RENCONTRES CAPTIVANTES AVEC L’ÉTERNITÉ

Conversation avec M. RAJA REDDY (2ème PARTIE)



Parmi les dévots chanceux qui vinrent à Swami au commencement de Son Avatarat, M. Raja Reddy est exceptionnel. Il fut l’un des plus privilégiés : il vint à Bhagavan dans son adolescence et il resta dans la divine Présence à profiter de la bienheureuse proximité divine pendant près de trois décennies. Aspirant spirituel sincère depuis son enfance, l’histoire de ses rencontres avec « l’Eternel » est des plus fascinantes. Nous avons envoyé chez lui à Mumbai un reporter Sai enthousiaste pour l’interviewer et ci-dessous, vous trouverez la transcription de la 2ème partie de cette conversation.


RR : Chaque chose est un livre ouvert pour Lui et Il veut la transformation en chacun de nous. Nous sommes souvent un « étranger absolu » vis-à-vis de notre Soi, ne sachant rien du tout !

Q : Il pénètre dans nos esprits sans le moindre obstacle !

RR : Oh oui, comme des livres ouverts. Je n’ai aucun doute là-dessus. C’est une expérience ordinaire, aussi ordinaire que boire de l’eau.

Q : Dites-nous en plus à propos de ces expériences.

RR : Il a Ses propres modes inimitables. Bhagavan m’a offert l’opportunité de chanter les bhajans. J’ai guidé les bhajans pendant des décennies, de 1958 à 1983, c’est-à-dire, jusqu’à ma 60ème année.

Q : Cela fait plus de 25 ans !


Béatitude au-delà des bhajans

RR : Oui. A l’âge de 60 ans, un jour, comme de coutume, je commençai un bhajan. Tous les étudiants chantaient avec des voix fraîches, éclatantes. Naturellement, Bhagavan voulait leur offrir de nouvelles opportunités et je devenais aussi quelque peu suranné. Aussi, un beau matin, alors que j’étais là assis pour chanter un bhajan, brusquement, le micro me fut enlevé. Etant avec Lui depuis tant d’années, je « connaissais » les modes de Swami et je pus saisir l’allusion, aussi, je n’eus aucune réaction.

Puis, après la fin des bhajans et l’exécution de l’Arati, Swami me regarda, simplement ; ce fut juste un coup d’œil, mais très profond. Croyez-le ou non, pendant 2 ou 3 jours, je flottai dans la félicité. Juste un regard et rien d’autre ! Mais c’était un sentiment de bonheur tout à fait extraterrestre ! Donc, c’était une expérience merveilleuse que j’ai eue là.

En d’autres mots, à Sa manière inimitable, Son message était : « Ô sot ! Ne continue pas à te traîner dans les bhajans jusqu’à la tombe ! Laisse çà là ! Passe des bhajans à quelque chose de plus intense et de plus en plus intérieur, quelque chose de plus direct ! »

Ce fut Sa splendide leçon indirecte. Seulement, vous devez être béni par Lui pour la prendre du bon côté. Vous ne pouvez pas vous révolter, l’ego ne joue aucun rôle.


Il « quitte » Son corps

Q : Quel fut le premier miracle de Swami auquel vous ayez assistez, après que vous ayez commencé à visiter Puttaparthi ?

RR : Les miracles étaient devenus des faits tellement banals avec Baba qu’ils cessaient d’être des miracles ! J’avais appris que Baba matérialisait de la vibhuti, et quand je vins à Lui, j’étais mentalement préparé à cela, parce que ma mère était une dévote de longue date.

J’ai vu quelques épisodes intéressants. Swami avait l’habitude d’entrer en « transe », c’est-à-dire, pour ainsi dire, qu’Il quittait Son corps, chaque fois qu’un dévot était en danger, n’importe où. Ce qui se passait, c’est que Son corps devenait d’une rigidité presque cadavérique, qu’il était quasi comme mort. Et il tombait comme un bâton.

Nous, Ses serviteurs, nous devions prendre soin de Son corps, en ne Lui permettant pas de tomber ni de se blesser. Une fois, cela se produisit et je ne connaissais pas très bien ce processus de ‘’transe’’ et pendant qu’Il avait « quitté » Son corps, Il se mit à se tirer les cheveux et Il en avait une bonne poignée en main. Puis, Il demanda de l’eau que je m’empressai de Lui donner. Ensuite, Il avala les cheveux qu’Il fit passer avec l’eau !

Plus tard, quand Il revint à la conscience normale, il me demanda : « Ai-Je avalé des cheveux ? » Je dis : « Oui, Baba. » Rappelez-vous que je n’avais pas connaissance de tels actes divins. Même un seul cheveu suffit pour endommager le système digestif et il y en avait une bonne poignée !

