« SON AMOUR… TOUT AU LONG DE MA VIE »

Mme Geeta Mohan Ram



Mme Geeta Mohan Ram est issue d’une famille qui est associée à Swami depuis les quatre dernières générations. Elle est la fille du Dr. Padmanabhan, un ardent dévot et une figure familière de l’ashram de Brindavan à Bangalore. Son arrière-grand-père, M. Seshagiri Rao vint à Swami en 1943 et il fut le prêtre du temple de Prashanti Nilayam pendant de nombreuses années. Etant venue à Swami à un âge très tendre, la vie de Mme Geeta Ram est remplie de merveilleuses expériences avec Sai et d’incroyables anecdotes qui sont à la fois intéressantes et éclairantes. Actuellement, elle vit à Washington, aux Etats-Unis.

Ceci est une causerie que nous avons diffusée sur Radio Sai, il y a quelque temps. Truffée d’exemples merveilleux, nous l’avons divisée en deux parties pour en faciliter la lecture.


PREMIERE PARTIE


Chaque fois que je parle de mes propres expériences, de l’enfant qui a grandi à Ses Pieds ou de ma jeunesse ou de l’âge adulte, je remonte toujours le temps et je me réjouis de ces épisodes. J’ai eu la chance de naître dans une famille où mon arrière-grand-père rencontra Swami en 1943 et depuis lors, nous avons eu la bonne fortune de profiter de Sa présence physique, puisque nous vivions à Bangalore.


Le premier épisode…

Dans mon enfance, il fallait presque 11 heures pour se rendre à Puttaparthi par train, bus, char à bœuf, puis en marchant et en traversant la rivière. Nous avions Swami avec nous de six heures du matin jusqu’à 10 heures du soir. En fait, ma grande-tante disait à Swami : « S’il Te plaît, va-t-en maintenant, nous devons faire notre ménage. Tu es toujours avec nous et nous ne pouvons pas laver nos vêtements. » On dirait un rêve.

Maintenant, Il nous dit : « Mes bénédictions vous accompagnent, vous pouvez partir, maintenant. » A cette époque, Il nous appelait et disait : « Restez un jour de plus. » A présent, je vais partager avec vous le premier épisode – sans lequel je ne serais pas en train de parler devant vous aujourd’hui, si ce n’était par Sa Grâce, il y a un mois.

Le 22 novembre, le mois passé, dans notre Centre Sai de South Bethesda, nous avions prévu un grand programme de quatre jours pour l’Anniversaire de Swami, le week-end de Thanksgiving. Notre programme devait commencer le 23 après-midi et donc, le 22 au soir, j’étais très occupée. A cette époque, j’étais la coordinatrice Education et comme c’était un grand programme, j’avais été très occupée pendant trois mois à préparer les enfants.

Vol au distributeur automatique de billets

Le 22 après-midi, vers 17h30, je décidai d’acheter des fleurs et des fruits pour ma puja matinale, ainsi je me rendis dans un magasin qui se situe dans une importante zone commerciale. Il y avait beaucoup de gens qui faisaient leurs emplettes pour Thanksgiving et en chemin, je me dirigeai vers un distributeur automatique de billets. Je garai ma voiture pour aller retirer de l’argent et j’ouvris la portière pour sortir, mais dans le même temps, un homme arriva en courant de la zone herbeuse située derrière moi, ouvrit la portière arrière de ma voiture et entra. Il mit son bras gauche autour de moi et dans sa main droite, il tenait un couteau qu’il plaça contre ma gorge et il dit : « Démarre, démarre, démarre ! »

Je ne pouvais pas démarrer la voiture, puisque je n’avais pas fermé la portière, aussi je dis : « Écoutez, si c’est l’argent que vous voulez, je vais vous le donner. » Il dit : « Non, vous ne voyez pas qu’ils sont à mes trousses ? Démarrez ! »

Je dis : « Laissez-moi fermer la portière « et la grâce de Swami se matérialisa pendant cet intervalle. A cause de ce délai, deux voitures de police qui apparemment le poursuivaient bloquèrent ma voiture des deux côtés. Six policiers se dirigèrent vers ma voiture. Mais quand ils se rendirent compte qu’il tenait un couteau contre ma gorge, ils s’arrêtèrent à cinq mètres de ma voiture pour pouvoir le voir et pour qu’il puisse les voir.

Je ne pouvais pas le voir, mais j’ai une petite photo de Swami collée à mon pare-brise et j’avais ma main contre. Alors que les policiers approchaient, je commençai à lui parler : « Écoutez, si vous me faites quoi que ce soit, vous aurez des problèmes – vous serez en prison pour la vie. Mais si vous vous rendez maintenant, vous ne serez en prison que pour 2 ou 3 ans. Vous ne pouvez pas vous enfuir de la voiture et je ne peux pas vous emmener – aussi ne pensez-vous pas que vous devriez vous rendre ? »


« Comment va Geeta ? »

Il y eut une pause et puis il dit : « Comment se fait-îl que vous n’ayez pas peur ? »

Je dis : « A quoi servirait-il d’avoir peur ? Vous avez un contrôle total sur moi et je ne peux rien faire. Si c’est mon temps de partir, alors je le dois. Mes enfants sont très bien installés, mais vous ne pourrez aller nulle part, aussi il vaudrait mieux pour vous que vous vous rendiez. » Il y eut une nouvelle pause et bien entendu, pendant tout ce temps-là, c’était Swami qui parlait à travers moi.

Alors, il dit : « OK », il ouvrit la portière, mit les mains en l’air et se dirigea vers les policiers. Un peu plus loin, les policiers le tabassèrent et c’était terrible de voir la police tabasser un être humain qui s’était soumis.

