LIBÉRONS NOTRE IMMENSE POUVOIR INTÉRIEUR

Dr Samuel Sandweiss



(Tiré de Heart 2Heart du 1er janvier 2007,
le journal sur Internet des auditeurs de Radio Sai)

Le Dr Samuel Sandweiss, un éminent psychiatre californien, est un des tout premiers fidèles américains à s’être rendu auprès de Swami et à avoir reconnu Sa Divinité. Il est également l’auteur d’ouvrage, parmi les plus lus, tels que « Le Saint Homme et le Psychiatre », « Spirit and the Mind » (« L’Esprit et le mental ») et « With Love, Man is God » (« Avec l’amour, l’homme est Dieu ! ») Voici quelques extraits de la transcription d’une conférence qu’il prononça devant des fidèles Sai d’Atlanta, USA, le 4 juillet 2005.

Quand j’étais un jeune psychiatre, (je pratiquais à l’époque depuis neuf ans, ce qui nous mène à il y a environ 33 ans), je me posai la question : « Quel est donc le sens de cette vie ? ». À vrai dire cette question m’avait toujours taraudé. En fait, les gens me trouvaient un peu étrange car j’étais tellement impressionné d’être en vie, d’être né tout d’un coup sans comprendre les règles ! On s’étonne : « Pourquoi suis-je ici ? À quoi correspond tout ce qui m’entoure ? Qu’est-ce que la Création ? Sa raison d’être est-elle la vie sociale, la vie matérielle ? » Il me vint alors à l’idée que j’en apprendrais un peu plus grâce à la psychiatrie. Je fis donc des études pour devenir psychiatre mais, après neuf ans d’exercice de mon métier, je me rendis compte que ce n’était pas là que je trouverais des réponses à mes questions d’ordre spirituel.

Alors pourquoi naissons-nous ? Qui pourrait répondre à cela ? Quel est le but de cette vie, sachant que nous sommes tous destinés à mourir les mains vides ? Quelle est la raison d’être d’un moment aussi bref ? Regardez les étoiles dans le ciel. Nous sommes ici pour un si court moment ! Pourquoi sommes-nous ici ? Simplement pour nous acheter une grande maison, une grosse voiture ? Que signifie tout cela ? Je me demande s’il existe quelqu’un qui soit vraiment capable de me démontrer que la vie recèle un sens plus profond…

Je commençai à poser des questions autour de moi. Un jour, quelqu’un me dit : « J’ai un professeur d’arts martiaux. Lorsqu’il approche sa main de votre bras, vous ressentez une chaleur qui émane de lui. » « C’est très intéressant, répondis-je, mais cela ne me dit pas pourquoi je suis né ni où je vais… » Cela ne me suffisait pas.

Une première rencontre fascinante

J’avais entendu dire que beaucoup de gens sont doués d’un sixième sens et qu’il émane d’eux gentillesse et bonté. Puis, j’entendis parler de Sai Baba. Les histoires que l’on me racontait était tout à fait d’une autre dimension, une dimension d’ailleurs incommensurable !

Il connaissait tout ceux qui venaient Le voir. Il savait qui ils étaient et pouvait leur raconter tout ce qui les concernait. Il pouvait matérialiser ce à quoi une personne pensait !

Q. « Une minute, m’exclamai-je, je viens d’un milieu scientifique ! Que voulez-vous dire par « matérialiser une pensée ou un objet » ? » Vous imaginez-vous ce que cela signifierait pour la science s’il existait vraiment quelqu’un comme cela ? Démontrer que la matière provient de la Volonté ou de l’Amour – ou quelle que soit la provenance - et qu’un être humain puisse contrôler un tel phénomène.

D’aucuns affirmaient qu’Il peut guérir, être à deux endroits en même temps, ou plus, et même faire revenir quelqu’un du royaume des morts ! Je n’en croyais pas un mot, mais j’étais intéressé.

