LE PROJET D’APPROVISIONNEMENT
EN EAU POTABLE SRI SATHYA SAI

SUR LA RIVIERE GODAVARI



Une nouvelle saga d’amour divin en faveur de populations dans la détresse et isolées


La Godavari est l’une des grandes rivières de l’Inde mentionnée dans les Ecritures et considérée comme sacrée. Prenant sa source dans les Satmala Hills dans les Ghats Occidentaux près de la ville de Nasik dans l’Etat du Maharashtra, la Godavari s’étend sur 1450 km et s’écoule en direction du sud-est. Elle reçoit au passage les eaux de nombreux affluents. En Andhra Pradesh, elle traverse et sépare deux districts adéquatement nommés East Godavari et West Godavari, puis se jette ensuite dans la Baie du Bengale.

Etant donné que c’est une rivière sacrée, il y a des lieux de pèlerinage tout le long en commençant par Panchavati près de Nasik, où le Seigneur Rama est supposé avoir vécu tout un temps en exil. La légende rapporte que c’est ici que Ravana enleva Sita.

Contrairement à de nombreuses rivières d’Inde, l’eau qui s’écoule dans la Godavari n’a pas été exploitée dans la même mesure et Swami a souvent fait référence à l’énorme quantité d’eau qui se déverse dans la mer (la Baie du Bengale). Quelque temps après que le gigantesque projet d’approvisionnement en eau potable de la ville de Chennai ait été achevé, Swami décida que quelque chose devait être fait pour la population pauvre des districts de East et de West Godavari.

Swami fit remarquer que bien que la Godavari véhiculait beaucoup d’eau, les gens vivant dans ces districts faisaient souvent face à des problèmes d’eau potable.


BABA S’EXPRIMANT SUR LE PROJET GODAVARI EN DECEMBRE 2004


S’adressant au personnel de l’hôpital super spécialisé de Prashanti Nilayam le 26 décembre 2004, Swami dit :
« Actuellement, nous sommes en train de mettre en place un projet d’approvisionnement en eau pour les districts d’East et de West Godavari. On peut vivre sans nourriture, mais pas sans eau. L’eau est fondamentale. Ces gens vivent tout près de la Godavari, mais ils n’ont pas d’eau potable. Bien que l’eau soit disponible, ils ne sont pas à même d’en bénéficier. Pour toute chose, l’effort humain est essentiel. S’efforcer et agir est dans la nature humaine ; le succès ou l’échec est sous le contrôle de Dieu. »

Particulièrement dans le district d’East Godavari qui est rempli de forêts et peuplé principalement de communautés tribales, des gens vivant à une dizaine ou une quinzaine de kilomètres de la rivière étaient confrontés à un grave problème d’approvisionnement en eau potable. Ils dépendaient surtout de puits qui se tarissent à cause d’un usage excessif de la nappe phréatique. Qui plus est, dans certaines poches, l’eau provenant des puits contient des substances chimiques nocives. Dans certains lieux du district d’East Godavari, les communautés tribales puisaient leur eau aux ruisseaux voisins. Toutefois, l’eau naturelle des ruisseaux est bactériologiquement dangereuse. Bref, pour une multitude de raisons, les pauvres de ces districts connaissaient des difficultés.


LES DEUX DISTRICTS DE LA GODAVARI BENIS PAR LE PROJET D’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE DE SWAMI

Les deux districts de la Godavari sont très éloignés de Puttaparthi et personne n’était venu de là-bas pour demander spécifiquement à Bhagavan de les aider avec de la bonne eau potable. Swami est néanmoins venu à leur secours avant même qu’ils ne le demandent. C’est la Divinité sous forme humaine.