Ils le tirèrent et le jetèrent dans la voiture de police, puis deux policiers vinrent s’enquérir pour voir si j’allais bien. Mais je leur demandai pourquoi ils devaient le traiter de cette façon, alors qu’il s’était soumis et comment la loi fonctionne, si un avocat l’assiste. Ils devaient tous penser que j’étais un peu folle ou que j’avais des sympathies déplacées, alors que j’étais censée m’inquiéter d’un avocat pour moi-même. Puis, bien sûr, ils commencèrent à m’interroger pour savoir ce que je lui avais dit pour qu’il ouvre la portière et qu’il se rende.

Alors, je leur expliquai tout ce qui s’était passé et ils ne pouvaient pas le croire. Voilà ce qui s’est passé ce jour-là. Je crois que j’ai toujours été un enfant à problèmes pour Swami. En fait, Swami m’a dit une fois en plaisantant : « Tout le monde célèbre Mon Anniversaire et tu me donnes toujours du travail le jour de Mon Anniversaire. »

Il s’avéra que mes parents se trouvaient à Parthi, le 24 et ils ignoraient ce qui s’était passé. Ce jour-là, alors que ma mère était assise pour le Darshan, Swami vint vers elle et lui demanda : « Comment va Geeta ? »

Elle dit : « Elle va très bien, Swami. Elle va bien. »

Puis Swami dit : « Oh ! Elle va bien ? »

Ma mère était interloquée, parce qu’elle réalisa que Swami savait quelque chose à mon sujet. Elle dit alors : « Swami, je lui ai parlé le 10 et elle allait bien alors, après quoi je n’ai plus eu de contact avec elle. »

Puis, Swami lui dit : « Maintenant, elle va bien. »

Elle pensa que peut-être j’avais été malade et qu’à présent, je devais aller bien. Ainsi, quand elle revint de Puttaparthi, je lui racontai l’incident et elle réalisa alors ce que Swami avait tenté de lui dire, ce jour-là.


Swami est toujours avec nous

Quand Swami retourna à Brindavan, le 2 décembre, mon père était là – c’est l’homme qui suit Swami et qui porte les lettres. Swami lui décrivit tout ce qui m’était arrivé. Puis Swami dit : « Elle est folle, elle est toujours folle, elle demandait un avocat pour ce type. » Là où je veux en venir ici, c’est que Swami est toujours avec nous et qu’Il prendra soin de nous, mais parfois, nous ne le savons pas ou nous ne le croyons pas, parce que la qualité de la vie que nous menons n’est parfois pas à la hauteur des attentes de Swami. Ainsi, des choses comme celles-ci nous rassurent sur le fait que Swami est toujours avec nous et qu’Il est au courant de chaque pensée, de chaque parole et de chaque action.


Telle est la vie – Un jeu de l’oie

A cette époque, Swami venait séjourner chez nous à Bangalore et Il faisait partie de notre famille. Pendant de nombreuses années de mon enfance, Il fut un oncle merveilleux pour moi. Le soir, Il parlait avec les aînés, mais Il avait également un temps spécial pour nous les enfants pendant lequel Il nous racontait des histoires ou Il jouait à des jeux avec nous. Quand bien même Il jouait à des jeux avec nous, Il nous enseignait des leçons à Sa propre manière. L’un des jeux auxquels il jouait toujours avec nous était le jeu de l’oie.

Nous les enfants, nous disions : « Swami, nous ne voulons pas jouer à ce jeu avec Toi, parce que Tu gagnes toujours. »

Les dés s’arrêtaient au nombre qu’Il voulait. Ensuite, Il disait : « Non, non, Je vais jouer comme vous. »

Ensuite, Il était à la traîne pendant quelque temps et Il perdait et puis brusquement, il était de nouveau en tête et Il disait : « Vous êtes nuls – vous ne savez même pas comment jouer au jeu de l’oie ! La vie est ainsi faite. Parfois, vous avancez et parfois vous reculez, mais le but est de parvenir à 100 – la divinité. Pour cela, vous devez combattre les serpents (les vices) et emprunter les échelles (les vertus, les qualités) et en même temps, votre lancer de dés se trouve entre les mains de Dieu. Il vous aidera à faire la traversée dans un bateau. »


Grâce téléphonique

Cet incident s’est produit quand j’avais huit ans. A cette époque, ma grand-mère qui vivait à Puttaparthi fut envoyée par Swami à Bangalore pour une opération des yeux. Après l’examen médical, on lui dit qu’il fallait opérer. Elle avait une foi profonde en Swami et elle voulait retourner à Puttaparthi pour obtenir les bénédictions de Swami.

Mais mon père dit : « Pourquoi veux-tu partir ? C’est Lui qui t’a envoyée. »

« Non. Ces docteurs vont me rendre aveugle. J’ai besoin de Ses bénédictions «, répondit-elle.

Mon père n’accepta pas sa requête. Ce soir-là, mes parents étaient sortis quelque part et ma grand-mère me disait qu’elle était dépendante de mon père pour l’emmener à Puttaparthi et qu’il n’était pas prêt à l’y emmener, mais elle voulait les bénédictions de Swami.

Soudain, le téléphone sonna. C’était un appel interurbain de Bukkapatnam et Swami était là, au téléphone ! A cette époque, il n’y avait pas de service téléphonique à Puttaparthi. Il dit : « C’est Geeta ? » « Oui, Swami ! » Il dit : « La vieille dame est-elle en train de se plaindre ? Passe-lui le téléphone. » Alors, elle commença à se plaindre à Swami qu’elle ne pouvait pas venir Le voir et que les docteurs allaient la rendre aveugle et tout un tas d’autres histoires.

