L’HISTOIRE ÉCLATANTE DE SA GLOIRE


Sahasra Poorna Chandra Darshanam



Une vision globale et détaillée

Instiller l’océan d’Amour pur dans une fiole de suprême splendeur et voilà, vous faites battre la chamade à un million de cœurs ardents ! L’alchimie du moment est magie pure et sa mémoire, simplement spectaculaire. Profondément gravée dans l’ADN collectif de la conscience humaine, la célébration récente qui marqua la présence physique de l’Avatar sur cette planète durant un millier de lunes donna un nouveau sens au concept de village global, vu que le monde sembla avoir fondu sur Prasanthi Nilayam, la Demeure de Paix Suprême, pour connaître un sommet spirituel que la prose, la poésie ou une formule mathématique ont du mal à saisir. Néanmoins, pour chacun des cent mille participants présents sur place et des milliers de participants virtuels tout autour de la planète, l’évènement marqua le couronnement des aspirations sincères de leur âme, et permit une réponse à leurs aspirations les plus profondes.


CÉLÉBRER LE RAYONNEMENT DIVIN SUR TERRE


La gloire de la célébration grandiose

Le 17 novembre 2008 – jour que la postérité préservera, comme l’huître protège sa perle. Durant l’éternité à venir, l’humanité se régalera à revisiter cette page capitale de l’Histoire afin de baigner dans la félicité de cette bienheureuse occasion, quand le temps s’immobilisa et quand un million de cœurs en eurent le souffle coupé en contemplant cette vision céleste. Ce qui se passa lors de cette journée merveilleuse ne fut pas seulement sans précédent et extraordinaire, mais aussi tellement émouvant et majestueux, tellement élevant et enchanteur que le décrire en mots reviendra à tenter d’éclairer la lune avec une lanterne.

Dès les petites heures, des gens de toutes les races et de toutes les cultures, de régions et de nations innombrables, se mirent à garnir avec enthousiasme les gradins et le terrain de l’impressionnant Vidyagiri Stadium, à Prashanti Nilayam, en Inde. Alors que le soleil s’élevait lentement et répandait ses doux rayons, chacun savait qu’il allait assister à un autre lever de soleil, ce matin-là – un lever de soleil qui serait un million de fois plus brillant et magnifique, réconfortant et éclairant.

Oui, c’était l’ultime journée de la grandiose célébration du Sahasra Poorna Chandra Darshanam Yagnam, accompli pour marquer le 83ème anniversaire de leur Seigneur bien-aimé, Bhagavan Sri Sathya Sai Baba. Et chacun avait conscience, ce matin-là, que la « lumière de leurs vies » apparaîtrait sur le fascinant char doré et qu’elle arriverait parmi eux, en tout apparat, dans toute sa gloire, pour remplir la coupe de leurs cœurs d’une joie sans mélange. Et c’est ce qui arriva.


Les mots ne pouvaient pas être à la hauteur de la magnificence de l’instant

Lorsque le véhicule divin, doré et scintillant, tiré par sept chevaux, glissa dans la généreuse assemblée des dévots assoiffés, l’euphorie divine qui enveloppa toute l’assemblée fut difficile à décrire. L’instant était fascinant et magique. Tous les visages dans la foule en disaient long, muettement.

Des larmes coulaient en abondance sur les joues de certains ; quelques autres semblaient stupéfiés, comme s’ils avaient été transportés temporairement dans un autre royaume ; certains étaient tellement impressionnés qu’ils regardaient simplement avec de grands yeux, la bouche ouverte, les paumes de leurs mains pressées contre leurs joues ; d’autres étaient simplement extatiques et affichaient un grand sourire – ils voulaient seulement savourer chaque seconde au maximum ; quelques-uns, qui étaient probablement nouveaux, étaient stupéfaits et semblaient vouloir sonder l’énigme de cette apparition divine ; certains étaient devenus des statues d’humilité : les mains jointes et la tête inclinée en signe de profond respect, ils ignoraient comment recevoir autrement cette bénédiction remarquable ; il y en avait des centaines qui jubilaient simplement : ils agitaient leurs mains dans une joie débordante et ils s’étreignaient, comme pour envelopper leur être dans l’air sanctificateur de la bienveillance divine ; d’autres encore étaient simplement immobiles, en extase…parfois, vous pouviez apercevoir une larme ou deux glisser le long de leurs joues…Comment quelqu’un peut-il traduire en mots une expérience aussi prenante, aussi intense et aussi profondément émouvante et qui est vécue par chacun à sa manière propre et unique ?


