COMMENT BABA M’A RÉINVENTÉE

Par Mme Szilvia Szawaz, Hongrie



Après avoir travaillé en tant que directrice de marketing pendant de nombreuses années, Szilvia, à présent femme au foyer et mère, se donne complètement au travail de Sai – traduire des livres, organiser des programmes et des réunions pour les nouveaux venus et diriger un cours de conscience de soi. Elle est membre d’un Centre Sai depuis 2001, elle dirige un centre depuis 2003 et elle a été nommée Coordinatrice Nationale de la Hongrie, en 2006. Alors qu’elle se trouvait récemment à Prashanti Nilayam (en décembre 2007) avec le groupe hongrois, Heart2Heart l’a contactée et voici des extraits de cette conversation intéressante sous la forme d’un article.

Quand je suis née à Budapest, en Hongrie, en 1976, le régime communiste était d’application. Avec comme conséquence que la vie était très simple et que nous n’avions pas beaucoup de choses à acheter. D’une certaine façon, c’était sain pour la vie de famille, parce que nous étions protégés de beaucoup de désirs et de tentations qui ont inondé l’Occident.

Grandir durant une période éprouvante

Dans ma famille, j’avais mon frère qui était plus âgé que moi et nous avons grandi sans beaucoup de problèmes ; nous avions une bonne relation avec nos parents. Mais à 14 ans – un âge où les adolescents changent beaucoup, spécialement en Occident – je me sentais un peu étrange, parce que je découvrais que j’avais une façon de penser différente. Je ne trouvais pas satisfaisants les modes de la société et je voulais trouver ma propre manière d’être heureuse. J’avais l’impression que quelque chose manquait. A cette époque, en Hongrie, le communisme touchait à sa fin ; tout le pays connaissait une transformation radicale et je changeais aussi. Après 40 ans de communisme, tout le monde recherchait quelque chose de neuf et en tant qu’adolescente, je pouvais moi aussi ressentir cette excitation et ce désarroi.

Dans mon école, les professeurs voulaient que les étudiants leur obéissent au doigt et à l’œil. Mais j’étais un peu rebelle et ceci posait des problèmes. Bien que j’étais une enfant talentueuse, je ne me sentais pas à mon aise dans ce système éducatif, car je sentais très profondément que quelque chose manquait. Maintenant, bien sûr, je sais que nous avions ignoré nos valeurs humaines fondamentales. Mais à ce moment-là, je ne pouvais pas m’imaginer ce qui pourrait  combler mon vide. Ma vie connaissait une absence d’harmonie totale, que ce soit à l’école, avec les amis ou ailleurs.

Trouver la voie de l’auto-investigation

Mais il y a quelque chose qui m’a sauvée. J’avais un professeur, une gentille dame qui nous enseignait comme Platon et Socrate en nous posant toujours des questions et en encourageant l’interaction. J’aimais réellement ses cours de littérature. Maintenant, si je regarde en arrière, je pense que ce fut la base de ma future recherche intérieure. Elle nous faisait toujours nous questionner et chercher, et c’était très bon pour moi, parce qu’alors, je me suis mis à chercher en moi-même « Pourquoi est-ce que je fais certaines choses ? », « Pourquoi est-ce que j’agis ainsi ? » Ce fut le commencement de ma quête et du voyage intérieur. Cela m’a aidée à comprendre les gens et le plus important, à me comprendre moi-même. Je ne savais pas alors que c’était une dame très spirituelle. Aujourd’hui, je lui suis très reconnaissante, parce que ce qu’elle a fait alors est ce que chaque professeur devrait faire avec ses étudiants.

Les « plaisirs » de la liberté

Lorsque le pays s’ouvrit trop rapidement, la société s’occidentalisa vigoureusement. Finis les jours de moindre choix et de liberté limitée ! Maintenant, tout le monde pensait qu’il serait le plus heureux au monde, parce qu’il y avait tant de choses à acheter. Chacun essayait des choses nouvelles et je n’étais pas une exception. Je sortais avec des amis et j’allais en boite, je consommais de l’alcool, j’essayais les drogues, etc. – je ne voulais rien manquer de ce qui était « fun ». Beaucoup de choses variées arrivaient en Hongrie – brusquement, et pendant quelques années, je pensai que tout cela était très excitant.

