TRANSFORMATION INCROYABLE
ET MIRACLE DIVIN



Par l’unité, la pureté et la Divinité à Melakavatti dans le Tamil Nadu

A dix kilomètres d’Ooty, dans le Tamil Nadu, en Inde, se trouve le village de Melakavatti sur la route entre Ooty et Nanjanadu. Entourant cette vallée, il y a des collines brumeuses, couronnées par des nuages qui offrent une vision panoramique du meilleur de la nature vert émeraude.

Les pentes des collines sont fortement boisées et la brume mouvante semble jouer à cache-cache entre elles. Trois cent familles vivent dans ce village verdoyant.

Les Organisations Sri Sathya Sai de Seva des Nilgiri choisirent ce village pour un seva de trois ans avant le 80ème anniversaire de Bhagavan.

Elles n’auraient pas pu se rendre compte que c’était la Main Divine qui avait sélectionné ce village, puisqu’un Leela devait s’y jouer.


Une femme paralysée et brisée dont on ne s’occupait pas

C’est en janvier 2003 pour l’inauguration des activités de Seva du village que les membres du Samithi d’Ooty conduisirent un Nagara Sankirtam au petit matin.

Après le Nagara Sankirtam, ils visitèrent chaque maison et distribuèrent une photo de Swami, un laddu et de la vibhuthi comme prasad. Au bout d’une ruelle, ils pénétrèrent dans une vieille maison délabrée pour offrir le prasad. Ce qu’ils virent les ébranla jusqu’au cœur même de leur être. Sur le sol humide gisait une dame plus toute jeune sur de la toile de jute. Où qu’ils tournent leur regard, leurs yeux ne rencontraient que des signes de pauvreté abjecte et de négligence. Quelques villageois qui les avaient accompagnés expliquèrent la situation pitoyable de cette dame.

Elle était très pauvre et orpheline de longue date. La petite parcelle de terrain dont elle avait hérité était la source d’un maigre revenu qui lui permettait de joindre les deux bouts.

N’ayant pas de proches parents pour organiser son mariage, elle était restée vieille fille et brusquement, à l’âge de 30 ans, elle avait perdu l’usage de ses deux bras et de ses deux jambes.


Début du seva divin

Le Président de District et d’autres membres de l’Organisation qui entendirent ces détails pathétiques furent profondément touchés. A la seconde même, ils se décidèrent à l’adopter et à prendre soin d’elle. Immédiatement, ils achetèrent un lit, un matelas et des couvertures.

Ils décidèrent que tous les jours, un membre apporterait de la nourriture et passerait la journée entière avec elle pour s’en occuper. C’est ainsi que débuta ce seva divin.


Les cœurs des villageois s’éveillent…

Au fur et à mesure que les mois s’écoulaient, la conscience collective du village s’éveilla. Les villageois eurent honte qu’au nom de Sri Sathya Sai Baba, des volontaires venaient de la lointaine Ooty pour s’occuper de la vieille dame paralysée qui avait toujours vécu parmi eux, totalement négligée par eux.

Ils sentirent que c’était leur devoir impérieux de s’occuper de la dame. Tout doucement, leurs cœurs et leurs esprits se modifièrent et la bonté et la compassion pénétrèrent dans leurs cœurs. En conséquence, le panchayat (comité directeur) du village se réunit.

Chacun communiqua son appréciation à propos du seva continu qui avait eu lieu par tous les temps. Les membres du samithi d’Ooty n’avaient jamais failli dans le Sai seva qu’ils avaient entrepris, bien qu’ils devaient parcourir 20 km aller et retour. Les villageois décidèrent que dorénavant, ils se chargeraient de prendre soin de leur voisine qu’ils avaient négligée jusque là.

Trente personnes se portèrent volontaires pour s’occuper d’elle. Chaque jour du mois était donc couvert et la date particulière de chaque famille était inscrite sur un papier qu’elles conservaient près d’une photo de Bhagavan dans leur pièce réservée à la Puja, comme une offrande aux Pieds du Seigneur Sai.

Le service continua et les membres du samithi continuèrent à s’impliquer et à venir en aide, si besoin était. L’enthousiasme à servir se propagea et bientôt, tous les villageois voulurent faire quelque chose !


L’idéal du seva se répand…

Ils entreprirent la rénovation de sa maison, bétonnant le sol, peignant les murs et réparant le toit. Elle gagna un nouvel aspect et elle blinquait à cause de l’amour et du service provenant de cœurs généreux. Ils commencèrent à cuire ses repas dans la cuisine rénovée et elle put ainsi manger chaud, un changement bienvenu pour elle dans le froid climat d’Ooty.