Plus éblouissant qu’un million de soleils

Tandis que le Seigneur, paré d’un jaune sublime et trônant sur le char flamboyant souriait à l’envi et bénissait copieusement, Sa main souvent levée en signe de bénédiction affectueuse, il n’y avait pas une seule âme dans le stade dont le cœur n’était pas ému par la splendeur de Sai. Pour ajouter à la grandeur et à l’excitation de l’occasion, le char était emmené par l’élégante et agile Sathya Gita, l’éléphanteau familier de Baba.

Elle était suivie par la fanfare de l’université qui ajouta de la musique brillante en cette matinée sacrée. Derrière, il y avait la procession guindée des étudiants, vêtus de rouge, qui psalmodiaient avec enthousiasme les hymnes védiques. Simultanément, d’énormes haut-parleurs placés à différents endroits stratégiques entrèrent en action en diffusant de belles compositions créées spécialement pour l’événement. La musique, comme la poésie, possède en elle la faculté d’exprimer les émotions profondes du cœur avec plus de facilité et de clarté que la prose.

Un des chants écrits en télougou capta merveilleusement la beauté de l’événement et à présent, nous souhaitons partager avec vous la traduction française de cette interprétation qui touche l’âme, car c’est peut-être le meilleur moyen de communiquer ce qui transpira entre le Divin et Ses dévots lors de cette matinée inoubliable.

L’arrivée

Ô divin Sai, sur Ton trône fabuleux…

Ô Toi l’intemporel, très mystérieux et magnifique !
Ô Roi des rois, suprême Seigneur du Kali Yuga !
Ô Etre brillant, glorieux entre tous
Et adoré des trois mondes de l’univers !
Ô Splendeur immense,
Dont l’éclat englobe toute la création, sans exception !

Contemplez ! Réjouissez-vous de cette vision éblouissante et sacrée !
Trônant sur le char doré, le Seigneur céleste – Sathya Sai !
Chaque parcelle de la Nature à l’entour connaît un bain de jouvence !
Un simple aperçu de Son aura splendide
Et chaque être que la Terre porte se sent si libéré !

Vraiment, Tu es le soleil qui brille pour l’éternité,
Le lotus aux mille pétales qui éclaire nos vies !
Tu es notre lune exquise, aussi…
Si pure, si sereine, si rafraîchissante, si tendre !
Toujours neuf et plein de félicité, éternel !

Par centaines et par milliers, de tous les coins du globe,
Nous nous sommes rassemblés dans le frémissement, l’attente ardente et la joie
Pour Te savourer avec nos yeux, cher Seigneur, prunelle de nos yeux !
Depuis combien de temps espérons-nous cette matinée unique !
Que de prières et de pénitences avons-nous encourues pour cet instant purifiant !
Des fontaines d’extase jaillissant de l’intérieur ont inondé tout notre être !
Par la contemplation de ce spectacle divin, sans précédent et absolument fabuleux,
Nos vies ont trouvé leur accomplissement, notre existence a trouvé son sens !
Pour notre seul bénéfice, Tu es descendu sur cette planète !
Pour nous régaler et nous racheter, Tu es revenu !
Mais avec cette manifestation stupéfiante de Ta gloire,
Les coupes de nos âmes débordent, maintenant !
Ô Seigneur, Gardien compatissant de toute la création !
Par ce don splendide,
Tu nous as bénis de la joie sublime de la communion divine
Qui nous élève jusqu’aux sommets éthérés
De l’émotion divine et du ravissement exquis !
Tu nous as sanctifiés : nous avons entraperçu le Paradis !


Une vision qui transmuta le cœur spirituel du spectateur

Les mots ne peuvent pas faire plus pour recréer cet instant divinement captivant. Mais ce que cet événement eut comme impact sur chaque personne qui en fut témoin est quelque chose de vraiment fantastique. Zivco Galic, un dévot croate qui assista à l’événement depuis les gradins réservés aux hommes, nous dit : « Je ne sais pas pourquoi, mais dès que j’ai vu Swami ce matin, je me suis mis à pleurer à chaudes larmes. Mon cœur s’est ouvert complètement… Tout le stade était tellement saturé d’énergie divine. Il est réellement le roi !