Mais à l’aube de mes 20 ans, il me manquait toujours quelque chose ! Je ressentais un vide profond à l’intérieur. J’avais commencé à travailler à l’âge de 17 ans et j’avais refusé d’entrer à l’université, parce que je pensais qu’elle serait trop restrictive. J’entrai dans les médias et j’appris comment vendre de la publicité dans les journaux et j’étais très compétente dans mon travail. Je devais appeler des firmes et leur conseiller les meilleurs moyens pour vendre leurs produits.
A l’époque, c’était un nouveau concept et les grosses firmes n’avaient pas d’agence de publicité, aussi écoutaient-elles mes conseils sur la façon de dépenser leur argent. J’ai gagné beaucoup et avec cela, la liberté est venue. Je voulais être indépendante vis-à-vis de ma famille. J’ai donc épargné de l’argent et je me suis acheté mon propre appartement. J’ai aussi voyagé beaucoup dans des pays différents, car je cherchais quelque chose qui pouvait apaiser mon manque d’harmonie intérieure. Les cinq années qui ont suivi, j’ai exploré beaucoup l’extérieur, car je pensais que c’était là que mon bonheur se trouvait.
Captivée par l’amour pur

A 21 ans, j’ai lu un livre très connu, La Prophétie des Andes, écrit par un Américain, James Redfield, qui a touché mon cœur et qui m’a appris à regarder à l’intérieur. C’était le premier pas et après, j’ai lu beaucoup de livres spirituels.  Intuitivement, je me sentais « chez moi », avec les idées et les philosophies que certains de ces livres évoquaient. Je me suis  plus intéressée à cette ligne de pensée et je suis entrée dans une école métaphysique à l’âge de 22 ans.

Ceci me donnerait une connaissance détaillée, ai-je pensé. Le maître de cette école était un dévot Sai et un jour, il nous a montré une vidéo sur Sai Baba qui s’appelait Pure Love.  Quand j’ai vu cette vidéo, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai beaucoup pleuré. Baba a touché mon cœur instantanément. Alors qu’Il marchait lentement avec de la belle musique en fond sonore, tout mon être a été retourné. J’ai interrogé mon maître : « Qui est cette personne ? Je veux la voir » Il a dit : « Nous partons bientôt en Inde. Tu peux nous accompagner. »

Ainsi donc, à la fin de cette année, en 1999, j’étais à Puttaparthi et j’ai eu mon premier Darshan à une cinquantaine de mètres. Aussitôt que je L’ai entraperçu dans la voiture, je me suis mise à pleurer ! C’était comme si mon cœur s’épanchait. J’ai su de manière très forte que j’étais enfin chez moi. J’étais simplement extatique d’être à Puttaparthi. Il a touché mon cœur tellement profondément.

J’ai compris que j’avais trouvé ce que je cherchais depuis tant d’années à l’extérieur. C’était un moment de grande révélation, parce que ce que j’avais cherché de pays en pays était ici, à Puttaparthi. J’ai commencé à étudier Ses enseignements et à ressentir l’Amour qu’Il est. Imaginez un gosse qui a perdu ses parents dans un grand centre commercial, qui pleure, pitoyablement, qui cherche frénétiquement, quand brusquement, il retrouve sa mère ! C’était le degré d’extase auquel je me situais, quand je suis arrivée à Puttaparthi et quand j’ai vu Baba. Et en lisant plus Ses livres, j’ai compris que je devais changer beaucoup de choses dans ma vie – comment j’agissais, comment je regardais, comment je pensais, tout devait être transformé par l’atelier Sai. Ma vie a subi un revirement complet. J’ai changé d’une manière globale.

Apprentissage à l’école Sai

Je suis restée pendant cinq semaines, lors de cette première visite à Ses Pieds de Lotus et j’ai dû passer beaucoup de temps en introspection. Cela a été un moment douloureux et profond de ma vie, lorsque j’ai finalement dû partir, douloureux, parce que je ne voulais pas retourner dans mon ancien environnement qui ne me procurait pas de bonheur et en même temps profond, parce qu’à présent, j’avais trouvé le but de ma vie. J’avais toujours ressenti que ma vie avait un objectif unique, une grande tâche qui m’attendait, mais je n’avais jamais pu comprendre ce que c’était réellement, quoique j’avais parfois l’impression que quelque chose de bien allait peut-être m’arriver. Mais quand j’ai rencontré Sai Baba, j’ai compris ce que je devais faire – c’est-à-dire, travailler avec des gens. Lorsque j’étais petite, quand quelqu’un m’avait demandé : « Qu’est-ce que tu veux faire, quand tu seras grande ? », j’avais dit : « Je veux travailler avec des gens. » Je ne comprenais pas réellement bien ce que je disais alors, mais tout est devenu clair lors de cette première visite à Puttaparthi.

