peux brancher l'air conditionné, tu peux écouter de la musique, manger, etc. De la même façon, lorsque le mental est complètement contrôlé et que sa vitesse est ralentie, tu peux poursuivre toutes tes activités. "
- (A.K.) " Swami, pouvez-Vous nous donner un autre exemple ? "
(Baba) " Par exemple, tu endosses des vêtements d'un blanc impeccable et bien repassés. Tu pourrais penser qu'il vaudrait mieux ne pas mettre ces vêtements blancs, car ils pourraient se souiller en marchant dans la rue, dans les flaques d'eau, etc. Non ! Il faut endosser ces vêtements propres, mais être attentifs à ce qu'ils ne se souillent pas et ne soient pas déchirés. De la même façon, le mental étant votre instrument, faites-en usage ; il est un don de Dieu et vous mène à la servitude ou à la libération. Faites-en usage, mais veillez à en faire bon usage. "
Swami poursuivit : " Voyez comment se comporte actuellement le mental des humains. Il est ultra rapide ; il ressemble à un char tiré par des milliers de chevaux. C'est la raison pour laquelle les gens sont mentalement désaxés et agités et nécessitent l'assistance de psychiatres. Nous ne contrôlons pas notre mental et nous oublions qu'il n'est qu'un instrument. Nous sommes identifiés avec le mental et souffrons.
A ce point, je voyais que Bhâgavan était de bonne humeur et que je pouvais aller un peu plus loin.
- (A.K.) " Swami, Vous parlez de la nécessité de contrôler notre mental, mais qui le contrôle ? "
- (Baba) " Commence par comprendre qui est le contrôleur. Une fois connu le contrôleur, le contrôle sera immédiat. Tu connaîtras le Soi. "
- (A.K.) " Vais-je contrôler mon mental, Swami ? "
- (Baba) " Pourquoi dis-tu 'vais-je contrôler' ? Ce je est un nom et une forme ; à cause de lui, tu ne peux rien contrôler, car tu es lié, enchaîné par cet ego. Il faut l'écarter. "
- (A.K.) " Mais, si j'écarte cet ego, que restera-t-il de moi ? Si cet ego s'en va, qui serai-je ? "
- (Baba) " Si la notion " je " est écartée, tu n'es plus ni le mental ni l'ego, tu es le Soi, l'Atma, la Conscience divine, Paramesti. C'est seulement dans le vide de tout ego que tu peux faire l'expérience de l'Atma. Lorsque tu es dans le Soi, le mental disparaît, comme le rat se réfugie dans un trou lorsqu'il voit le chat. Lorsque règne le Soi, il n'y a plus en toi de conscient, plus de zone psychologique, plus d'intellect, car tu es le Soi suprême. "
- (A.K.) " Swami, quel est le rôle de l'intellect dans ce processus ? "
- (Baba) " L'intellect prend soin de vous conduire au Soi, comme une compagnie aérienne emmène votre corps en un lieu. Il vous guide, vous transporte, vous fait entrer en communion avec le Soi. Jusqu'à présent, vous étiez seulement en communication avec Lui, mais grâce à l'intellect, vous entrez en communion avec votre Soi. La communication est limitée dans le temps, mais la communion est infinie et vous devenez Un avec l'Esprit. Donc le rôle de l'intellect consiste à établir un état de communion entre le mental et l'Atma. "
Je peux rarement contrôler mes appréciations et mes émotions, en face d'explications de ce type. Certains étudiants et fidèles prennent cette attitude pour un manque d'éducation de ma part, mais Swami me supporte et se contente de dire " Manchi, manchi - c'est bien, c'est bien ! ". Mes amis, personne ne réussit à exprimer ces sujets subtils d'une façon aussi simple que ne le fait Bhâgavan. Les discours de tant de prêtres dans les temples et de tant de gurus nous jettent dans la confusion et nous éprouvons une certaine répulsion envers la spiritualité. Mais Sri Sathya Sai Baba peut expliquer n'importe quel sujet de la manière la plus simple. Ceci est l'objectif de l'Avatar, celui de rendre simples les choses compliquées ; en revanche les hommes modernes rendent compliquées les choses simples.