A l’autre bout du fil, Swami lui dit que Ses bénédictions l’accompagnaient, ce à quoi ma grand-mère répondit : « Vos bénédictions m’accompagnent, mais je veux votre Vibhuti ; sans elle, je ne peux pas y aller. » C’était le type d’amour personnel qu’elle avait pour Lui. Swami dit : « Tu peux demander. Je suis ta Mère. »

Ensuite, je pense qu’Il lui a demandé de me passer le téléphone, puis Il a dit : « Geeta, y a-t-il une feuille de papier tout près de toi ? » Je dis : « Oui, Swami. Place-la près du téléphone. » Je déposai le cornet du téléphone sur le papier et il en sortit un monticule de Vibhuti, assez pour tout un mois ! Je savais que les services des téléphones ne fournissaient pas un tel service, aussi je fus surprise !

Et puis Swami me dit très doucement en télougou : « Vachinda ? (Tu l’as reçue ?) Donne-la à la vieille femme- elle sera très heureuse. »


Son unique refuge

J’étais très contente et très excitée par cette expérience, mais plus tard, après que toute l’excitation soit retombée, je me suis mise à penser que si nous croyons qu’Il est Dieu, Il peut tout faire. En étudiant l’autre face du miracle, la foi de la vieille dame put attirer Swami à 160 km de là à travers les lignes du téléphone et Il répondit à celle dont Il était l’unique refuge. Et j’appris que le plus grand miracle est la réponse du Seigneur à la prière du dévot faite dans une foi totale.

Swami nous a appris cette leçon à nous, enfants, qui étions alors si turbulents. Parfois, Swami créait des chocolats d’une certaine marque et nous Lui demandions de créer d’autres chocolats d’une autre marque qui étaient rares. A partir de ce type de mentalité, j’ai réalisé qu’Il n’était pas ici pour créer des choses aussi insignifiantes, mais quelque chose de plus. C’est ainsi que grâce à Son amour, j’ai commencé à apprendre beaucoup de leçons.


La non-violence de Sai

J’ai appris une de Ses merveilleuses leçons pendant le cours d’été. Swami nous dit toujours que nous ne devrions rien détruire, parce que nous sommes incapables de créer quoi que ce soit. Pendant un cours d’été, j’étais là avec une amie et ce jour-là, le sujet de la discussion était la non-violence. Nous entendîmes beaucoup de discours et l’après-midi, mon amie et moi nous prenions des notes assises dans la pelouse. Tout en parlant et en prenant note, nous arrachions de l’herbe de la pelouse et un tas d’herbe se créa entre nous.

Mon amie dit alors : « Nous parlons de non-violence et nous avons arraché toute cette herbe. » Je dis : « Pourquoi parles-tu continuellement de philosophie ? C’est juste de l’herbe, » et ce fut la fin de la conversation.

Tous les jours, pendant le cours d’été, nous devions nous lever à 4 heures du matin pour le Omkaram, chanter la Gayatri, etc., mais ce n’était pas mon truc – je voulais dormir. Aussi, je m’asseyais dans le fond du hall et je dormais. Un jour que j’étais occupée à faire mon petit somme, il y eut une tape sur mon épaule. Je me retournai, et c’était Swami qui m’avait prise en flagrant délit pendant la méditation. Je pensais qu’Il allait m’éjecter du cours et que dirait mon père ?

Swami dit : « Ne fais pas de bruit. Sortons. » Nous prîmes la direction du jardin de roses qui était tout près de la tente. Puis Il dit : « Hé, qu’as-tu fait hier ? » Je pensai que j’étais sauvée, parce que Swami n’avait pas mentionné le fait que je dormais.

Je dis : « Swami, je ne me rappelle rien de spécial à propos d’hier. » Il dit : « Non, non, qu’est-ce que tu faisais avec ton amie ? » Je dis : « Nous avons parlé tout le temps, Swami. » « Pas parlé. N’avez-vous pas arraché de l’herbe ? Comment pouvez-vous arracher une chose vivante ? Ce n’est pas une chose inanimée. Viens ici. »


La rose touchée par l’amour pur

Il m’emmena près d’un rosier et Il toucha un bouton de rose qui n’était pas près de fleurir et comme dans un film vidéo, le bouton de rose se mit à grandir et à grandir pour finalement devenir une rose rouge. Une folie sortit alors de ma bouche : « Swami, Tu peux le faire, mais pas moi. »

Swami répondit : « Non, non, tu peux le faire aussi. Viens ici. » Puis, Il prit ma main et Il me fit toucher un autre bouton de rose et la même chose se produisit – il grandit de plus en plus et il devint une rose. Swami dit : « Si tu montres de l’amour à n’importe quoi dans ce monde, il répondra. Mais tu dois le faire de la manière dont Je le fais. C’est ce que tu dois apprendre : apprendre à montrer de l’amour, à ne pas détruire. Retourne t’asseoir. »

J’ai donc survécu au cours d’été. Mais j’avais appris une grande leçon – ne pas faire de mal à quoi que ce soit. Puis, en 1988, Swami me dit : « Tu pars en Amérique. » Je dis : « Swami, lors de mon mariage, Tu m’as promis que Tu me garderais avec Toi. » Swami répondit : « Je t’ai gardée pendant 10 ans – à présent, tu vas en Amérique ». Je partis donc pour l’Amérique. Au cours de mon premier été, mon mari tondait les pelouses et je lui dis : « Mohan, pour avoir arraché quelques brins d’herbe, j’ai connu des problèmes et toi, tu es en train de tout couper. Je ne pourrai pas retourner à Puttaparthi ! »