Le retour du Divin ! Dans cette couleur jaune flamboyante, Il était réellement le Seigneur Krishna. Il y avait tellement d’amour aux alentours ; j’étais complètement noyé dans cette mer d’amour divin…

Pour moi, l’arrivée de Swami sur le char doré est certainement le signe annonciateur de l’Age d’Or qui doit bientôt venir… Je n’ai pas eu une bonne enfance, mais à présent, Swami est « mieux que mon meilleur ami », mon père, ma mère, ma vie, mon Dieu ; Il m’a remis à neuf.

Il est si doux, si indulgent, Il nous ressemble tellement, en apparence, mais en Lui, il y a ce réservoir infini d’amour divin et d’énergie formidable. Je me sens tellement rechargé, tellement bienheureux… Je ne sais pas comment exprimer… »

Zivco ferma les yeux et pendant quelques secondes, il revécut ces instants rassasiants pour l’âme. Lorsqu’il sortit de sa rêverie, il était toujours muet.


La vision divine qui révéla le réservoir de force intérieure

John Reed, un autre dévot à la longue crinière blonde, venu de Sidney, en Australie, respirait simplement la joie :

« J’eus l’impression que les ailes de mon cœur battaient la chamade comme un papillon heureux, quand je pénétrai à l’intérieur du stade. C’était incroyable d’être là ! Comme je suis heureux d’avoir été présent aujourd’hui !...

Quand j’ai vu Swami pour la première fois en 1991, j’ai simplement su qu’Il était Dieu. C’était un message qui émanait directement de mon cœur. C’est Lui qui m’a conduit auprès de Lui et la manière dont Il m’a transformé et dont Il s’est occupé de toutes mes joies et de tous mes chagrins est réellement touchante.

En fait, je suis venu à Puttaparthi en juillet, cette année (2008), et au mois d’août, j’ai reçu la nouvelle dévastatrice du décès de ma femme. Si j’avais été à Sidney, quand cela s’est passé, je n’aurais probablement jamais survécu à cette tragédie, parce que nous étions fort proches.

Mais Swami m’a maintenant donné tant de force et m’a rempli de paix. Je suis brièvement rentré à Sidney pour les funérailles, puis je suis revenu. Simplement me souvenir de Lui me revitalise. Je Le sens tout le temps dans mon cœur et maintenant, être physiquement ici pour cet événement grandiose, c’est juste un pur bonheur, voilà ! Je ne connais pas grand-chose au sujet du sens de cette célébration, ni au concept des mille lunes de Swami, mais ce que je sais, c’est qu’Il n’a pas besoin de ces cérémonies. Cette célébration merveilleuse, en réalité, c’est Son cadeau pour que nous puissions nous réjouir de Le contempler sous cette forme glorieuse. »


Mieux comprendre ce sacrifice grandiose

De nombreux dévots étrangers, et même d’Inde, d’ailleurs, n’ont peut-être pas tout à fait saisi le but et la philosophie qui se cachent derrière la grandiose célébration du Sahasra Poorna Chandra Darshanam organisée en présence du Divin, mais cela ne les a pas empêchés de tirer un bénéfice maximum de l’occasion en s’imprégnant des vibrations divines qui saturaient l’air.

Mais ceux qui connaissaient l’importance et le dessein de ce grand sacrifice l’ont plus apprécié. Plus de cent cinquante prêtres provenant de différentes parties de l’Inde et de l’étranger ont participé à ce méga rituel et ce fut un événement historique pour une multitude de raisons. Commençons par son sens et ses réalités simples.

Expliquant ceci clairement, Brahmasri K.V.N. Krishna Prasad, le prêtre éminent de Tirumala Tirupati Devasthanam, dit :

{Tirupati, qui se situe dans l’Etat d’Andhra Pradesh, est le lieu de culte le plus visité au monde. Le Seigneur Vishnu y est vénéré sous la forme de Venkateswara.}

« Conformément à notre ancienne tradition indienne, tout individu qui vit jusqu’à l’âge mûr de 83 ans est honoré par cette cérémonie sacrée de Sahasra Poorna Chandra Darshanam. Cela signifie que ce senior est un aîné distingué, en vertu du fait qu’il a vécu suffisamment longtemps pour observer mille pleines lunes.

Maintenant, comment aboutit-on à ce chiffre ? C’est de l’arithmétique simple: en raison de la croissance et de la décroissance de la lune, nous voyons une pleine lune une fois par mois. Par conséquent, on peut observer 12 pleines lunes par an et si quelqu’un vit jusqu’à 83 ans, par conséquent, il observera 12 x 83 = 996 pleines lunes. Manifestement, il en manque 4 pour arriver à mille. Mais dans la réalité, ce n’est pas le cas. C’est parce que le mois lunaire se compose de 28 jours, et non pas des 30 ou 31 jours que nous assimilons généralement à un mois.