15 septembre 2002
Assis dans Son fauteuil, Swami regarda un étudiant et demanda : " En quelle classe es-tu ? "
- (Etudiant) " En 5e , Swami ! "
- (Baba) " Pourquoi ne retournes-tu pas chez toi ? "
- (Etudiant) " Pourquoi devrais-je, Swami ? "
- (Baba) " Ton père a eu un accident. Pourquoi n'es-tu pas allé chez toi ? "
- (Etudiant) " Parce que Vous ne m'avez pas dit de partir, Swami. "
- (Baba souriant) " Eh ! A cause de ta foi, Je peux te le dire, en fait rien n'est arrivé à ton père. Cet après-midi, tu as reçu une communication téléphonique de ta mère t'annonçant l'accident. Pourquoi ne M'en as-tu rien dit ? Je sais ce que ta mère t'a dit. " C'est un vrai miracle. Swami sait toute chose.
Ensuite, Swami demanda à ce garçon :" Puisque ta foi est si forte, veux-tu une chaînette de Ma part ?
- (Etudiant) " Oui, Swami ! "
- (Baba) " Demande-là à ta mère ou à ton père. "
- (Etudiant) " Non, Swami, je ne la veux pas de leur part. Je la veux uniquement de Vous. "
Swami matérialisa une chaînette en or pour ce garçon et tout le monde en fut heureux.

14 septembre 2002
Bhâgavan fit cette déclaration : " Ne mendiez jamais à personne. Ne demandez rien. Les choses viendront à vous naturellement. Si vos pensées sont désintéressées, si vos intentions sont pures, les choses qui vous sont nécessaires viendront à vous. Nous devons maintenir notre dignité et notre amour propre. Suivez Mon exemple : Je ne demande rien, Je ne tends jamais la main pour recevoir ; mais les choses Me viennent d'elles-mêmes. Pourquoi ? Parce que Je suis désintéressé et plein d'amour. Faites comme Moi.
Ne courez jamais après la gloriole et la publicité, ne recherchez jamais les éloges.
Il y a deux ans, Bhâgavan visita Delhi. Là, une série de voitures neuves, luxueuses, achetées par le Président du pays, avaient été envoyées à l'aéroport par les membres du Gouvernement pour recevoir Bhâgavan et les personnes qui L'accompagnaient. Le Président espérait que Swami prenne place dans ces voitures neuves et les bénisse. Mais Swami refusa et dit : " Ces voitures appartiennent au Gouvernement. Vous agissez contre le règlement en Me les offrant. Je ne monterai donc pas dans ces voitures. Je préfère circuler dans une petite voiture modeste. " La dignité personnelle est plus importante que le luxe et le faste. Il vaut bien mieux marcher sur ses propres jambes en toute circonstance. C'est la leçon que nous donna Bhâgavan.
Ensuite, Baba regardant sous la véranda, indiqua un homme et me demanda : " Anil Kumar, sais-tu qui est ce jeune homme ? C'est un ingénieur et son jeune frère l'est également. Leur famille réside à Bombay, mais eux, ils restent ici pour Me servir. De plus, ils prennent soin de deux orphelins, sous l'inspiration de Swami.

1er septembre 2002
Swami demanda à un étudiant : " Comment as-tu passé les examens ? "
- (Etudiant) " Très bien, Swami ! "
- (Baba) " En es-tu sûr ? Non, tu as mal répondu à deux questions ! " Swami appela un autre garçon et lui demanda " Es-tu certain d'avoir bien réussi ? "
- (Etudiant) " Oui, Swami, à cent pour cent ! "
- (Baba) " Mais hier, il y avait l'examen de sciences et tu n'as pas bien répondu aux questions. "
- (Etudiant) " C'est vrai, Swami ! "
- (Baba) " Même si Je suis ici, Je vois ce qui se passe en tout lieu. Même si Je circule ici, Je parle en même temps à Mes fidèles éparpillés partout dans le monde. " Cela signifie que Dieu est omniprésent et omniscient.