A ce moment-là, Il ouvrit un bouton et ce qui se passa fut quelque chose d’inimaginable. Les cheveux humides qu’Il avait avalés ressortaient en dessous de Son cœur ! C’était ahurissant !

Conscience joueuse

Q : Un exemple que vous pourriez vous rappeler, où Il a pu dire le passé et le futur de quelqu’un ?

RR : Comme je vous l’ai dit, j’étais un fidèle de Swami Vivekananda. Baba m’a dit : « Tu attraperas Viveka (discernement) et tu joueras avec. » J’ai pensé, comme j’étais tellement rempli de Vivekananda et de ses idées, que j’atteindrais de telles hauteurs spirituelles. Mais ce qui s’est réellement passé, c’est qu’après que je me sois marié, Il a nommé mon fils Viveka !

Et c’est ainsi qu’Il m’a joué cette blague. Mais imaginez, Swami a dit ceci il y a longtemps, en fait, des décennies avant mon mariage ! Il n’avait aucun lien avec mon mariage, aucun.

Q : C’était une bonne blague !

RR : Oh oui !

Q : Swami a un si grand sens de l’humour !

RR : Fantastique ! Nous riions aux éclats, quand Il imitait si parfaitement quelqu’un.


Guérison divine instantanée

Q : Avez-vous été témoin d’un cas de « guérison divine » ?

RR : Une fois, je souffrais d’hémorroïdes et je saignais en abondance en réaction à un mauvais médicament homéopathique qui m’avait été administré. Et je devais aller chez Bhagavan, étant donné qu’il y avait une cérémonie et que je devais participer à la procession. Je parlai donc de ma situation à Bhagavan et immédiatement, Il me donna du prasadam. Croyez-le ou non, à l’instant où je le pris, le problème avait disparu ! Ce n’est pas une blague ! J’avais souffert pendant des jours à cause du saignement d’hémorroïdes.

Je vais vous raconter un autre épisode. Il concerne le cousin de ma femme, M. Suresh, qui est un dévot sincère de Bhagavan. En ce temps-là, il avait probablement une trentaine d’années et il avait de solides compétences avec un diplôme d’ingénieur chimiste et une maîtrise en gestion qu’il avait faite à Ahmedabad. Il avait aussi une belle place dans sa profession.

Il développa brusquement un cancer de la cuisse. Rappelez-vous, il était jeune et il avait deux petits enfants, un garçon et une fille. Il se rendit au Dharmakshetra (Mumbai) pour le Darshan de Baba et là, Baba le vit et dit : « Oui, le cancer est annulé. » Remarquez, c’était un type de cancer très dangereux et les médecins lui avaient donné un ultimatum de six mois. Il avait essayé la chimiothérapie et tout le reste, à ce moment-là.

Q : Il est toujours là ?

RR : Oui, en pleine forme après des décennies ! Il a un travail dans une société allemande à Pune et il voyage à travers le monde 15 jours par mois. Son fils et sa fille ont également une belle place.

Donc, Il est très expressif sur le passé, le présent et le futur de chacun. Tous les états de conscience – état de veille, rêve, sommeil profond et félicité absolue – sont sous Son contrôle. Voici un exemple.


La même Conscience de Sai

Chacun dans la famille de ma femme est un ardent fidèle de Shirdi Baba. En fait, la grand-mère et le grand-père de ma femme ont été à Shirdi et ils ont eu le Darshan de Shirdi Sai, quand Il était sur terre sous Sa forme physique. A cette époque, la grand-mère de ma femme était enceinte de son père.

Juste avant notre mariage, quand ma femme était à Puttaparthi, elle eut un rêve. Elle rêva que Shirdi Baba vint dans son rêve, au petit matin et qu’Il lui offrit un rosaire – un japamala. Elle se réjouissait du rêve, mais tout l’épisode se termina abruptement, lorsqu’elle fut réveillée par quelqu’un disant : « Allez ! Réveille-toi ! Baba nous a appelés pour un entretien ! »

Donc, elle dut se dépêcher pour se rendre en présence de Baba. Baba devait aussi parler à d’autres personnes et après quelque temps, elle fut appelée à l’intérieur. Quand Il la vit, Il lui dit : « Kya ? Kaisa hai ? » (Comment vas-tu ?) Et Il matérialisa immédiatement un rosaire pour elle ! Et pour finir, Il dit : « Sapna sach hua ! « (Le rêve est devenu réalité !)