Le remède approprié

En 1992, Swami nous avait appelés pour une interview. Sitôt que je fus entrée dans la pièce réservée aux entretiens, Swami dit : « En Amérique, il faut tondre l’herbe ! » Maintenant, j’étais une femme adulte avec deux enfants et cette expérience s’était produite, quand j’étais une jeune fille. Swami rit et dit : « C’est comme une coupe de cheveux ! » Quand j’avais 15 ans, j’avais besoin de cette leçon. Maintenant que j’en avais 30, je connaissais la différence. Ainsi, les enseignements de Swami se modifient en fonction de l’âge. Swami dit : « Quand trois patients viennent pour un mal d’estomac, chacun doit recevoir un remède différent. Ils ne peuvent pas recevoir le même remède. »

Il dit toujours : « Il faut l’harmonie entre la pensée, la parole et l’action. » C’est la bonne personne pour le voir personnifié. Je vais vous raconter deux incidents.

Lorsqu’Il m’avait dit de partir pour l’Amérique, j’ai pleuré et je ne voulais pas y aller, mais finalement, Il m’a dit que je devais partir. Mon mari est parti avant moi et deux mois plus tard, j’ai suivi avec mes enfants alors âgés de cinq ans. Mes bagages étaient lourds, puisque tous mes parents et mes amis m’avaient remis des choses pour leurs familles d’Amérique et donc, mes bagages avaient grossi.

C’est alors que mon père me dit : « Qu’est-ce que c’est que tout ceci ? Swami dit « moins de bagage » et toi, tu emportes tout cela. Tu ne suis aucun des enseignements de Swami. »


« Je porterai ses valises »

Il généralise ainsi, aussi nous avons eu une petite discussion dans la voiture, à ce propos. Nous arrivâmes à Brindavan et là, Swami dit : « Quoi – Padnabham, comme d’habitude, est en train de t’enguirlander ? » Mon père dit : « Swami, elle n’écoute aucun de Vos enseignements, elle emporte trois valises. » Swami dit : « Pourquoi t’inquiètes-tu ? Ce sont ses valises, laisse-la porter ce qu’elle veut. » Alors, mon père dit : « Swami, elles sont très lourdes et elle ne peut pas les soulever. » Swami dit : « Est-ce toi qui les porte ? C’est moi qui porterai ses valises. »

Tout ceci se passa sur le ton de la plaisanterie et nous rîmes tous. Je n’y pensai pas beaucoup avant d’atterrir à San Francisco. Comme mon père l’avait prédit, je ne pouvais pas porter mes valises à cause de leur poids. Mon problème était de les placer sur un chariot, ce que je n’arrivais pas à faire et mes fils, des jumeaux de cinq ans, couraient çà et là.

J’y parvins enfin, mais à ce moment-là, j’entendis une annonce faite par haut-parleurs me priant de me rendre au comptoir de Singapore Airlines. Là, une dame me dit qu’il y avait un monsieur qui attendait pour m’aider avec mes bagages. C’était un Afro-américain très bien de sa personne qui portait un badge d’identification. J’oubliai ce qui s’était passé à Brindavan et à la place, je me dis quel homme merveilleux mon mari était. Il avait envoyé quelqu’un pour m’aider.

Comme c’était la première fois que je venais, il y avait beaucoup de papiers à vérifier et pendant tout ce temps, cet homme resta avec moi et arrivés à la douane, il dit : « Allez-vous ouvrir les valises ? – la pauvre dame est ici depuis une heure. » Et la douane nous laissa passer.

Nous sortîmes et mon mari était là. Il fit demi-tour avec la voiture et pendant qu’il mettait les bagages dans l’auto, je dis : « Nous devons payer le porteur. » Nous nous mîmes à sa recherche, mais il était introuvable. Puis, en rentrant dans la voiture, je lui racontai tout ce qui s’était passé pendant l’entretien avec Swami : la discussion avec mon père et les derniers mots de Swami qui dit qu’Il porterait mes bagages. En prononçant ces mots, cela fit tilt.

Le lendemain matin, mon père vit Swami et Celui-ci lui dit : « Tu avais raison, Padmanabham – qu’a-t-elle donc pu mettre dans ces valises, elles étaient si lourdes ! « Depuis lors, je fais en sorte que si je Lui demande de l’aide, je ne Lui demande jamais de porter mes bagages. Plus tard, quand je Le rencontrai de nouveau, je dis : « Swami, je T’ai fait porter mes lourdes valises. » Swami répondit : « Quoi ? Je suis venu pour soulever le fardeau du monde, alors tes valises… »


Le siège de Swami, à côté de moi

C’est mon Swami - de toutes les manières, Il nous montre qu’Il est là. Une simple plaisanterie s’est avérée vraie. Même quand nous plaisantons, Il nous entend. Mes deux enfants se disputaient dans la voiture pour s’asseoir devant et je leur dis qu’ils ne pouvaient pas s’asseoir là. Cela continua pendant longtemps et un beau jour, je dis : « Ne savez-vous pas que c’est le siège de Swami à côté de moi et je dois conduire, aussi vous ne pouvez pas vous asseoir là. » Les disputes cessèrent alors et ils s’assirent calmement à l’arrière.