Quand je L’ai rencontré, j’ai compris que je devais vivre comme Lui. Il était vraiment ce que je recherchais. Il m’a trouvée et Il a donné un sens à ma vie. Je n’ai pas eu beaucoup d’interactions physiques ou d’interviews avec Swami, mais j’ai eu de nombreuses « inner-views ». Je Le sens à l’intérieur de moi, autour de moi et chez moi. Je sais qu’Il est avec moi et qu’Il m’aide dans mon travail et dans chaque situation.
Lorsque nous avons commencé à construire une maison en 2000, Il est venu dans mon rêve et Il a dit : « Je suis très heureux que tu construises. » Construire. Le mot « construire » a deux sens en hongrois. Il veut dire aussi se construire ou s’améliorer. Par conséquent, lorsqu’Il a dit : « Je suis très heureux que tu construises », je me suis réveillée et j’étais remplie de joie.

Parfois, je sens que Dieu me pousse à agir d’une manière que je ne saurais pas par moi-même. Une fois, j’étais assise dans un métro bondé à Budapest. Il y avait un homme qui se tenait debout devant moi et à côté de lui, très près, il y avait une dame. Je me suis rendue compte que la dame était en fait un pickpocket. Je n’étais pas une personne très courageuse ou qui cherchait la confrontation à cette époque, mais sur le moment, j’ai instantanément frappé la main de la dame, quand elle a tenté de voler le portefeuille – ce n’était sûrement pas « moi » qui ai agi, car je n’y avais pas songé. La voleuse a été choquée et elle a immédiatement pris la fuite.

Une autre fois, nous étions dans une remorque qui transportait des piquets de clôture et du fil et mon père conduisait. La charge était très lourde et brusquement, un des pneus a éclaté. Et la voiture est devenue totalement incontrôlable. Nous oscillions sans direction d’un côté à l’autre de la route. Et alors, nous avons vu qu’un autre véhicule s’approchait de nous, par l’avant. Mon père paniquait et j’ai juste prié : « Oh, mon Dieu, s’il Te plaît, aide-moi ! Aide-moi ! » Et l’instant d’après, vous ne le croirez peut-être pas, mais la voiture s’est brusquement arrêtée ! C’était comme si la voiture avait réagi de par elle-même. L’accident avait été évité de justesse. Et la prochaine bonne chose qui nous est arrivée, c’est que les gens dans les voitures qui nous suivaient et qui ne pouvaient pas passer à cause des piquets tombés sur la route sont sortis de leurs véhicules et nous ont aidés de bon cœur à déblayer la route. Il y en avait tant qui voulaient aider ! J’ai été bouleversée et j’ai infiniment remercié le Seigneur.

Pèlerinage gracieux

J’ai ressenti Son Amour dans tellement de situations. L’histoire de la manière dont je suis arrivée à Puttaparthi cette année (en décembre 2007) est également étonnante. Mon mari et moi, nous voulions accompagner le groupe hongrois, mais nous n’étions pas en mesure de nous le permettre, aussi avions-nous renoncé à cette idée. Alors qu’il ne restait plus que deux semaines avant que le groupe ne quitte la Hongrie, j’ai reçu un coup de téléphone de la part de l’une des responsables à Budapest. Elle m’a dit que des membres du groupe avaient récolté suffisamment d’argent pour que j’accomplisse le voyage, car ils sentaient qu’en tant que coordinatrice nationale, je devais faire partie du groupe. Mais ils ne pouvaient payer que mon billet et celui de mon petit garçon. Ils n’avaient pas pu trouver de ressources pour mon mari.

D’un côté, j’étais touchée de ce don de Sai Baba via autrui, je sentais Sa Présence – qu’Il m’appelait à Puttaparthi avec le groupe. J’ai pu apercevoir Baba touchant mon cœur. Mais d’un autre côté, c’était également une situation très difficile. J’étais triste qu’en apparence, Baba n’avait appelé que moi et mon fils et pas mon mari. Il était inquiet, car  mon fils n’a que 15 mois. Il s’est lentement réconcilié à l’idée et il s’est dit : « Si Baba les appelle, je devrais les laisser partir » et il s’est mis à pratiquer le détachement vis-à-vis de moi et de notre enfant.