Jusqu’à présent, Swami a béni par l’intermédiaire de Ses nombreux projets d’approvisionnement en eau potable les populations du district d’Anantapur (en Andhra Pradesh) où, soit dit en passant, Puttaparthi est située, puis les populations des districts de Mahabubnagar et de Medak dans le nord-ouest de l’Andhra Pradesh et après cela, l’immense ville de Chennai, dans le Tamil Nadu. C’est à présent au tour des deux districts de la Godavari sur la côte est de l’Andhra Pradesh de recevoir la grâce divine d’une eau potable et saine.


LES PROJETS D’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE ANTERIEURS :


Chaque projet d’approvisionnement en eau potable possède ses caractéristiques uniques. De tous ceux-ci, le projet d’Anantapur, le premier à avoir été réalisé, est de loin le plus complexe.

Le projet d’approvisionnement en eau de Chennai présentait ses propres défis et il appartient à une catégorie entièrement différente. Larsen and Toubro, une société de construction indienne de premier plan, réalisa les deux projets et selon M. A. Ramakrishna, qui était alors patron de L & T, le projet d’Anantapur reste le projet d’approvisionnement en eau le plus complexe qu’ils aient réalisé à ce jour.

Le projet de la Godavari suit le modèle adopté plus tôt dans le district de Mahabubnagar, en Andhra Pradesh.

En principe, le système est simple (comme on peut le voir sur le graphique de gauche). On construit d’abord un puits d’arrivée près de la source d’eau, dans ce cas-ci, la Godavari. L’eau est amenée de la source au moyen de pompes, ensuite elle est envoyée dans un réservoir. Là, elle y est traitée et purifiée, après quoi l’eau rendue potable est distribuée par des canalisations dans les villages.

Dans les villages, il y a aussi des réservoirs, d’où l’eau s’écoule vers des citernes auxquelles sont raccordés des robinets. C’est l’idée générale.

Bien que ceci ne soit pas différent de ce qui a été fait auparavant à Mahabubnagar, il y a, comme il fallait s’y attendre, quelques défis uniques, spécialement dans le district d’East Godavari. Le plus important est que les villages ciblés sont situés dans une région forestière.


Avant d’entreprendre le moindre projet dans cette région, même hautement bénéfique, une autorisation doit d’abord être obtenue de l’agence en charge de la protection environnementale. De plus, aucun arbre ne doit être coupé en posant les conduites. Chose intéressante, les membres des communautés tribales qui vivent dans la région le demandent aussi, ce qui bien sûr est une bonne nouvelle.

SWAMI PARLE DU PROJET GODAVARI A L’OCCASION DE GURU POORNIMA 2005

Récemment, dans Son discours de Guru Poornima du 21 juillet 2005, Swami a dit :
« Récemment, un étrange incident s’est produit. Subramaniam, de Larsen & Toubro et l’ingénieur en chef, Kondal Rao s’étaient rendus dans les régions de l’East Godavari et de la West Godavari en connexion avec les travaux du projet d’approvisionnement en eau potable. Alors qu’ils procédaient à une étude dans une région forestière, ils tombèrent sur un groupe de naxalites (terroristes). Les naxalites les questionnèrent : « Qui êtes-vous ? Pourquoi êtes-vous venus ici ? Qui vous a envoyés ici ? Comment osez-vous entrer dans cette région sans notre autorisation ? »

Ils répondirent : « Nous sommes venus ici dans votre propre intérêt. Parce qu’il y a pénurie d’eau dans cette région, Bhagavan Sri Sathya Sai Baba nous a envoyés procéder à des arrangements pour l’approvisionnement en eau potable. » En entendant cela, les naxalites furent stupéfaits et ils se réjouirent. Ils dirent : « Nous vivons dans les forêts, c’est ainsi que nous n’avons pas connaissance des magnifiques activités de service que Swami a entreprises. »

