LA PETITE FILLE ET LA FÉE



Il y a une fable merveilleuse à propos d’une petite orpheline qui n’avait pas de famille ni personne pour l’aimer. Un jour où elle se sentait particulièrement triste et solitaire, elle traversait une prairie, lorsqu’elle remarqua un petit papillon inextricablement pris dans un buisson d’épineux.

Plus le papillon s’efforçait de se libérer, plus les épines transperçaient son corps fragile. La petite orpheline libéra doucement le papillon de sa prison. Au lieu de s’envoler, le petit papillon se transforma en une belle et bonne fée. La petite fille se frotta les yeux, toute incrédule.

« Pour ta merveilleuse bonté », dit la bonne fée à la petite fille, « je t’accorderai un vœu ». La petite fille réfléchit pendant un instant et puis répondit : « Je veux être heureuse ! »

La fée dit : « Très bien ! », puis se pencha vers elle et lui murmura quelque chose à l’oreille. Puis la bonne fée disparut. La petite fille grandissait et il n’y avait personne d’aussi heureux qu’elle dans le pays. Tout le monde lui demandait le secret de son bonheur. Elle se contentait de sourire et de répondre : « Le secret de mon bonheur, c’est que j’ai écouté une bonne fée, quand j’était petite. »

Une fois qu’elle fut devenue très âgée, sur son lit de mort, tous les voisins se réunirent autour d’elle et ils craignaient que son fabuleux secret du bonheur ne périsse avec elle.

« Dites-le nous, s’il vous plaît », implorèrent-ils, « dites-nous ce que la bonne fée vous a dit. »

L’adorable vieille dame sourit simplement et dit : « Elle m’a dit que chacun, peu importe son assurance apparente, peu importe son âge, sa richesse ou sa pauvreté, avait besoin de moi. Aussi, je fais autant de bien que je le puis, chaque fois que je le peux. »


Tiré de East and West Series, juin 2006

Heart2Heart – Octobre 2007