Nous savons tous qu’il faut 28 jours à la lune pour boucler un cycle de révolution autour de la Terre (à la suite duquel nous avons la séquence des nouvelles lunes et des pleines lunes). Par conséquent, d’après le calendrier lunaire, nous avons en fait plus de 12 mois (360/28 = 13) dans une année et donc, le nombre de pleines lunes dépasse, en réalité, les mille en 83 ans. C’est pourquoi une personne qui a vécu durant 83 étés et hivers a en fait dépassé les mille pleines lunes. »«


De nombreuses traditions suivent le calendrier lunaire

Voilà ce qui explique l’association du 83ème anniversaire et les mille lunes, mais ce qu’il faudrait encore ajouter ici, c’est que la plupart des rituels de l’ancienne tradition indienne se basent complètement sur le calendrier lunaire. Encore aujourd’hui, cette méthode est largement suivie dans chaque maison en Inde qui observe, ne fût-ce qu’un peu, l’ancienne tradition. C’est précisément pour cette raison que les dates de la plupart des fêtes importantes en Inde, comme Diwali, Dasara, Holi, etc., varient d’année en année.

Non seulement les hindous, mais aussi des gens des autres religions suivent strictement le calendrier lunaire pour l’observation de leurs rituels et leurs fêtes. Par exemple, les musulmans du monde entier dépendent du mouvement de la lune pour chaque activité religieuse, que ce soit l’observance du Ramadan une fois par an, le culte journalier à l’aube et au crépuscule ou le pèlerinage annuel à La Mecque.

Pareillement, les Juifs suivent aussi l’horaire de la lune pour fixer leurs jours de fête. Par conséquent, le calendrier lunaire n’est ni spécifique à l’hindouisme, ni aux célébrations en Inde ; c’est plutôt une autre manière de suivre le temps, universelle et largement adoptée, tout comme le calendrier solaire.

Maintenant, on peut dire, « C’est très bien, vous pouvez suivre le calendrier lunaire et calculer mille lunes, mais pourquoi une personne qui a vécu pendant 83 ans devrait-elle être honorée, simplement parce qu’elle a vécu aussi longtemps ? Qu’est-ce que cela peut bien faire qu’elle ait vu ou qu’elle n’ait pas vu mille lunes ? » A ceci, Sri Krishna Prasad rétorqua : « Dans la tradition indienne, il y a des célébrations et des rituels prescrits pour les individus qui passent des caps importants dans leurs vies pour différentes raisons ; ceux-ci ne doivent pas être pris à la légère, ni observés de manière insouciante. »

Par exemple, lorsqu’un père a vécu 60 ans, ses enfants accomplissent Shasti Purti, par lequel ses parents sont symboliquement remariés et qui signale l’aube d’une nouvelle étape dans leur vie où la spiritualité devrait prendre la préséance sur tout le reste. De même, lorsqu’un individu a vécu 70 ans, ses enfants et ses petits-enfants organisent Bheema Ratha Shanthi pour offrir leur gratitude et leurs prières au Seigneur Shiva (aussi appelé « Bheema Ratha », car Il est le Seigneur du Temps) pour la bonne santé et le bonheur futurs de leurs parents ou de leurs grands-parents.

De même, lorsque l’individu franchit le cap des 83 ans, c’est l’heure d’un grand hommage. Pas seulement parce que la personne a contemplé plus de mille pleines lunes, mais aussi parce que l’aîné est considéré comme saint, à ce stade. On croit que l’octogénaire en a suffisamment vu de la vie pour réaliser tous les effets négatifs de son karma (actions accomplies durant cette vie et les précédentes) et que, par conséquent, il est maintenant pur, sage et digne d’être honoré. C’est aussi une opportunité unique pour la famille de prier Dieu collectivement pour qu’Il bénisse leur vénérable aîné d’un corps et d’un esprit en bonne santé. La pratique traditionnelle veut aussi qu’en cette occasion, le distingué senior soit intronisé sur un char et emmené en procession pour que tout le monde puisse lui souhaiter le meilleur.


La famille humaine honore le Père Divin

Telle est la pratique que l’on observe pour n’importe quel mortel depuis les temps anciens, en Inde. Et cette célébration, comme beaucoup d’autres, est organisée par la famille, particulièrement les enfants, les petits-enfants et les arrières petits-enfants du senior. Mais pourquoi l’accomplir pour Bhagavan Baba qui se situe réellement au-delà de l’espace et du temps ?