« Ils guidèrent les ingénieurs quant aux meilleurs endroits pour poser les canalisations et fixer les robinets. Ils viennent tous ici pour le darshan de Swami. Les travaux du projet d’approvisionnement en eau potable des districts d’East Godavari et de West Godavari seront bientôt terminés… Je m’occupe de ces projets et Je les réalise de Mon propre chef, sans qu’on Me le demande. L’eau est essentielle pour la survie de chacun. C’est le soutien de toute vie. Quel service plus grand peut-il y avoir que d’offrir de l’eau potable à ceux qui en ont besoin ? C’est la source et le soutien de la vie. Je fais ceci par amour pour vous. »

Oui, l’amour de Swami ne connaît pas de limites. Il sait qui a besoin de quoi et Il donne, comme une mère affectueuse. Avant que nous n’entrions dans les détails du projet, voici juste un aperçu des membres des communautés tribales de cette région – les principaux bénéficiaires du projet d’East Godavari.

La vie des communautés tribales de l’intérieur du district d’East Godavari est totalement liée à la forêt et aux saisons. Ils vivent de la production de la forêt. Ils coupent le bois à flanc de montagne et cultivent des légumes secs et des céréales. Récemment, le gouvernement a imposé certaines restrictions sur l’abattage des arbres et a ordonné que des arbres fruitiers soient cultivés dans les zones montagneuses éclaircies par les membres des communautés tribales. Ils fabriquent également du fil à partir du tronc d’un arbre appelé « Thati Picchu ».

Ces fils (vous pouvez voir la dame qui fabrique les fils sur la photographie ci-dessus) possèdent de nombreuses propriétés intéressantes et sont un article orienté vers l’exportation utilisé pour la confection de paniers et d’autres objets artisanaux. Comme on peut le voir à partir de ces images, les conditions de vie sont encore primitives.

Alors que le puits de pompage de Purushottapatnam est situé sur la rive de la Godavari, le puits de pompage de Pamaleru collecte en réalité de l’eau d’un ruisseau qui se jette plus loin dans la Godavari. Le ruisseau charrie beaucoup d’eau pendant la saison des pluies. Même pendant la saison sèche, il y a toujours une bonne quantité d’eau souterraine pour rencontrer les besoins en eau des nombreux villages des alentours.

Dans le district de West Godavari, le seul puits de pompage se trouve à Polavaram. Et près de ce puits de pompage, il y a la grande usine de traitement des eaux d’Hukumpet.

L’eau est envoyée des puits de pompage dans divers collecteurs aux usines de filtration où l’eau est filtrée et purifiée. De là, l’eau est pompée et envoyée par canalisations dans des réservoirs à partir desquels l’eau est distribuée dans les villages.

Le travail a débuté il y a quelques mois et il bat son plein. On espère terminer pour le mois de mars 2006. A ce moment-là, environ 500 villages situés dans les deux districts devraient pouvoir en bénéficier et environ un demi-million de personnes devraient recevoir l’eau offerte par Sai.

A propos, si l’on compte toutes les personnes qui ont bénéficié des projets d’approvisionnement en eau Sathya Sai (dont les sept millions de Chennai) au cours de la dernière décennie, Swami a approvisionné en eau potable environ 10 millions de personnes !

Pour vous donner une idée de ce que cela représente, veuillez noter que la population de la Nouvelle-Zélande compte environ 3,8 millions d’habitants, la population de la Belgique environ 10,3 millions d’habitants, la population de la Hongrie environ 9,8 millions d’habitants et la population de la Suède environ 8,9 millions d’habitants.

Pensez-y. Une fondation privée d’utilité publique a-t-elle jamais réalisé quelque chose comme ceci dans le monde ?

Et notez aussi que chaque projet réalisé par Swami est donné gratuitement à l’Etat concerné. L’Etat le reçoit gratuitement, mais le Central Trust a dépensé des centaines de millions de dollars. Se fait-Il jamais rembourser le moindre centime ? Non, jamais ! Nous savons tous que les mères font des sacrifices pour leurs enfants. Combien savent ce que cette Mère Universelle accomplit pour l’humanité ? Bien que nous puissions décrire ceci comme un sacrifice, Swami n’utilise jamais ce mot. Pour Lui, c’est toujours une expression de Son Amour qui ne connaît pas de limite !