Il y a deux aspects exprimés implicitement par Baba dans cet incident. D’abord, « J’ai le contrôle total sur jagrat, sapna, shupti » (les états de veille, de rêve et de sommeil profond). Secundo, « Je suis identique à Shirdi ; Shirdi Sai et Moi, nous ne sommes pas différents. » Dans son rêve, Shirdi Baba lui a offert un rosaire, puis elle fut réveillée par quelqu’un et elle était malheureuse d’avoir été dérangée. Et ici, Baba termine le rêve ! C’est quelque chose de fantastique !

L’ancien vice-recteur de l’université de Baba, Sri Hanumantappa, avait dit : « J’ai parcouru le monde ; Il me reste encore à trouver une telle université basée sur les valeurs humaines totalement gratuite de A à Z. C’est hautement inimaginable. De même pour l’hôpital où les visiteurs peuvent séjourner gratuitement. Quel amour supplémentaire peut-on offrir ? »

Et pas seulement cela, si ceci est du coté curatif, du côté préventif, Il nous donne de l’eau pour que nous ne succombions pas d’abord aux maladies. C’est effectivement incroyable ! Tout est offert gratuitement.


Transformation de la matière et de l’esprit

Q : Quand s’est produite la transformation dans votre vie après avoir rencontré Swami ?

RR : Comme je l’ai expliqué plus tôt, quand je suis arrivé, j’avais peu de respect pour les miracles et il était banal pour Baba de faire des miracles. Il cueillait une pomme cannelle, et avant d’atterrir dans votre main, elle s’était transformée en pomme ! Des exemples comme celui-là survenaient tout le temps. Il prenait une dalle et Il la lançait et avant de retomber, elle s’était transformée en sucre candi !

En fait, Il transforme nos esprits comme des vases en argile ! Ces miracles ne sont rien. Par Sa grâce, mon esprit a tellement évolué ! Je m’assieds en méditation trois fois par jour et c’est mon habitude, non pas depuis des années, mais depuis des décennies. Même quand je conduisais la voiture de Baba, je méditais en conduisant ! C’est parce que je ne voulais pas perdre cette expérience. Je vous ai dit plus tôt que j’étais un incorrigible introverti. D’habitude, je ne raconte pas aux autres ces expériences, mais j’éprouvais une félicité extatique inexplicable. C’était quelque chose de si agréable à expérimenter que vous ne vouliez pas l’abandonner, mais parfois, il le fallait bien.

Baba nous a gentiment conseillé de relier notre namasmarana (récitation du Nom divin) avec notre respiration. Quand vous inspirez et quand vous expirez, vous reliez Son Nom à cela. Par exemple « Sai Ram ! Sai Ram ! » ou n’importe quel Nom. Alors, il y a un bonheur réel. Notre esprit est le cavalier et le souffle est le cheval ; vous attrapez le cheval et le cavalier est automatiquement entre vos mains !

Q : Pensez-vous qu’il y ait une différence dans la qualité des gens ou le genre de dévotion maintenant, comparativement à autrefois ?

RR : On ne peut pas fouiller l’esprit des gens. Les gens viennent à Lui pour diverses raisons – inavouées aussi bien que divines. C’était comme cela déjà alors. Mais la manière de Swami a toujours été la même. Il disait : « Mes miracles sont comme des cartes de visite. Après avoir fait connaissance, vous entrerez naturellement dans le troupeau. Je suis le grand Berger. Vous êtes les brebis et Je suis le bon Berger. Pour vous parfaire dans Mon troupeau, Je vous donne Ma carte de visite. » Oui, il y a toutes sortes de gens, mais cela doit bien débuter quelque part. Les gens commencent avec des motifs et des désirs inavoués, mais plus tard, Baba a le tour pour modeler les esprits comme des vases en argile – ce que Lui seul peut faire ! C’est un parapsychologue et un psychologue, par excellence ! Je ne sais pas jusqu’à quel point les étudiants ont vu que, parce que chaque esprit est un livre ouvert pour Lui, il n’y a rien à cacher. Finalement, Il veut que tout le monde tire profit de Son Avatarat. Il est venu pour nous et Il ne demande rien. Il est la Félicité personnifiée !

Q : Lorsque vous êtes chez vous maintenant à Mumbai ou à Puttaparthi, ressentez-vous une différence ?

RR : Non, absolument aucune ! Il ne me manque pas du tout. J’aimerais seulement Le voir de temps en temps et par conséquent, deux fois par an, je vais à Puttaparthi. Pendant toutes ces années, j’étais avec Baba ; maintenant, Baba est avec moi ! Là, j’étais en Sa présence physique ; maintenant, Baba est en moi – dans la félicité ! En essence, Baba est avec moi, aussi pourquoi devrais-je m’en faire ? Baba ne me parle plus aujourd’hui, savez-vous cela ? Mais je n’ai pas besoin qu’Il me parle ! Je suis absolument heureux et Il me guide jour après jour !


Heart2Heart
Novembre 2007