QUAND LE SEIGNEUR CHUCHOTE…

Mlle V. Aruna



Commencez une prière et vous avez fait s’élancer un oiseau le bec dirigé vers le ciel.

Observez-le percer la voûte du ciel.

En reconnaissant vos prières sincères, le Ciel vous donne une petite tape… Mlle V. Aruna, une ancienne étudiante du campus d’Anantapur de l’Université Sri Sathya Sai raconte comment elle a fait l’expérience de cette petite tape affectueuse…

(Tiré du numéro de juin 1994 du Sanathana Sarathi)

C’était l’une de ces journées où je me trouvais dans un groupe de bonnes amies à moi, travailleuses et aimant s’amuser. Il était six heures du matin, lorsque le sifflet du professeur se fit entendre sur le terrain. Des pas dynamiques se hâtèrent vers le terrain tranquille, un magnifique tapis vert dominé par la colline en forme de lion. Le jour précieux s’était levé. Les rayons du soleil devaient encore apporter leur gloire nouvelle   dans le cercle des magnifiques montagnes éclairées par la lueur d’une aube naissante. Une brise fraîche soufflait dans le ciel matinal.

La Rencontre Sportive Annuelle allait bientôt arriver. Nous savons toutes que notre Seigneur désire la perfection ainsi que l’esprit d’équipe pour le plus petit numéro que nous Lui présentons. Près de quinze jours avaient passé et nos professeurs faisaient de leur mieux pour obtenir la coordination et la perfection dans les « formations » que nous allions présenter. Tout effort paraissait vain, spécialement avec un groupe de 500 étudiantes qui n’étaient pas seulement enthousiastes, mais aussi joueuses et pas très sages. Malgré nos limites, nous étions toutes persuadées de faire de notre mieux le jour J.

Après deux jours supplémentaires, nos performances n’étaient toujours pas à la hauteur des attentes de nos professeurs. Nous priâmes silencieusement dans nos cœurs : « Dieu, s’il Te plaît, aide-nous à réaliser le numéro parfaitement. » Eh bien, nos prières furent entendues ! Dieu sait comment enseigner et le timing précis pour le faire.

Dieu choisit ce matin serein pour nous murmurer Son message. Nous étions encore en train de nous préparer à nos places respectives, quand le ciel changea brusquement. Le soleil levant diffusa ses rayons rosés et dorés dans le ciel. Une brise fraîche caressa nos visages et bientôt, chacune d’entre nous regardait en l’air, saisie d’admiration et d’émerveillement.
Ce fut une vision incroyablement grandiose. Des centaines de grues blanches magnifiques volaient en formation impressionnante, du nord au sud, juste en dessous des nuages. Elles semblaient innombrables…

J’étais immobile, bouche bée devant la vision exaltante des grues volant en formation parfaite. Nous étions toutes saisies d’émerveillement et d’admiration respectueuse face à la gloire de Dieu et de la nature. Nous comprîmes parfaitement le sens de ce que Dieu nous chuchotait. Si des petits oiseaux, par milliers, peuvent voler dans une formation d’un ordre parfait, pourquoi pas nous ? Nos doutes disparurent sur le champ. Nous savions que nous pouvions le faire.

Je pensai en moi-même : « Dieu aime Ses enfants. Il leur envoie toujours secrètement Ses bénédictions et Ses messages – surtout par la nature environnante. « Ainsi, Il ne peut pas réellement nous manquer. Il est toujours avec nous…et c’est effectivement cette Présence bienveillante qui nous accompagna, nous, Ses enfants, le jour J de notre représentation !

LA TOUCHE DIVINE

Un épisode captivant des soirées glorieuses à Prashanti Nilayam décrivant la touche fascinante de la Divinité qui élève les cœurs et les esprits à des hauteurs euphoriques…narré par Graciela Busto, d’Argentine, dans le Sanathana Sarathi d’avril 1996.

…Cet après-midi, quelque chose d’inhabituel se passe. Swami parle brièvement à Ses étudiants ; ensuite, un étudiant s’avance et après avoir embrassé les Pieds de Baba, il repère un emplacement devant ses camarades et commence à parler. Une des dames assises près de nous signale que les étudiants avaient préparé des histoires sur certains épisodes du Mahabharata qu’ils présentent de manière à nous montrer comment les mettre en pratique dans leurs propres vies. Un par un, ils font leur exposé et une fois leur présentation terminée, Baba les félicite. A présent, un élève âgé d’une dizaine d’années monte sur le banc qui sert de podium, d’où il peut faire son exposé. Il parle pendant quelques minutes, mais soudain il s’arrête, réfléchit un instant et recommence, puis se tait, tout chagriné. Il a oublié son texte. Il se rend ensuite près de Baba, Le regarde avec son visage tout déformé et il se met à pleurer.

A cet instant, Swami sourit, rempli d’un incroyable amour, s’approche de lui et réconforte l’enfant en le serrant et en lui donnant quelques tapes dans le dos. Toutefois, l’enfant n’en tire aucune consolation ; il avait préparé son exposé pendant des jours et maintenant, il oublie tout ainsi et devant Baba !

Swami comprend l’état d’esprit de l’enfant. Il prend la main du garçon, la regarde avec  étonnement et lui demande à voix haute pour que tout le monde puisse L’entendre : « Mais qu’as-tu fait de la bague que Je t’ai donnée ? » Surpris, l’enfant cesse de pleurer et répond : « Non, Swami, Tu ne m’as jamais donné de bague. » Swami insiste : « Dis-moi ce que tu as fait de la bague ? » Cela étant, l’enfant se concentre pleinement sur cette nouvelle question et répond, son visage proche de celui de Swami : « Tu ne m’as jamais donné de bague, Baba, jamais ! »

« Tu dis que Je ne t’ai jamais donné de bague ? », dit Swami en souriant, tout en esquissant le geste prémonitoire d’un cadeau divin devant l’étudiant ébahi. Le processus culmina dans la manifestation d’une bague qu’Il plaça immédiatement à la main droite de l’étudiant. Après quoi, Swami demanda à l’enfant de continuer son exposé, ce qu’il fit, sans aucune faute, ayant pleinement récupéré de son ancienne amnésie.

Ce qui s’est passé n’est qu’un court épisode pendant l’un des nombreux après-midi à l’ashram. Encore une nouvelle Lila de Bhagavan ! Toutefois, celle-ci montre clairement la sensibilité de l’Avatar, la dimension de Son amour. Le besoin de Son amour prime sur tous les autres besoins. Il ne réprimanda pas l’étudiant et Il ne l’a pas renvoyé à sa place, parmi les autres étudiants. De plus, Il l’a aidé à surmonter son problème, Il a travaillé sur lui, Il l’a encouragé et Il a augmenté son amour-propre. Ensuite, Swami paracheva par un don royal et il reçut une nouvelle occasion de parler.

Je suis sûre que pour cet enfant, cette bague représentera toujours un symbole de la vérité coulée dans les paroles de Swami : « Dieu est amour ; vivez dans l’amour ».


Sai Spiritual Showers
15/11/2007