Comment de telles choses pourraient-elles se produire ? « Allez donc Le voir, me disait-on, et vous verrez qu’Il peut vous transformer une fois pour toutes ! Il y a beaucoup de bonnes personnes qui s’intéressent à Lui et qui font du bon travail. Allez Le voir ! »

Ainsi, à peine deux mois plus tard, j’y étais. J’atterris à Bombay que l’on appelle maintenant Mumbai. J’appris que Sai Baba devait apparaître dans un stade et que cinquante mille personnes allaient s’y rendre pour Le voir.

Alors pour moi, jeune psychiatre, c’était quelque chose ! Pourquoi quelqu’un se déplacerait-il juste pour aller regarder quelqu’un d’autre ? Il n’allait pas jouer de la guitare, chanter ni danser, non, et pourtant cinquante mille personnes allaient venir uniquement pour Le voir ! « Il faut que j’aille voir ça », déclarai-je.

Je fus donc invité par un fidèle à déjeuner et à me reposer chez lui un peu avant de me rendre au stade, lequel se trouvait dans la périphérie de Mumbai qui est une ville de dix-sept millions d’habitants ! Je me restaurai chez le fidèle et pris un peu de repos, puis le moment vint d’y aller.

Alors que je descendais l’escalier, quelqu’un déroula un étroit tapis rouge. Curieux, je demandai : « C’est pour quoi ? » L’homme répliqua : « Sai Baba vient rendre une visite dans cet immeuble. » « Il doit exister des quantités de gens qui s’appellent Sai Baba. Cette ville doit regorger de Sai Babas… », m’entendis-je dire. C’est un monde vraiment étrange que celui dans lequel nous vivons. Plus on y pense, plus cela s’avère mystérieux.
Je sortis pour aller prendre un taxi à la station de taxis, quand tout à coup Sai Baba passa devant moi pour pénétrer dans l’immeuble que je venais juste de quitter. J’en étais abasourdi ! Mon esprit scientifique savait que c’était quasiment impossible. Il faut dire que nous étions en pleine banlieue. C’était comme si j’allais à Rome pour voir le Pape et, qu’attablé dans un petit café au fin fond de la banlieue romaine, au moment où me levant pour aller lui rendre visite au Vatican, celui-ci entre et vient s’asseoir précisément sur le siège que je venais de quitter.

Je savais que c’était là quelque chose d’inhabituel. Je fis demi-tour et me mis à courir, puis je stoppai net. « Pourquoi cours-tu ainsi, pensai-je en mon for intérieur, tu n’es même pas un de Ses fidèles… » Mais je savais qu’il me fallait que je me renseigne sur lui. C’était si peu habituel !

Je me rendis donc rapidement à l’appartement dans lequel Il se trouvait au neuvième étage. Il était dans une pièce en compagnie des propriétaires des lieux. Lorsqu’Il sortit, je ne peux pas dire que je fus particulièrement impressionné. Il était de petite taille, à peine plus d’un mètre cinquante-deux pour environ quarante-neuf kilos. Il salua les personnes présentes puis s’en alla.

Je me précipitai pour me rendre au stade. Il s’agissait d’un grand stade de football. Lorsque j’arrivai, il était trop tard pour entrer et je dus rester près d’une barrière, soit à dix ou quinze rangs et Il était très loin. Je ne fis rien d’autre que de Le regarder, et, tandis que je Le contemplais, la petite silhouette se retourna et commença à marcher dans ma direction ! Cela représentait la distance d’un stade de foot et Il venait lentement, lentement, lentement, mais directement vers la barrière près de laquelle je me tenais, et il resta là dans un état de béatitude !

C’était ma première introduction à Sai Baba et je ne comprenais pas ce qui se produisait. C’était tout. Je pouvais sentir quelque chose qui remuait en moi, comme une connexion avec Lui. Comment ne rien éprouver si vous êtes « accueilli » d’une telle façon !

Visite à Swami à Whitefield

Je me rendis à Son ashram dans les environs de Bangalore, à environ huit cents kilomètres au sud-est de Bombay. Il y donnait un cours d’été de culture et spiritualité indienne auquel assistaient un bon millier d’étudiants sur le campus. Il y avait aussi des enseignants et des yogis venus de tout le pays ainsi que des personnes arrivées de l’étranger pour donner des conférences aux jeunes gens. Il donna des enseignements tous les soirs et je m’y rendis fidèlement.