Notre voyage n’était plus qu’une affaire de sept jours, lorsque j’ai reçu un autre coup de téléphone de la part d’une des dirigeantes du centre, responsable de l’organisation du voyage en Inde. Elle m’a dit qu’une dame avait annulé son voyage en Inde et qu’elle proposait son billet à mon mari ! De plus, nous pourrions payer par versements après notre retour. Et plus tard, quand cette dame a appris que mon mari était concepteur graphique, elle a dit : « Oh, très bien, alors il peut faire un travail pour moi, il ne doit rien payer du tout ! » Ainsi, tout le voyage a été un don de Sai ! Il nous témoigne Son amour de si nombreuses façons, via tellement de gens.

J’ai eu une autre expérience, il y a quelques années, au cours d’une visite antérieure à Puttaparthi. J’avais souvent vu que chaque fois que Swami matérialisait de la Vibhuti, après l’avoir donnée à la bénéficiaire bénie, il acceptait un mouchoir de la Sevadal assise tout près pour essuyer Sa main. J’ai développé un puissant désir d’avoir un tel mouchoir.

Il y avait une dame occupée à la sécurité avec qui nous avions noué des contacts et un jour, alors que nous lui parlions de nos expériences avec Baba, elle nous a invités chez elle. Durant notre conversation chez elle, elle a dit : « Savez-vous ce qui s’est passé ? J’étais assise en fonction dans le Mandir et Sai Baba a matérialisé de la Vibhuti à quelque distance. Mais c’est moi qu’Il a appelée pour Lui donner le mouchoir. Et ceci était inhabituel, parce qu’Il demande toujours le mouchoir à la personne qui est la plus proche de Lui. » Et ensuite, elle nous a montré le mouchoir touché par le Seigneur et elle a dit : « Vous savez, j’aimerais vous le donner. » J’étais ravie. Sai Baba avait exaucé mon souhait le plus profond. Aujourd’hui, si nous avons une maladie, nous mettons ce tissu sacré touché par Sai sur cette partie de notre corps. Il veille sur nous de beaucoup de façons différentes.

Aujourd’hui, si je regarde en arrière et si je considère les huit dernières années de ma vie, c’est-à-dire après mon premier Darshan en 1999, je constate un changement immense dans ma personnalité. Je suis devenue plus calme et plus amicale. Je ne suis plus arrogante ni hautaine. J’ai compris que je n’étais pas différente des autres et que tout ce dont j’ai besoin, c’est d’être humble. Et le plus important, si j’ai des talents, je dois les utiliser pour aider les autres et non pour mes propres ambitions et désirs personnels.

Un signe de responsabilité

Comment je suis devenue la coordinatrice nationale de la Hongrie est également une histoire intéressante. Quand je suis retournée au pays après le premier voyage, je suis entrée dans l’Organisation Sai et j’ai travaillé dur pour traduire beaucoup de livres anglais en hongrois.
La fondatrice de l’Organisation était une dame qui a servi comme coordinatrice nationale pendant 13 ans. Auparavant, elle avait longtemps vécu en Australie, mais après avoir vu Bhagavan, elle avait senti qu’elle devait introduire Son message dans son pays et par conséquent, elle était rentrée en Hongrie et elle avait démarré l’Organisation Sai.

Après avoir été responsable pendant une si longue période, elle sentait qu’il était temps pour elle d’avancer, mais elle ne pouvait trouver personne qui savait parler anglais, qui travaillait dur et qui avait aussi d’autres qualités exemplaires. Mais après m’avoir connue pendant un certain temps, elle a pensé que j’étais la bonne personne ; cependant il a fallu quelques années avant que je ne puisse remplir la fonction. (Il me fallait aussi un minimum de deux ans d’expérience en tant que dirigeante de centre).

Avant d’endosser la responsabilité, je suis venue à Puttaparthi avec mon mari en 2005 et je me demandais : « Suis-je la bonne personne pour ce job ? » Je voulais l’avis de Swami et je cherchais un signe divin le confirmant. Un jour, au Mandir, la coordinatrice nationale de la Belgique m’a vue assise dans le public et elle m’a appelée à la place réservée aux coordinateurs où elle se trouvait et elle m’a dit : « Pourquoi es-tu assise là-bas, Szilvia ? » A cette époque, j’étais coordinatrice nationale adjointe. « Ta place est ici, en tant que coordinatrice, pourquoi ne viens-tu pas t’asseoir devant avec nous ? » Pour moi, c’était un signe de Swami que je devais endosser le nouveau rôle. Et la dame fondatrice a dit : « Vous êtes la bonne personne. Soyez courageuse. N’ayez pas peur. » J’y suis allée et j’ai demandé la permission de m’asseoir avec les coordinateurs nationaux et au fil du temps, Swami m’a aidée à avoir plus confiance en moi et à entendre Sa voix à l’intérieur.