Après quatre ans, je me rendis à Puttaparthi, puisque Swami m’avait dit de ne pas venir pendant quatre ans et dans les rangs du Darshan, Swami dit : « Le siège avant m’est réservé ! Mais tu y gardes toutes tes cassettes ! Où puis-Je alors M’asseoir ? » Je n’avais pas dit la vérité à mes enfants – en fait, je n’ai jamais cru que Swami était assis là. Je leur ai dit cela pour qu’ils cessent de se disputer.

Ainsi, Swami m’a montré essentiellement que je n’avais pas d’harmonie entre mes pensées, mes paroles et mes actions. C’est en raison de ce manque d’harmonie que nous ne Le voyons pas avec nous. Il nous donne toujours l’exemple du mental qui est comme un singe qui ne peut pas rester tranquille et qui va de-ci de-là. Non seulement c’est un singe, mais un singe fou et pas seulement fou, mais ivre, aussi ! Et qui plus est, piqué par un serpent !


Début des Akhanda Bhajans

Je voudrais partager une merveilleuse expérience de foi et d’amour, à présent. En 1945, mon grand-père démarra les Akhanda Bhajans que nous célébrons maintenant à l’échelle mondiale au mois de novembre. En ce temps-là, c’était des Bhajans familiaux. Huit familles se réunissaient pour les Bhajans chaque jeudi dans leurs maisons, par rotation. Ceci dura de 1943 à 1944.

A la fin de l’année, on songea à faire une répétition de Namasmarana pendant 24 heures. Mon grand-père écrivit à Swami pour qu’Il les bénisse. La réponse suivit : « Mes bénédictions vous accompagnent et Je viens pour les Akhanda Bhajans. »

C’est ainsi qu’ils ont commencé – Swami était venu le mercredi à l’heure du déjeuner et après cela, Il a dit : « Où se déroulent les Akhanda Bhajans ? Avez-vous loué une salle ? Je veux voir la salle. » Et là, nous avons préparé quelques décorations florales et nous avons installé le portrait de Swami. Et Swami a dit : « Regardez Ma photo. Je ne sourie pas – changez cette photo. » En fait, nous avons appris que nous devions prêter attention à chaque petit détail, lorsque nous organisions quelque chose.

Une fois, nous étions tous occupés avec les tâches qui nous avaient été attribuées et Swami observait chacun d’entre nous occupé à sa tâche respective. Après quelques minutes, nous nous aperçûmes que Swami n’était plus là et qu’Il était derrière la scène où il y avait deux pièces. L’une où nous avions installé une table et une chaise pour que Swami puisse se détendre et l’autre qui était un débarras où nous avions déposé nos affaires et où nous avions laissé nos sandales.

Nous cherchions donc après Swami et nous vîmes que Swami était en train de ranger les sandales de tout le monde sur une seule ligne. Immédiatement, nous le signalâmes aux adultes et ils accoururent pour arrêter Swami. Swami dit : « Vous étiez tous si occupés que vous avez oublié de ranger vos sandales convenablement, aussi Je les arrange, comme Je n’avais rien à faire. »

La dévotion guérit

Une fois, un jeune homme était venu chez nous avant les Bbajans. Il avait des problèmes de peau, mais c’était un merveilleux chanteur. Il demanda à mon père de communiquer à Swami le message de le bénir, car il avait un problème de peau. Mon père refusa et suggéra qu’il pourrait avoir le Darshan de Swami pendant les Bhajans et que si Swami le voulait, Il le guérirait.

Il participa aux Bhajans et se mit à chanter. Le soir, Swami vint dîner chez nous et Il dit à ma mère d’aller aux Bhajans et qu’Il restait. 

Brusquement, vers 22h00, il se mit à pleuvoir. Swami dit : « Padmanabhan, va chercher la voiture, Je dois me rendre aux Bhajans. » Mon père Lui proposa de se détendre, étant donné qu’Il avait été occupé pendant six heures, et de Le conduire le lendemain, tôt dans la matinée. Mais Swami dit qu’Il voulait partir et Il me demanda de les accompagner. Et là-bas, le jeune homme chantait de toute sa ferveur, totalement absorbé.

Alors qu’il chantait « Darasha Dikhavo « (Accorde-moi le Darshan), Swami entra et vint se placer juste devant lui sans qu’il le sache et tout le monde dans la salle était témoin. A la fin du Bhajan, il ouvrit les yeux et Swami se baissa et le bénit en touchant sa tête – et sous nos yeux, toutes les taches disparurent de son corps. Voilà ce que la dévotion peut accomplir. Comment pouvons-nous ne pas aimer un tel Seigneur qui était censé se retirer après Sa journée mais qui vint en pleine nuit répondre aux prières ?


DEUXIEME PARTIE

Un service en argent

Parfois, Il répond même aux prières issues de la colère. Un jour, après être arrivée aux Etats-Unis – je n’avais pas encore défait mes bagages- une vieille dame était venue chez moi et je voulus lui donner des fruits et du kumkum (vermillon), une tradition du sud de l’Inde.

Je cherchais après la boite en argent qui contenait le kumkum et je ne la trouvais pas. Depuis mon enfance, mes parents m’ont élevée d’une telle manière que je ne viens jamais les trouver pour un problème. Aussi, ce jour-là, j’étais très irritée à l’intérieur et je dis à mon mari, « Pourquoi me fait-Il passer ce genre de test, j’ai droit à un meilleur test. » En tout cas, je déballai mes caisses le lendemain et ne trouvant pas la boite en argent, je devins encore plus contrariée.

Et dans cette irritation, je me dis à moi-même qu’Il est tout le temps si occupé avec ces étudiants du collège qu’Il ne se souvient pas de nous. J’avais à peine dit ceci qu’une demi-heure plus tard, on frappa à la porte. J’ouvris la porte et il y avait là une Indienne que je ne connaissais pas et qui me demanda si j’étais Geetha, la fille de Padmanabhan.