Un jour, j’étais assis tout près alors qu’Il rendait hommage à l’un des professeurs présents, lequel venait juste de donner deux conférences. Il fit tournoyer Sa main dans les airs et il en sortit alors un grand collier. J’en fus bouleversé et quelque chose céda à l’intérieur de moi.

Bien sûr, nous avons tous vu des prestidigitateurs à l’œuvre mais, en l’occurrence, je savais que c’était réel, que cela n’avait rien d’un truc de magie et j’étais vraiment effrayé. Je retournai à ma petite chambre d’hôtel et je me mis à inspecter les placards, à regarder sous le lit pour m’assurer qu’il n’y avait pas de croque-mitaine ! Je ne me rendais pas compte à cet instant que tout mon système de croyances commençait à s’écrouler !

« Rien ne m’a blessé », pensai-je, et je repartis à l’ashram. Il n’était que douceur et ma peur m’abandonna. Je me mis alors à écouter ce qu’Il avait à dire. Et ce qu’Il disait ne me plaisait pas beaucoup. Et il est étrange que cela ne me plaisait pas. Il dit : « Pourquoi n’essayez-vous pas d’être bons ? » La raison pour laquelle cela ne me plaisait est que c’était trop simpliste ! En tant que psychiatre, je voulais entendre une théorie complexe sur le sens et la nature de la vie et sur l’évolution de l’esprit, mais Il dit : « Soyez bons. Et pourquoi portez-vous des pantalons collants et des cheveux longs qui vous font ressembler à un singe ? »

Les étudiants adorèrent ! Ils étaient tous vêtus convenablement de blanc avec les cheveux coupés courts. Ils étaient tous propres et paraissaient très nets.

Je me dis que c’était vraiment simpliste et, pour une raison que j’ignorais, cela me contrariait. C’était en fin d’après midi, Swami venait juste de donner un discours et j’étais assez loin de Lui. Un mur nous séparait ; toute une maison me séparait de l’endroit où Il se trouvait, au fond d’une grande cour, devant ladite maison. J’étais assis, très abattu, et soudain je Le vis venir droit vers moi, les yeux brillants !

Il me donna deux bonbons, en me disant : « Bonbons ! Bonbons ! Mangez ! » Il était venu à moi directement, c’était la première fois qu’Il établissait ce type de contact. Il y avait, dans Ses yeux, toute la connaissance, la joie et l’amour. Il me donna ces deux bonbons et je me mis à pouffer de rire comme un enfant.

Je constatai d’une part la fragilité de ce que nous ressentons – et même l’anxiété et la dépression que nous croyons si puissantes. Bien sûr, au moment où nous les vivons, elles sont très fortes, mais, lorsque vous vous trouvez face à quelqu’un comme Lui, avec Son énergie, Son amour et Sa béatitude qui rayonnent en vous, elles sont balayées en un instant ! Le mental n’est rien face à cette force. Je n’ai jamais vu qui que ce soit avoir sur moi un tel effet, ou me pénétrer d’un tel Amour et d’une telle Félicité.

Ensuite, je reconnus que c’est probablement quelque chose dont nous sommes tous capables : il s’agit d’un grand pouvoir intérieur. Mais comment découvrons-nous ce pouvoir ? C’est vraiment quelque chose !

J’étais donc assis par terre, dans l’ashram, perdu dans mes pensées… eh bien, il lui en arrivait des choses à ce pauvre psychiatre ! J’avais les yeux fermés et je me disais que les lois qui gouvernent l’évolution spirituelle sont plus réelles que les lois de la physique ! Je suis un scientifique et ce que je vivais était plus réel que les lois dont j’avais connaissance.