Quel sens y a-t-il à célébrer la vision de mille lunes pour Celui qui est la lumière même de la lune ? Et puis, qui sont Sa famille et Ses enfants, et qui ne le sont pas ? Et encore, et plus important, prier pourquoi ? Et qui ? Quel est le véritable sens de la grandiose célébration du Sahasra Poorna Chandra Darshanam en présence du Divin ? Y a-t-il un message pour l’humanité dans ce magnifique drame divin ?

Le distingué érudit védique qui conduisit ce grand sacrifice à la perfection, Sri Krishna Sastry, clarifia ces points et dit : « Le but et l’accomplissement de cette cérémonie sacrée atteignent une dimension tout à fait nouvelle, divine et élevante, lorsque celle-ci est organisée pour célébrer la vie terrestre d’incarnations de Dieu. L’objectif est à présent élevé – c’est pour le bien-être global du cosmos, car Dieu est présent dans chaque grain de cet univers. Et qui accomplit ce sacrifice ?

Toute l’humanité. Chaque être fait partie de la famille de Dieu. C’est une splendide opportunité d’exprimer notre gratitude à Celui qui a guidé nos vies à travers les méandres des joies et des peines, qui nous a protégés et fourni tout ce dont nous avions besoin, qui nous a transformés et qui nous a entraînés à suivre la voie de la félicité permanente, avec ténacité, et qui continue de répandre Son amour inconditionnel avec chaque aube nouvelle. »


L’intention précise du sacrifice

Poursuivant ses explications sur l’objectif grandiose du Sahasra Poorna Chandra Darshanam accompli dans la Présence divine entre le 15 et le 17 novembre 2008, Sri Krishna Sastry dit : « Chaque fois qu’on accomplit un sacrifice, la première chose qu’il faut déclarer au début du rituel, c’est l’intention qui sous-tend cette pratique spirituelle sacrée. Ce processus s’appelle « Sankalpam » et normalement, ce rituel est effectué par l’individu qui est l’initiateur et l’organisateur principal du sacrifice pour qu’il puisse expliquer ses objectifs sans ambiguïté avant le commencement du rituel.

Mais dans le cas du Sahasra Poorna Chandra Darshanam, à Prasanthi Nilayam, Bhagavan ne l’a pas fait. Comment aurait-Il pu ? N’est-Il pas Celui qui, au bout du compte, reçoit toutes les offrandes faites au feu sacré et qui confère les bénédictions ? Par conséquent, nous, les dévots, nous avons fait ce Sankalpam et la mission déclarée du sacrifice fut – « Puissent les 8.400.000 espèces terrestres être soulagées de leurs souffrances et de leurs peines ; puisse chaque individu être libéré des effets défavorables de ses actions négatives ; puisse chaque être s’élever jusqu’aux niveaux supérieurs de la conscience et avancer jusqu’au but ultime de la béatitude céleste et de la libération. »


Ultime bénédiction silencieuse

Lors de l’accomplissement de ce rituel sacré du Sankalpam, Sri Krishna Sastry vécut une expérience mémorable : « Cet après-midi là, j’étais assis juste devant Bhagavan Baba dans le Hall Sai Kulwant. Lorsque, avec un autre prêtre, je me levai pour m’approcher de Bhagavan et Lui demander de procéder au Sankalpam, Il nous fit signe de rester assis.

C’est alors que nous comprîmes intuitivement que Bhagavan ne procéderait pas Lui-même au Sankalpam. Mais le Seigneur me fixa intensément. Et soudain, cet après-midi là, je sentis une brise très fraîche qui me caressait tout le corps. Je ne cessai de me retourner pour voir s’il y avait l’air conditionné qui fonctionnait derrière ou à côté de moi, mais ce n’était pas le cas.

Pour moi, ce fut une expérience très mystérieuse. La fraîcheur apaisante m’enveloppa complètement et elle persista pendant un bon moment. J’observais Bhagavan et c’est seulement plus tard que je compris que Baba me bénissait en fait en m’octroyant cette expérience de fraîcheur lunaire avant même le commencement du sacrifice qui porte le nom de la lune. »


Sans précédent et historique, le plus grand événement dans l’histoire des Avatars

Non seulement l’objectif de ce sacrifice grandiose était exceptionnel, mais de même, la complexité et la minutie avec lesquelles il fut organisé furent sans précédent. Il est probable que jamais auparavant dans l’Histoire, un rituel aussi splendide n’a été accompli pour le bien-être de l’humanité dans la divine Présence de l’Avatar Lui-même. « Je ne connais aucune autre occasion où sarva veda parayana (la psalmodie de tous les Védas) a été faite avec autant de magnificence », a déclaré le réputé érudit védique de Tirupati, Sri Venkatappayya Sastry.