Elle dit : « Je suis sur le chemin de l’aéroport. En Inde, vos parents ont voulu que je vous remette un petit paquet, en disant que Swami avait donné ce paquet pour qu’il soit remis lors de la célébration de l’Anniversaire. « J’ouvre le paquet et à l’intérieur, il y avait une boite en argent avec du kumkum !

« Je suis venu chez toi »

J’aimerais partager un incident à propos du service qui s’est passé en 1970. Swami est très exigeant concernant le service et Il veut que nous rendions service avec amour.

Swami avait demandé à ma mère de se rendre en Europe pour y visiter quelques centres Sai. Il y avait un centre à Londres et Swami leur avait écrit des lettres pour qu’ils prennent soin d’elle. Ainsi, avant son départ, Il nous appela tous pour un entretien et dans la salle d’interview, Swami parlait à tout le monde. Il y avait une dame en particulier qui, à chaque fois que Swami s’interrompait, demandait à Swami de se rendre dans sa ville.

Elle le Lui demandait, alors même que Swami l’ignorait. Finalement, Swami s’irrita et dit : « Quoi ? Je suis venu dans ta ville. Non seulement, Je suis venu dans ta ville, mais Je suis aussi venu chez toi. « Elle plaida sa cause d’une manière encore plus emphatique et dit : « Non, Swami, Tu n’es pas venu, Swami. »

Alors, Il changea de sujet et dit : « Comment fonctionne le Seva dans ta ville ? « Elle répondit qu’il fonctionnait bien. A cette époque, Swami suggérait que tous les jours, quand nous faisions la cuisine, nous gardions une petite portion de riz et que nous les collections dans chaque maison pour donner le tout à quelqu’un afin d’avoir ce sentiment de rendre service, chaque jour. Alors, cette dame commença à parler des activités de service dans sa ville, puisqu’elle en avait la charge et elle rapporta fièrement toutes les activités. Swami dit : « Très heureux. »


« Du riz à deux roupies ou du riz à cinq roupies ? «

Puis Il dit : « Du riz à deux roupies ou du riz à cinq roupies ? » Cette dame répondit que des personnes différentes apportent différentes sortes de riz. Puis Swami dit : « Je ne parle pas des autres gens. Quel riz achètes-tu ? » Elle rechignait toujours et elle dit : « Du bon riz, Swami. »

Swami répondit : « Quoi ? Pour les pauvres, pour le Narayana Seva, du riz à deux roupies et pour la famille, du riz à cinq roupies ? Du riz à deux roupies qui n’est pas nettoyé et dans lequel il y a des pierres – c’est avec cela que tu sers. » Mais même alors, cette dame dit : « Non, Swami. »

Alors, Swami se leva de Son fauteuil et dit : « Tu ne me crois pas ? Il y a deux ans, Je suis venu chez toi sous la forme d’un mendiant et tu M’as donné du riz que tu avais mis de côté pour le Narayana Seva. Tu l’as mis dans un tissu rouge et tu Me la remis – tu ne Me crois pas ? Attends ! » Il se rendit dans l’autre pièce et en ressortit avec un sac rouge et dit : « Ce n’est pas ce que tu M’as donné ? « Vous pouvez imaginer… la pauvre dame sanglotait.

Le message essentiel que Swami tenta de communiquer était de rendre service avec amour. Si vous ne ressentez pas de l’amour, vous feriez mieux de ne pas rendre service. Si vous ne voyez pas Sai dans la personne que vous servez, alors ne rendez pas service. Ce fut une leçon très forte que je ne puis oublier à ce jour.


La surprise de Subbulakshmi

Il y a un autre épisode qui transmet comment Swami nous enseigne de belle manière des choses simples. A Brindavan, lorsque j’étais jeune fille, nous recevions des petits travaux à faire, étant donné qu’il n’y avait pas de Sevadal jardinier ni de cuisinier.

Nous faisions tout. Mon travail consistait à préparer l’autel dans le bungalow de Swami et je n’y allais qu’une fois par semaine, puisque j’avais école les autres jours. Ce week-end-là, je ne voulais pas y aller parce que MS Subbulakshmi (une chanteuse classique très célèbre) donnait un concert à Bangalore – Swami est toujours là, mais MS ne vient qu’une fois de temps à autre ! Mais mes parents étaient très stricts et engagés envers Swami. Ils dirent : « Une fois que tu t’es engagée envers Swami, tu devrais faire le travail. « Alors je dis : « Pourquoi ne pouvez-vous pas le faire aujourd’hui ? »

Alors mes parents répondirent que j’aurais dû informer Swami la semaine dernière. Alors je demandai la moitié du concert. Ma mère répondit que nous pouvions revenir après les Bhajans de Swami. Alors, je grommelai : « Swami s’assied et répond aux questions après les Bhajans et cela prendra une heure. « Mais je devais y aller.

Tout le monde accomplissait son travail, mais je tirais la tête. Swami circulait dans la maison et Il me regarda en disant « Hé, tu as avalé une bouteille d’huile de foie de morue ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi cognes-tu Mes photos ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Une dispute avec ta mère ? » « Swami, aujourd’hui, il y a un concert de MS Subbalaxmi à Bangalore. » Alors, Swami dit : « C’est une grande chanteuse, n’est-ce pas ? Alors, pourquoi n’y es-tu pas allée ? » « Swami, ma mère m’a dit que je devais d’abord accomplir mon devoir. « Swami répondit : « Elle aurait pu nettoyer l’autel. Elle aurait au moins dû faire cela. OK, tu peux y aller un peu plus tard, mais si Je commence à parler après les Bhajans, tu seras en retard. » Ainsi, Swami parlait de tout ce que j’avais dit à ma mère. Alors, Swami dit : « Aujourd’hui, Je ne parlerai pas après les Bhajans - vous irez tous au programme. » J’étais ravie.