Écouter le vrai Soi

Je suis passée par un processus où j’ai dû apprendre à faire confiance à ma voix intérieure et à ma conscience. Un jour, j’étais assise au premier rang et j’ai vu une Brésilienne qui arrivait toujours en retard et qui s’asseyait à l’arrière pour le Darshan. J’avais l’impression que je devrais lui céder ma place, parce que je pensais qu’elle avait peut-être une raison authentique d’être en retard. J’étais encore un peu confuse et je demandai à Sai Baba à l’intérieur : « S’il Te plaît, Sai Baba, montre-moi si ce que je fais est juste en lui cédant ma place. Ouvre Ta vitre pendant le Darshan et regarde-moi, si c’est juste. »

Et quand Baba est sorti après quelques minutes, Il a abaissé Sa vitre et Il m’a regardée droit dans les yeux ! J’ai compris instantanément que ce que je ressentais à l’intérieur était juste.

Plus tard, j’ai rencontré cette dame et j’ai appris qu’elle était médecin et qu’elle était très occupée par ses patients à l’hôpital général. J’ai alors été tout à fait convaincue que je devais toujours avoir confiance en moi et suivre mon cœur.

Il y a eu une autre situation qui s’est produite après quelques semaines, concernant une dame sur le point de quitter Puttaparthi. J’étais de nouveau au premier rang et j’avais le sentiment que je devrais lui céder ma place. Mais une autre dame m’a dit de renoncer à l’idée et convaincue par elle, je n’ai pas bougé. Quand Swami s’est approché de l’endroit où j’étais assise, Il a brusquement tourné Son visage de l’autre côté et après m’avoir dépassée, Il s’est de nouveau tourné de mon côté. Pour moi, c’était un signe certain que je n’avais pas accompli ce qui était juste. J’ai appris de nouveau à écouter ce qu’Il me dit de l’intérieur – ma conscience. Je ne devrais pas écouter les autres. Il est en moi, Il me guide et Il m’enseigne. Je sens qu’Il m’oriente à chaque instant. Cette confiance en moi m’a aidée à accomplir ma tâche de coordinatrice nationale avec plus d’assurance. J’ai aimé faire des exposés pendant notre réunion des jeunes l’année passée (2006). Nous avons eu des cours sur la spiritualité dans le mariage et sur la manière dont Sai Baba nous guide dans nos vies pour progresser ensemble sur la voie spirituelle.
A Budapest, nous avons pu entreprendre de nombreuses activités de service. Par exemple, l’année passée, nous avons construit une maison pour une pauvre dame qui habite la campagne. Nous avons travaillé dur ensemble et nous avons tout fait nous-mêmes.

Nous donnons aussi de la nourriture aux sans-abri et nous visitons les personnes âgées, nous leur parlons, nous mettons en scène un programme pour leur apporter de la joie et nous leur offrons les articles dont ils ont besoin. Dans d’autres villes, nous travaillons avec des orphelins en leur proposant un programme de sports et des activités d’artisanat, et des familles pauvres se voient octroyer des moyens pour gagner leur vie et pas simplement de la nourriture.

Swami continue de nous tester et de nous enseigner de multiples façons. Pour ce pèlerinage (décembre 2007), nous sommes venus avec un vaste programme de chants pour Lui. Nous nous sommes beaucoup exercés, mais pour une raison que Lui connaît parfaitement, nous n’avons jamais reçu l’opportunité de l’exécuter devant Lui.

Mais nous avons accepté ceci comme étant Sa Volonté. De plus, plus que des chants, ce qu’a fait pour nous ce programme musical était formidable, parce que, pendant de nombreux jours, nous avons chanté ensemble, nous nous sommes exercés ensemble et nous avons travaillé dur ensemble. Ceci a créé en nous un magnifique esprit d’équipe. Et c’est certainement un gros plus pour l’Organisation. Maintenant, tout ce que je veux, c’est être un bon instrument entre Ses mains et trouver Dieu en moi-même.


Heart2Heart
Janvier 2008