« Des 1130 shakhas (branches) des Védas, il n’en reste que 11 de perpétuées et toujours en vogue à l’époque moderne ; le reste est plus que probablement perdu. Ces 11 précieuses branches appartiennent à l’un ou l’autre des quatre principaux Védas (Rig, Yajur, Sama, Atharva). Et lors de cette cérémonie à Prasanthi Nilayam, nous avons eu des érudits védiques qui ont récité méticuleusement tous ces hymnes précieux. De surcroît, nous avons accompli divers homams, tel Maha Ganapathi Homam, Sudarshana Homam et Maha Mruthyunjaya Homam, etc.

Il y avait aussi le Linga sacré, pour lequel nous accomplîmes satha rudra abhishekam, maha rudra abhishekam, etc. Dans un coin de la scène, des pandits étaient occupés dans le parayanam (lecture sainte) du Sundara Kanda (chapitre « Sundara») du Ramayana, tandis qu’à l’autre bout, quelques prêtres accomplissaient sur une jambe le suryanamaskar sacré, en continu. Une atmosphère aussi sainte et électrisante est certainement historique et inégalée. Franchement, c’est purement à cause de la grâce de Bhagavan que cette cérémonie a pu être organisée d’une manière aussi élaborée. Pour moi, être présent en cette occasion fut sûrement le résultat de l’accumulation de mérites de nombreuses vies. »


« Le Dieu vivant est à Puttaparthi » – Le prêtre de Tirupati

Cet érudit éminent qui a servi dans la sainte demeure de Tirupati pendant des décennies en enseignant les Védas et au sanctum sanctorum de Tirumala dit encore : « J’ai joui de la proximité divine du Seigneur de Tirupati. Mon être a palpité avec des vibrations indicibles, à proximité de l’idole de Venkateswara, en de nombreuses occasions. Mais savez-vous comment j’ai obtenu cette bénédiction divine ? C’est dû à la grâce de ce Seigneur sous forme humaine, Bhagavan Sri Sathya Sai Baba. L’idéal d’offrir un service permanent et dévoué aux pèlerins qui visitent Tirupati me fut insufflé par Bhagavan Lui-même. A Tirupati, nous disons : « Le Dieu vivant est à Puttaparthi. »


« La splendeur de Sai est inexprimable » – un Rig Veda Pandit

Un autre érudit éminent, Sri K. Srinivasa Sarma, qui sert en tant que Rig Veda pandit au temple Sri Lakshmi Narasimha Swamy, dans le district de Nalgoda, Andhra Pradesh, dit : « Tout comme la lune dissipe la chaleur et confère la fraîcheur ou tout comme le Gange sacré purifie celui qui prend un bain, Sathya Sai confère aussi des bénédictions spontanées.

Je me souviens d’un incident qui s’est produit, il y a presque trente ans. Un ami, actuellement aux Etats-Unis, était venu à Puttaparthi, car il avait besoin d’aide.

Il avait un urgent besoin d’argent pour pouvoir répondre à une obligation familiale importante.

Quand Swami vint pour le darshan, Il lui remit une pochette et Il lui dit de ne pas l’ouvrir avant d’être rentré chez lui.

Lorsqu’il vit enfin l’enveloppe, il trouva à l’intérieur cent mille roupies, le montant précis dont il avait désespérément besoin. Par conséquent, la splendeur de Sai est inexprimable. Ayant participé à cet événement grandiose, je sens que ma vie a trouvé son accomplissement. »

Il y avait des dizaines de prêtres qui s’étaient empressés de venir pour participer à cet événement et chacun avait une histoire touchante à raconter.


Un événement à ne pas manquer pour le prêtre védique de New York

Sri K. Hanumantha Rao, qui avait fait tout le chemin depuis New York, Etats-Unis, dit : « Dès que j’ai appris la nouvelle de cet événement, j’ai voulu être ici, advienne que pourra. Si aujourd’hui je sers en tant que prêtre du temple du Centre Védique Ganesha à New York, c’est clairement la volonté de Swami.