Très peu de gens sont au courant du projet Godavari, même à l’ashram, à Prashanti Nilayam, c’est pourquoi Heart2Heart fait un effort particulier pour vous en parler pour que vous puissiez répercuter ce grand miracle du Seigneur auprès de toutes les personnes que vous connaissez.


BONNES NOUVELLES

L’eau du puits de pompage situé dans le district d’East Godavari s’écoule maintenant jusqu’à l’usine de filtration et de purification. Plusieurs villages reçoivent maintenant à l’essai de l’eau potable et sûre. C’est arrivé la veille du 80ème Anniversaire de Swami.

Avant de clôturer ce reportage, il y a un point sur lequel nous aimerions attirer votre attention. Dès la fin des années soixante, Swami a progressivement envoyé des signaux importants via Ses missions dans les domaines de l’éducation, de la santé et à présent de l’eau.

Les projets pédagogiques sont venus les premiers en commençant par la fondation d’un collège pour jeunes filles en 1968. Comme nous le savons, d’autres collèges suivirent et tous furent incorporés dans une université, l’Institut d’Enseignement Supérieur Sri Sathya Sai. Quel était le message sous-jacent ? En fait, il y en avait deux. D’abord, l’éducation doit établir le développement du caractère comme objectif principal. Comme Swami le dit souvent, le but de l’éducation DOIT être le caractère. Avec chaque jour qui passe et spécialement la manière dont les choses sont dans le monde, ce message acquiert une importance de plus en plus grande. Le second message est que l’éducation doit être donnée gratuitement et qu’elle doit être une responsabilité de la société dans son ensemble. Si la société prend soin de tout le monde, alors tout le monde prendra soin de la société – incidemment, c’est aussi la leçon que le corps humain nous enseigne, quand tous les organes servent à maintenir le corps en vie et que le corps dans son ensemble prend soin de chacun des organes.

Qu’en est-il de la santé ? C’est le même message. Si la société n’offre pas des soins médicaux pour tout le monde, d’une manière ou d’une autre et si les soins médicaux ne sont accessibles que pour ceux qui peuvent se le permettre, alors la société sera nettement divisée entre riches et pauvres, nantis et non nantis avec toutes les tensions sociales et tous les maux qui accompagnent une telle division. Quelle est l’utilité d’une société où la majorité des gens sont malades, parce qu’ils n’ont pas les moyens de rester en bonne santé ? C’est en réalité la situation à laquelle sont confrontés de nombreux pays, spécialement en Afrique.

Et c’est la même chose pour l’eau. L’eau ne peut pas être monopolisée ni transformée en denrée commerciale. D’importants problèmes sont en jeu et ceux-ci sont évoqués dans un autre article, God, Man and Water, sur lequel nous attirons votre attention.

Finalement, il est salutaire de revenir en 1947 et de nous rappeler ce que Swami écrivit alors à Son frère aîné, Seshama Raju :

« J’ai une Tâche : M’occuper de toute l’humanité et veiller à ce que tous les gens aient une vie remplie d’Ananda.

J’ai un Vœu : Ramener vers le Bien tous ceux qui s’écartent du droit chemin et les sauver.

Je suis attaché à un « Travail « que J’aime : Éradiquer la souffrance des pauvres et leur accorder ce qui leur manque. »

Oui. Tel est Swami. Il est beaucoup, beaucoup plus que ce qu’Il pourrait sembler être. Lorsque nous parlons de l’Amour de Swami, n’oublions pas à quel point Il aime l’humanité et à quel point Celui que nous devons servir nous sert en lieu et place ! Ne devrions-nous pas faire quelque chose au moins maintenant pour inverser les rôles ?

L’équipe de Heart2Heart
Décembre 2005