J’entendis comme un bruissement devant moi. J’ouvris alors les yeux : Swami Se tenait juste face à moi. Je pensai que c’était une réponse à ma pensée – on ne peut jamais savoir quand Swami va apparaître - mais toujours est-il qu’Il était là. C’était très inhabituel, et c’était la deuxième fois qu’Il établissait un tel contact avec moi. « Je ferais bien de me mettre à réfléchir sérieusement aux lois qui sont plus réelles que celles de la physique, me dis-je en mon for intérieur, car il doit s’agir de celles qui président au développement spirituel. »

« Vous êtes pur Amour »

Ainsi, me voici, trente-trois ans plus tard, avec autant de questions qu’avant, mais je suis toutefois venu vous dire un certain nombre de choses au sujet des enseignements de Sai Baba. Son message : « L’homme détient un immense Amour et un immense Pouvoir Intérieur ». Voyez-vous, lorsque que quelqu’un s’approche de vous en rayonnant une telle félicité, vous faites tout à coup partie de celle-ci et vous vous mettez à pouffer comme un enfant.

En 1989-1990, je me trouvai en Russie, dans le but de trouver un éditeur pour mon livre sur Sai Baba, intitulé « Le Saint Homme et le Psychiatre ». À l’époque, la Russie et les États-Unis n’étaient pas les meilleurs amis du monde et pourtant, j’étais là, me demandant pourquoi je n’avais absolument pas peur. Je suis persuadé que ma chambre était sur écoute, mais cela mis à part, je me sentais à mon aise. Je saisis une copie du journal mensuel que publie l’ashram une fois par mois et dans lequel on peut lire Ses discours. À la fin du premier paragraphe, je m’arrêtai : il contenait l’essence même de la psychiatrie et de la spiritualité !

Le voici : « Un homme ou une femme qui est remplie d’amour jouit d’une grande paix de l’esprit. Elle n’est pas touchée par l’adversité, l’échec ou la perte. » Une personne remplie d’amour - qu’est-ce que l’amour ? Une personne jouit d’une grande paix de l’esprit ? D’aucuns pensent que si nous atteignons la paix de l’esprit pendant notre existence, c’est que nous avons fait un grand bond en avant dans la Conscience. Si notre mental est profondément en paix, nous n’éprouvons ni peur, ni angoisse, ni inquiétude, ni dépression. Un homme rempli d’amour ressent une grande paix mentale, son cœur est pur, il est sans prétention, simple et humble, il ne cherche pas à se donner de l’importance. Il n’est pas arrogant mais pur, simple et altruiste – il a le cœur pur, l’adversité ne le touche pas, pas plus que l’échec ou les pertes.

Lequel d’entre nous peut être indifférent lorsque quelqu’un l’escroque, se met en colère contre lui ou l’insulte ? Comment réagissons-nous quand il y a des problèmes de drogue dans la famille, ou si nos enfants se trouvent impliqués dans de sérieux problèmes ou quand notre conjoint, déçu par notre comportement, nous quitte ? Et si nous perdons l’usage de nos bras, si nous devenons aveugles, si nous découvrons que nous avons un cancer ? Et si vous savez que vous allez mourir ? Qui peut être au-dessus de tout cela, sans en être affecté ? Qui peut trouver un tel Pouvoir et d’où vient-il ?

Ce Pouvoir est un présent de l’amour du Seigneur ! C’est l’Amour de Dieu et votre Amour pour Dieu en action. Le secret réside dans le fait que l’Amour pour Dieu génère la confiance en soi, laquelle, à son tour, génère un immense Pouvoir Intérieur. Mais, avant toute chose, nous devons trouver cette connexion avec Lui.

« Comment trouver cet Amour ? pensai-je, comment trouve-t-on Dieu ? »

Un jour une personne qui travaille pour la Coordination des États-Unis me raconta une histoire. Une femme était originaire d’Afrique du Sud. Elle se rendit à la librairie à l’intérieur de l’ashram qui est un endroit immense dans lequel vous pouvez trouver des centaines d’ouvrages écrits dans au moins quarante langues différentes. Elle acheta un livre puis, une fois dehors, l’ouvrit. À l’intérieur se trouvait une lettre de Sai Baba pour elle, écrite en allemand, une langue à laquelle elle était familière, ce qui lui donna une sensation d’intimité. Le texte disait : « Vous vivez sur un petit rayon de lumière. Vous jouez le drôle de jeu de l’éléphant et de la souris. L’éléphant regarde la souris et il se prend pour une souris, mais vous n’êtes ni une souris ni un éléphant, pas même un être humain : vous êtes Dieu ! Vous êtes la Lumière qui inclut tout, la Lumière qui éclaire l’Univers tout entier ! Vous êtes le Pouvoir Omniscient – Vous êtes Pur Amour ! »