En fait, après avoir terminé mes études védiques, je suis venu chercher les bénédictions de Bhagavan avant de me lancer dans la prêtrise.

J’ai abouti 16 fois à Ses pieds de lotus, jusqu’à présent et où que je me trouve et quiconque je peux prier, je sais, au tréfonds de mon cœur que je vénère toujours Sai.

En fait, le temple de Ganesha à New York n’a vu le jour qu’en raison du soutien actif des dévots Sai et nous avons une belle photo de Baba dans ce temple.

C’est réellement à cause des mérites de mon noble père et de mes ancêtres que j’ai pu participer, en Sa présence divine directe, à cette cérémonie grandiose. »


En dépit d’expériences métaphysiques, un pandit aspire à Son attention physique

Sri Venkatappayya Sastry, le pandit védique de Tirupati Tirumala Devasthanam, ajouta encore : « Bien que j’ai eu bon nombre d’expériences métaphysiques de la Présence de Baba, j’aspirais à Sa proximité physique. Et je fus absolument enchanté de voir Bhagavan de si près. Le Seigneur m’a en fait regardé plusieurs fois avec beaucoup d’intensité, comme pour dire : « Tu vois, Je ne t’ai pas oublié. »

Quoique les prêtres qui participèrent à ce Yagna eurent les meilleures vues et les Darshans les plus rapprochés du Seigneur, ils ne sont pas les seuls à en avoir bénéficié le plus.


LES DIMENSIONS SUBLIMES DU SACRIFICE


Le Yagna – Expérience purifiante pour un dévot sud-africain

Sadasivan Naiker, un dévot d’Afrique du sud, qui était assis dans les gradins réservés aux hommes, à des centaines de mètres de la scène principale, revit ces instants déterminants :

« Ce fut une expérience absolument purifiante pour moi. Au fur et à mesure de la progression du yagnam, j’avais l’impression que toutes mes mauvaises habitudes et que toutes mes mauvaises tendances étaient brûlées dans ce feu sacré. En quittant le stade, ce jour-là, je me suis senti si purifié, si léger, si revitalisé. Depuis lors et jusqu’à présent, ma vie a certainement subi une grande transformation.

Tous mes vices et mes envies ne me tourmentent plus. Je me sens si calme et serein. Je suis certainement une personne nettement meilleure et mon lien avec Swami s’est approfondi. »


La purification s’est produite à des niveaux multiples

Comme pour tout acte de Bhagavan, dans l’accomplissement de ce sacrifice aussi, ce qui fut perceptible à l’œil nu ne fut sans doute que le millionième de ce qui se produisit réellement sur de nombreux plans différents pendant l’entièreté de cette fête de trois jours.

Sans surprise, des gens provenant de tous les continents et à tous les stades de la vie humaine bravèrent volontiers le temps frais et la pluie intermittente, simplement pour être physiquement présent dans le stade, en cette occasion.


Un jeune de l’Etat du Maharastra, M. Amolrao Barwade, qui faisait partie d’une bande de jeunes venus pour la première fois à Prasanthi Nilayam, était absolument impressionné. Il exprima candidement ses sentiments :

« Par le passé, bien que j’avais déjà entendu parler de Baba, je n’avais jamais cru en Sa Divinité. Mais à présent, je suis convaincu ; Il est Dieu, sans aucun doute.

En dehors des magnifiques institutions de service désintéressé – les universités, les hôpitaux, les projets d’approvisionnement en eau, etc. – ce qui m’a réellement le plus touché, ce fut la scène dans le stade, quand il pleuvait, l’autre jour, pendant que le yagnam se déroulait. »

Aucun dévot ne quitta sa place ; il n’y eut aucune débandade.

Ils tentèrent de se protéger avec tout ce qu’ils avaient sous la main et ils continuèrent d’assister à la cérémonie, comme si de rien n’était ! Chez nous aussi, il y a de grands rassemblements à l’occasion de Ganesh Chaturthi ou d’un match de cricket.

Mais s’il se mettait à pleuvoir, l’endroit serait vide en un rien de temps ! Ici, l’amour des dévots pour Bhagavan est tellement émouvant.’’