Une compétition saine s’engagea entre les villageois, à tel point que chaque mois, il fallait tirer au sort pour désigner les trente familles qui s’occuperaient du seva pour la dame paralysée. Toutes les activités importantes du village n’avaient plus lieu que dans sa maison. Elle était devenue un symbole de leur unité, de la pureté de leurs cœurs et de l’enthousiasme à servir qui émane de cette pureté.

La maison sombre et lugubre avait été transformée en un centre rutilant pour toutes les activités de Melakavatti. Le village autrefois divisé par l’égoïsme, les conflits d’ego et l’indifférence, se rassembla autour de l’amour du service prodigué à la vieille dame longtemps négligée. C’est ainsi que s’établit le lien qui les rassembla tous dans l’unité et qui propagea la pureté parmi eux. La divinité pouvait-elle être loin ?


La maison de la dame…le centre du village

En septembre 2004, les samithis du district des Nilgiri projetèrent d’organiser des bhajans dans 80 villages. Le tour de Melakavatti vint et tous les gens acquiescèrent pour que les bhajans aient lieu dans la maison de cette dame qui était devenu le point focal de toutes leurs activités.

En conséquence, une shamiana bien décorée (abri provisoire) fut érigée devant sa maison et les bhajans débutèrent le soir. Tous les villageois participèrent avec beaucoup d’enthousiasme et de ferveur dévotionnelle. Les chanteurs de bhajans d’Ooty étaient totalement absorbés dans le chant de la louange du Seigneur qui avait réunifié le village.


Le miracle divin inattendu !

En cet instant doré, quelque chose de capital, quelque chose de miraculeux, quelque chose de totalement inattendu se produisit. Cette dame de 50 ans qui n’avait plus aucune sensation dans les mains ni dans les jambes et qui avait été confinée dans son lit durant les 20 dernières années se dressa brusquement, sans l’aide de qui que ce soit ou sans que qui que ce soit n’en soit conscient pour s’asseoir sur le lit. Doucement, elle posa les pieds par terre et elle se mit debout ! Elle bougeait aussi les mains. Elle se dirigea vers l’endroit où l’on chantait les bhajans devant la photo de Bhagavan.


Tout le village était absorbé dans les bhajans et ignorait tout du miracle qui était en train de se passer dans la maison. Tout à coup, ils la virent arriver sur le devant de la maison sans aucune aide et lever les bras en signe d’hommage au Seigneur visible et se mettre à danser extatiquement. Les chanteurs de bhajans, les membres du samithi et les villageois furent tous frappés de stupeur en voyant cette dame qui dansait sous leurs yeux et quelque chose comme ceci doit avoir traversé leurs esprits : « Sai Bhagavan ! Comment est-ce possible que cette dame qui est restée paralysée pendant 20 ans danse aux rythmes des bhajans, si ce n’est par Ta grâce ? Tu es effectivement présent ici, Tu as pris le village entier sous Ton aile et Tu opères des miracles. La transformation complète de ce village est due à Ta grâce, à Ta miséricorde et à Ta compassion illimitées. »

La dame expliqua à l’assemblée stupéfaite que Swami lui était apparu en rêve, la nuit précédente, et qu’Il lui avait massé les mains et les jambes, effaçant ainsi sa paralysie.


L’incroyable transformation du village

Aujourd’hui, les trois cent familles sont unies en une seule famille Sai. L’unité a conduit à la pureté qui s’est transformée en divinité. Le chef du village qui fut choqué par ce qu’il vit décida sur le champ qu’il ne toucherait plus jamais à une bouteille d’alcool dans ce village où Dieu était présent. C’était un alcoolique invétéré depuis des lustres !

Ainsi, la paralytique marche !

L’alcoolique renonce à l’alcool au pied levé !

L’unité prévaut dans un village divisé et les cœurs purs sont des temples où Bhagavan est intronisé !

De quelle autre preuve a-t-on besoin pour reconnaître la présence du Seigneur tout de compassion ?

Un petit commentaire additionnel à ce qui précède est que le nom de la dame est Subbi, petit nom de Subbamma !

Un regard au visage rayonnant de cette dame et une visite suffisent à ses voisins pour rentrer chez eux illuminés de joie et de paix.

Le lieu où le Seigneur a pris résidence est certainement un endroit rempli d’Ananda et de paix éternelles.


Avec la gracieuse permission de Sai Samarpan

Heart2Heart
Janvier 2006