La lettre était datée dans le futur – environ une semaine plus tard. Or, ce jour-là, Sai Baba la désigna dans la foule et la reçut dans la salle d’entretiens où Il lui répéta mot pour mot le texte de la lettre : « Vous êtes la Lumière qui inclut tout, la Lumière qui éclaire l’Univers tout entier ! Vous êtes le
Pouvoir Omniscient – Vous êtes Pur Amour ! »
Est-ce bien ce que nous sommes ? En majorité, nous nous identifions à notre corps alors que nous sommes, en vérité, la Lumière qui inclut tout, la Lumière qui éclaire tout l’Univers !

J’ai entendu Swami dire : « Je suis venu vous montrer qui vous êtes. Je peux faire toutes ces choses car Je n’ai pas de limite. Et c’est ce que vous êtes vraiment ! Je suis venu me présenter devant vous afin de vous le démontrer. » « Swami, êtes-Vous divin ? » « Oui, Je le suis, répondit-Il, et vous aussi ! Vous n’êtes pas une misérable petite personne. Vous êtes vraiment Divins. Vous élever et le découvrir, c’est le but de votre vie ! » Notre amour recèle un Pouvoir Intérieur immense.

Tout se passe dans le mental

Comment se fait-il que nous ne soyons pas au courant de tout cela ? Pourquoi pensons-nous qu’il nous faut ramper dans les marécages ? Comment nous en sortir ? Nous sommes victimes de notre ignorance. La clé consiste à comprendre le mental. En tant que psychiatre, je croyais connaître le fonctionnement du mental. Il possède de nombreux pouvoirs et c’est merveilleux ; il nous procure les conforts de la vie comme nous acheter une maison, apprendre à conduire une voiture et réaliser toutes sortes de choses agréables pour nous-mêmes. Mais, quand il s’agit de spiritualité, notre mental devient un problème. Il nous incombe d’en comprendre la faiblesse, car il peut devenir un obstacle.

Cependant le mental est une excellente chose et il n’est pas question de le détruire, nous devons seulement en comprendre les faiblesses essentielles. Le mental pense que le monde extérieur, ou en tout cas les objets du monde extérieur, apporte le bonheur. C’est tout simplement faux ! Il apporte une joie de courte durée mais il n’apporte pas un bonheur extérieur. C’est pourtant ce que nous pensons, alors nous regardons vers l’extérieur.

Pour illustrer mes dires, voici en exemple, une séance entre un psychiatre et un patient. Le patient est contrarié parce qu’il n’a pas assez d’argent pour s’acheter un beau fauteuil. Le fauteuil est troué, les couleurs sont passées et le coton sort et donc le patient n’aime pas son fauteuil. Le psychiatre dit alors : « Vous êtes assis dans un fauteuil superbe, il est magnifique, exactement celui dont vous aviez envie. » Le patient est alors tout joyeux et très, très heureux et pourtant le fauteuil n’a pas changé, mais il s’est passé quelque chose en lui. Il a trouvé un espace intérieur de bonheur, de félicité infinie et éternelle.

Développez une relation intérieure avec Dieu

Donc, si le bonheur est en nous, comment mettre en route le processus qui nous permettra de le trouver ? Nous devons apprendre à empêcher nos sens de se déchaîner. Tout d’abord, ne vous précipitez pas dans le monde extérieur trop rapidement. Swami nous a donné un petit programme intitulé : « La limitation des désirs ». Il consiste à surveiller ce que vous dépensez en nourriture, en énergie, en temps, en argent et même en connaissance. Vous devez freiner un peu vos sens de façon à ce qu’ils s’intériorisent.