Ensuite, les étudiants avaient monté une pièce de théâtre qu'ils devaient jouer devant Bhâgavan. Swami m'appela et me dit de surveiller ce qu'ils faisaient. J'ai pris l'habitude, appelez-la faiblesse ou comme il vous plaira, de parler de Bhâgavan au plus grand nombre de personnes possible, car je n'ai qu'un seul désir, celui de diffuser le message de Swami. Ainsi, ce jour-là, j'avais un rendez-vous avec un groupe d'Espagnols et je ne pouvais pas assister aux répétitions en même temps. Mais il fallait que je fasse acte de présence, car le lendemain, Swami m'aurait certainement interrogé. Je me présentai au collège à neuf heures. Les garçons avaient déjà joué deux actes de la pièce. Je leur dis : " Allons, récitez-la encore une fois, car Swami me posera des questions. " Les étudiants m'aiment bien, car je leur parle en toute liberté et ils acceptèrent de bonne grâce. Je leur suggérai certains changements et puis je m'en allai.
Le lendemain, Swami appela auprès de Lui quelques étudiants participants à cette pièce et leur demanda : " Le professeur Anil Kumar est-il venu à la répétition ? "
- (Etudiants) " Il est arrivé à neuf heures. Nous avions déjà récité deux actes. Il donnait sans doute une conférence en quelque lieu. C'est pourquoi il ne pouvait pas monter sur la scène. "
- (Baba) " Comment pourrait-il monter sur la scène. Ce n'est pas un acteur. Il n'a jamais été acteur. Il sait que Je contrôle à travers vous. " Swami m'appela " Eh ! acteur, viens ici ! Es-tu allé au collège hier matin à sept heures ? "
- (A.K.) " Non, Swami, je suis arrivé à neuf heures. "
Swami m'indiqua des personnes et me demanda " Anil Kumar, sais-tu qui sont ces personnes ? As-tu remarqué ces V.I.P. ? " Si je réponds " Non ", Swami me dira " Dors-tu ? " Je dis donc " Oui Swami, je vois ces personnes. Je ne sais pas s'il s'agit de V.I.P. ou non, mais je les vois. "
- (Baba) " Ne sais-tu pas qui ils sont ? "
- (A.K.) " Je ne le sais pas, Swami. Puisque Vous savez tout, je n'ai pas besoin de savoir ! "
- (Baba) " L'homme que tu vois est le Premier Ministre du Sri Lanka. Il deviendra très bientôt Président de l'Etat. Tant de personnes haut-placées, de chefs d'Etats, souhaitent venir ici, mais ils attendent Mon autorisation. "
- (A.K.) " Swami, comment sont-ils attirés à Vous ? "
- (Baba) " Ce corps est un aimant divin. Il attire tout le monde. "
Ensuite Swami parla de réminiscences du passé. Il dit " Une fois, J'étais en visite à Delhi avec quatre personnes. Pendant Mon séjour, des milliers de voitures venaient quotidiennement se garer dans les environs de Ma résidence. Je reçus une lettre de la part des ambassadeurs étrangers disant ceci : " Cher Bhâgavan, nous devons rejoindre nos bureaux respectifs à 9 h 30 du matin, mais trouver un lieu où garer les voitures est un vrai problème. Nous ne pouvons pas arriver à nos bureaux. S'il Vous plait, changez de zone ! " En réponse à leurs prières, Swami se déplaça dans un autre quartier appelé Talaktora.
Swami dit encore " Je me rendis à Kurukshetra. Un lieu très exigu. Il y avait une telle masse de gens, qu'il était impossible de passer. Alors, de grands et robustes punjabis (habitants du Punjab) vinrent et soulevèrent Ma voiture. Ils la portèrent jusqu'au dais. Telle était la foule qui encourait en ces jours-là. " Swami resta dans le Punjab pendant quinze jours et donna des discours aux fidèles.
Swami dit ensuite : " Les enfants, lorsque vous devez affronter un colloque (pour obtenir un emploi), vous devez être très attentifs et répondre correctement aux questions. Il y a une quarantaine d'année, J'ai donné aux étudiants un training sur la façon d'affronter un colloque. Un étudiant dit : " Swami, lors d'un colloque, quelqu'un m'a posé une question très embarrassante. On m'a demandé " Combien de marches as-tu gravies pour arriver jusqu'à ce bureau ? " Qui se mettrait à compter les marches ? Ma sélection pour ce travail était en jeu. Swami m'inspira et je répondis : " J'ai gravis autant de marches que je devrai en descendre à présent ! "
Swami dit encore : " Vous le savez, dans le passé les locomotives marchaient à la vapeur et le panache de fumée montait de la cheminée. Lors d'un colloque, on posa à un étudiant la question suivante : " Lorsqu'un train va très vite, dans quelle direction va la fumée ? " Il répondit : " Si le train va vers l'avant, la fumée ira nécessaire vers l'arrière ! " Mais les étudiants actuels n'ont pas de bon sens et ne sont pas capables de répondre. "
Swami posa aux étudiants la question suivante : " Les enfants, imaginez une bouteille d'encre (au goulot étroit). Un serpent s'introduit dans la bouteille. Dites-Moi comment il en sortira. " Personne ne répondit ; alors Swami répondit Lui-même : " Il en sortira de la même façon qu'il est entré ! " (rires) C'est si simple ! Il faut donc que les étudiants fassent usage de leur bon sens, lorsqu'ils sont appelés en colloque pour obtenir un emploi. "
Par ceci, nous terminons pour le moment ces causeries. Je vous souhaite un excellent Dasara. Le son des mantras du grand Yagna envahira toute l'atmosphère, la purifiera et sanctifiera notre cœur et notre vie humaine. Même si nous ne comprenons pas la signification de ces mantras, ils ont un effet. Les prêtres se rassembleront en un lieu et chanteront ces hymnes védiques en présence de Bhâgavan. Puissiez-vous donc en tirer le plus grand bénéfice.

Om Sai Râm