Les Bhajans commencèrent et Swami chantait aussi. Après quelque temps, Swami dit à tout le monde d’attendre et qu’Il allait revenir. Cinq minutes plus tard, Swami entra avec Subbulakshmi ! Nous étions tous choqués et Swami dit : « Subbalaxmi, tu n’avais pas de concert aujourd’hui à Bangalore ? » « Non, Swami », répondit-elle. « Il y a eu une faute d’impression dans le journal. C’est demain. » Swami lui dit : « Regarde cette jeune fille assise là-bas, elle aime tellement ta musique. »

Il lui remit alors une liste des chants que j’aimais et lui demanda de chanter ces chants. C’était une très grande dévote de Swami et avec toute sa dévotion, elle donna un concert privé au Seigneur. Ensuite, Swami m’appela et dit : « Tu vois, si tu fais ton devoir, Dieu te récompensera plus que tu ne t’y attends. Tu as entendu le concert aujourd’hui et tu pourras encore aller au concert de demain. »


La chimie de la Vibhuti

Une autre chose qu’Il fit pour moi concerne ma compréhension inadéquate de la chimie. Mëme avec Swami, c’était matière à plaisanterie, mais Il me disait de bien étudier. Ceci se passa en deuxième année, qui devait être la dernière année et je pensais que je m’en tirerais. J’avais un examen pratique le lendemain et j’avais préparé pendant toute la nuit. Swami se trouvait à Brindavan, aussi je dis à ma mère que j’allais au Darshan. Ma mère commença à me dire que je pourrais y aller demain, après l’examen. Alors, je dis à ma mère que j’avais suffisamment étudié, mais que je ne réussirais pas et qu’à la place, j’aimerais aller au Darshan. Quand nous arrivâmes au Darshan, Swami vint droit sur moi et dit : « Papam (Désolé), c’est l’examen de chimie, n’est-ce pas ? As-tu étudié ? » Je dis : « Oui, Swami, mais j’ai oublié tout ce que j’ai étudié. » Swami dit : « Non, Je t’ai vu étudier fort, que s’est-il passé ? »

Ensuite, Il créa de la Vibhuti en disant : « Demain à l’examen, place-la dans l’éprouvette. » Et ce fut la seule fois où j’obtins 98 % en chimie ! Si vous Le priez pour tout, alors Il est là pour tout.


De la nourriture et de l’amour

Le Collège pour Jeunes Filles d’Anantapur qui fut mis en chantier en 1968 fut le théâtre d’une autre occasion de me témoigner Son amour. A cette époque, la Conférence Mondiale devait avoir lieu à Bombay et Swami avait demandé à ma mère de participer à la Conférence, puisqu’elle devait être coordinatrice. Et pour la première fois, ma mère me laissa toute seule.

Ainsi, puisque ma mère n’était pas là, mon père me dit qu’il m’emmènerait prendre le petit-déjeuner dans un bon restaurant après le Darshan. Pour une raison ou pour une autre, ma mère me manquait ce jour-là et pendant le Darshan, Swami me dit : « Maman te manque, n’est-ce pas ? » Je dis : « Oui, Swami » et Swami dit alors : « Ne sois pas triste. A 10h30, Je vais à Anantapur voir la construction. Tu viendras avec. »

Il ordonna à mon père de Le suivre en voiture jusque Anantapur. Ainsi, nous suivions Swami et mon père, qui est une personne sérieuse, n’aime pas chanter ou parler beaucoup. Aussi, il me dit de ne pas parler et de chanter des Bhajans jusque Anantapur. Je me mis alors à chanter à contrecoeur et il ne suivait même pas. Je devais chanter la première et la deuxième ligne sans avoir pris de petit-déjeuner. Mon père dit : « N’arrête pas et ne parle pas, car Swami peut nous voir de l’avant. »

Après 40 km, la voiture de Swami s’arrêta et Swami descendit de la voiture et sans même porter de sandales, Il marcha jusqu’à notre voiture et Il dit : « Hé ! Combien de Bhajans lui fais-tu chanter ? La pauvre petite a faim, tu ne lui a rien donné à manger, tu la fais chanter autant de Bhajans et tu ne suis même pas ! »

Ensuite, Swami retourna à la voiture, rapporta quelques fruits et dit : « Je sais que tu n’aimes pas les fruits, mais pour l’heure, tu les manges et dès que nous serons arrivés à Anantapur, Je M’arrangerai pour le déjeuner. »


« Regarde, Je Te ferai signe »

A Anantapur, Swami inspecta toutes les classes et dans l’une des pièces, la sœur de Swami avait préparé de la nourriture de Puttaparthi qu’elle avait amenée à Anantapur.