Bon, mais où aller intérieurement pour développer une relation avec Dieu ? Comment faire cela ? En premier lieu, si nous avons la chance d’éprouver une certaine dévotion – il s’agit ici d’un enseignement universel – et s’il existe un principe, un précepte, des Écritures, un saint ou un sage, s’il y a quelque chose qui puisse capter notre attention et nous faire rentrer à l’intérieur de nous-mêmes avec amour et respect envers notre création, nous devons nous y agripper. Nous devons nous centrer sur cette figure en lui donnant un nom particulier, en écoutant des histoires la concernant.

Nous devons nous en saisir, car c’est l’aube de la dévotion et de l’amour. La meilleure façon de diffuser cet amour consiste à rapprocher le morceau de charbon froid de la braise incandescente pour en faire, à son tour, une braise incandescente. C’est ce que dit Swami. Vous devez amener votre Conscience vers le point le plus élevé que vous ayez en matière de contact spirituel : le Soi Supérieur, ou une phrase dévotionnelle qui nous fait appréhender le mystère de la Création.

Agir par le service désintéressé

À ce point, il nous incombe de nous impliquer dans une activité – offrir nos services. Vous devez véritablement agir et la façon de le faire est de procéder à cette recherche : « Je veux faire quelque chose, je souhaite offrir quelque chose de précieux ». Ce qui signifie que nous sommes prêts à faire un sacrifice et à le faire dans un esprit de désintéressement, sans aucun égoïsme, sans objectif de combler un désir à caractère personnel et sans aucun des désirs qui nous posent tant de problèmes : la luxure, la colère, l’orgueil, l’avidité, l’envie ou la jalousie. Nous devons rendre cet acte aussi pur que possible.

Quand nous nous offrons de cette manière - avec une dévotion aussi pure que possible – quelque chose s’ouvre alors en nous. C’est en cela que réside le mystère des grands programmes humanitaires de Swami. Nous apportons notre dévotion et notre quête intérieure au service de la Communauté… et voilà ce qui se produit ! (Le docteur Sandweiss montre une diapo de l’Hôpital Super-Spécialisé).
Quand cela arrive, vous voyez ces extraordinaires constructions et ces merveilleux programmes (les projets de service de Swami). Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela signifie la liberté pour les gens qui viennent - des services gratuits.

En ce qui concerne les personnes qui travaillent dans ces programmes, elles travaillent dans la dévotion et le service désintéressé, et elles recherchent la liberté intérieure. Lorsque nous nous éloignons de l’égoïsme et du désir de louanges, quand nous nous détachons, à l’évidence la conscience est libérée et elle entre dans une sorte d’état d’amour ! Je ne sais pas si cela vous paraît étrange, mais c’est, en quelque sorte, de la spiritualité fondamentale. Il s’agit de nous écarter un peu de l’attachement, d’induire en nous-mêmes un état d’amour par le service, de nous rendre aussi désintéressés que possible… Et voilà ce qui arrive !

Le chemin vers la Libération

Quel en est le sens ? C‘est un enseignement très ancien qui est actuellement généré par Swami, par la vibration de Swami, par le rayonnement de Swami - une formidable vigueur et vitalité. Voilà pourquoi nous devrions focaliser notre attention, ne serait-ce que pour voir ce qui se passe. Que dit- Il ? « Regardez et suivez vos propres traditions, votre religion… Suivez ce Dieu d’Amour, craignez le péché, servez la société et ramenez la moralité en son sein ! »

Faites-le intensément, avec grande vigueur et grande concentration : tel est le chemin vers votre Libération. Pour les gens qui viennent c’est aussi une libération – ils obtiennent des services gratuits - et votre propre cœur en est aussi libéré !

Ainsi, que nous suivions Sai Baba, que nous soyons Chrétiens, Juifs ou Musulmans, Il nous déclare à tous : « Impliquez-vous dans votre religion, car c’est la voie vers l’Expansion, l’Amour, la Conscience, le Service et l’Amour de toute l’Humanité. Aimez et servez tous les êtres ! »

Merci beaucoup.

Dr Samuel Sandweiss

Heart 2 Heart
Revue Prema 70