Swami avait pris Son assiette et remplissait Son assiette avec tous les mets et les gens suggérèrent à Swami de s’asseoir et de manger. Il dit : « Vous savez, la fille de Padmanabhan, une petite fille, n’a rien pris depuis le matin. «

Il évitait certains plats et je me demandais pourquoi et puis, Il dit : « Tu n’aimes pas l’ail, n’est-ce pas ? Je les laisse. » Je me sentais gênée et je dis : « Swami, Tu n’as pas mangé – comment puis-je manger ? « Swami dit : « Non, non, si les enfants n’ont pas mangé, comment les adultes peuvent-ils manger ? Si Je reste ici, tu ne mangeras pas. Je vais faire une autre ronde. Quand Je serai revenu, tu devrais avoir tout fini. »

C’est cela l’amour de Swami, si prévenant, comme une mère qui ne peut pas supporter le fait qu’un enfant ait faim. Le soir, Swami dit : « Il n’y a pas de raison que vous veniez à Brindavan. Près de Devanahalli, Je prendrai à gauche et vous irez tout droit. Regarde, Je ferai signe. » Près du carrefour, Il abaissa la vitre et Il me fit signe. Voilà le genre de leçons qu’Il enseigne, de sorte que lorsque je serai mère, femme et enseignante, je puisse le mettre en pratique.


Chaos à la maternelle

Je vais vous raconter un incident étrange qui s’est passé il y a quelques années. J’enseignais à des petits garçons de cinq ans. Il y avait ce garçon qui était dans ma classe et vis-à-vis duquel beaucoup m’avaient dit d’être prudente, parce que c’était une terreur.

Le premier jour qu’il entra dans la classe, il s’empara d’une chaise qu’il lança sur les autres enfants, puis il lança des blocs et il continua de la sorte. J’essayai tout – parler à l’enfant, à la mère, au directeur de l’école, mais sa malice persista. J’échouais en tant qu’enseignante, un enfant était blessé tous les jours et le parent venait se plaindre. Chaque jour, je parlais à mon mari de cet enfant et il me suggéra de démissionner – mais ce n’était pas ainsi que devaient aller les choses.

Après quatre mois, j’en eus ras-le-bol et je priai Swami : « Tu m’avais dit d’aimer chacun. » (Lorsque j’étais une enseignante Balvikas, Il m’avait dit : « Tes enfants sont kamaputras, nés du désir, mais les enfants Balvikas sont Premaputras, nés de l’amour, aussi sont-ils plus précieux. Tu devrais leur donner plus d’amour.»)

Je dis : « Tu m’as dit d’aimer tous les enfants, mais je ne peux plus aimer cet enfant. Chaque fois que j’entre en classe, je souhaite qu’il soit absent. Quelque chose me fait défaut en tant qu’enseignante. Ce n’est pas sa faute, puisqu’il n’a que cinq ans. Je Te le reproche, puisque Tu étais mon professeur et Tu ne m’as pas enseigné adéquatement. Si l’enfant ne change pas demain, je démissionnerai. Tu échoueras comme psychologue et j’échouerai comme enseignante. »


Bien agir

Donc, après avoir menacé Swami, je repris le travail. L’enfant s’habillait bien et tous les jours, il me demandait s’il était élégant. Ainsi, il me reposa la même question. Les paroles qui sortirent de ma bouche ne furent pas celles que j’avais prévues. Je dis : « Tu as belle apparence, mais tes actes devraient aussi avoir belle apparence. » Il me demanda ce que cela signifiait.
Je dis : « Tu devrais non seulement avoir l’air beau de l’extérieur, mais aussi à l’intérieur, de sorte que tu sois bon avec tes amis et qu’ils t’aiment. » Il dit : « Cela veut dire que je ne devrais plus battre personne ? » « C’est cela ! ».

Pendant les vingt minutes qui suivirent, il n’y eut plus de crin dans la classe, puis il revint et il dit : « Est-ce que cela veut dire que si quelqu’un m’ennuie, je ne devrais pas être méchant avec lui ? » Je lui dis qu’il ne devait faire de mal à personne et il dit : « C’est vraiment difficile ». « C’est difficile », répondis-je, ‘’mais tu peux venir me trouver et je parlerai à celui qui t’ennuie’’.

Tous les enfants jouaient par terre et deux garçons se disputaient et ce garçon dit : « Hé, les gars ! Vous n’agissez pas de façon élégante, agissez avec élégance, maintenant ! »

Le garçon changea petit à petit. A Noël, il vient toujours me voir. Il est maintenant en quatrième année. Cette fois-ci, il m’a dit : « Savez-vous que je suis celui qui résous les conflits dans ma classe ? » Swami résout tout. Il y a deux ans, lorsque je suis venue à Puttaparthi, Il m’a demandé : « Comment va ce chahuteur ? »


Partager l’amour

Un merveilleux exemple de Son omniprésence est qu’Il m’a une fois dit que je devrais parler de Lui aux gens. Je Lui demandai : « Swami, pourquoi me fais-Tu cela à moi ? » et Il répondit : « Penses-tu que Je t’ai donné tout Mon amour pendant toutes ces années gratuitement ? A présent, partage-le avec chacun. »

Un jour, Swami me demanda de parler de la non-violence pour la venue du Vice-président, aussi j’étais très excitée. Je préparai un très bon discours, mais le lendemain, quand je vis la foule, je devins très nerveuse et je dis que je ne parlerais pas. Swami dit : ‘’Pourquoi as-tu peur ? Montre-Moi ce que tu as préparé. Tu vas parler tellement. Sais-tu que si c’est un mauvais discours, ce ne sont pas seulement tes dix minutes qui sont gâchées, mais aussi, s’il y a trois cents personnes, 10 minutes x 300 de gâché ? La première chose que tu fais, c’est sourire. Si tu souris, ils auront envie de parler avec toi - c’est tout ce que tu as à faire. Je vais te dire encore autre chose. Tu es une fille – souris et tu n’auras pas de rides lorsque tu seras vieille.’’ Voilà comment Swami a partagé Son amour tout au long de ma vie.


Heart2Heart
Septembre 2005