Le Yagna conféra aux aînés un enthousiasme divin

Oui, c’est son profond amour pour Lui qui poussa Dalip Singh, un nonagénaire, à se rendre au stade aux petites heures. « Qu’est-ce qui vous a donné tant d’énergie pour faire tout le chemin à pied jusqu’au stade ? », nous lui demandâmes, et avec une voix vibrante de passion et de vigueur, il dit : « Baba est avec moi, tout le temps ! Il est là, à ma gauche, à ma droite et devant. Dieu est ici et maintenant ! On doit vivre à Prasanthi pour expérimenter cette paix suprême. »

M. Chunnilal Sharma, un autre nonagénaire, dans une tenue cendrée et portant une belle casquette blanche, assis comme un bienheureux dans les gradins, dit : ‘’Au fil des ans, j’ai visité beaucoup de centres de pèlerinage, comme Kedarnath, Badrinath, etc., mais la félicité dont je bénéficie à Prasanthi est tout à fait unique.

« Malgré la foule immense ici, la joie que j’expérimente dans mon cœur est indicible ; pour moi, c’est comme voir le Seigneur Krishna à Mathura ! »

Répercutant le même sentiment, mais à sa manière propre et douce, Kantamma, une dame âgée de Vizianagaram dit avec jubilation : « J’ai visité beaucoup de lieux saints, que ce soit Kashi ou Tirupati, Kanyakumari ou Madurai, mais nulle part je n’ai éprouvé ce par quoi je suis bénie ici. A Prasanthi, nous sommes juste immergés dans l’amour de Swami ! Tout ce qui est nécessaire, ici, c’est l’amour ; personne ne vous demande de l’argent pour quoi que ce soit.

Son darshan nous comble totalement. En réalité, cette fois je redoutais un peu de ne pas pouvoir voir clairement Swami à cause de la foule immense qui s’était rassemblée, mais notre doux Seigneur est si bon !

Non seulement, Il m’a offert un bon darshan, mais en plus, Il m’a regardée et Il m’a souri ! Franchement, même si le grand événement est terminé, je n’ai pas envie de quitter cet endroit… En fait, ce fut entièrement Sa volonté que j’ai pu venir avec mon mari pour assister à cet événement. »


Chaque participant du Yagna avait une histoire personnelle à raconter

« Dernièrement, la vie n’a pas été facile pour nous. Mon mari ne va pas bien et il est donc sans travail depuis 4 mois. Pour faire vivre notre famille, j’ai récemment accepté un poste de commis dans un collège. Obtenir un congé pour venir à Puttaparthi pour cette occasion grandiose me tracassait. Fort heureusement, on m’a facilement accordé quelques jours de congé. Mais dans tous les cas, j’étais décidée à venir à Puttaparthi et je serais de toute façon venue, même si cela m’avait coûté mon nouvel emploi ! Telle était ma conviction ! «


Aucun inconfort ne freina la dévotion des dévots

Simplement voir et parler à ces dévots fut une expérience élevante. Malgré la foule immense, les logements temporaires, les longues files et le confort physique réduit au strict minimum, ils arboraient de larges sourires et ils ne se plaignaient absolument pas.

Nous avons demandé à T.S. Venkatesh, un jeune technicien venu de Bangalore : « Cela n’est pas gênant pour vous de séjourner dans ce camp où vous dormez presque par terre ? »

« Oh, non ! », fut sa réponse immédiate et il continua : « Swami nous a donnés un magnifique endroit où dormir ; pour nous, c’est plus qu’assez. Le fait même que je sois ici est en soi un miracle. En fait, mon bus est tombé en panne à mi-parcours.

C’était un bus ordinaire, mais un car équipé de l’air conditionné est arrivé et il nous a emmenés pour le restant du trajet sans aucun frais supplémentaire ! Ainsi, c’est Swami qui m’a amené ici et je suis vraiment enchanté d’avoir participé à ce glorieux événement. Quand j’ai vu le Seigneur cet après-midi dans le Hall Sai Kulwant richement décoré, c’était comme si le Paradis était descendu sur Terre. Mon voyage est une réussite ! »


Un timing parfait pour bénir chaque dévot

M. Satya Kumar est un autre dévot très heureux parmi tous ceux que nous avons rencontrés. Il vient du Kerala, un Etat du sud de l’Inde et il nous a réjouis, quand il a dit : « J’ai entendu parler de cet événement auspicieux sur Radio Sai Global Harmony.

Après avoir entendu l’annonce, je me suis rendu sur le site Web de Radio Sai et j’ai téléchargé l’information. Ensuite, comme je travaille dans le secteur de la presse, j’ai fait passer la bonne nouvelle à autant de personnes que possible. Pour moi, c’est une opportunité en or de me trouver dans l’atmosphère divine de cette célébration.

Quand j’ai entrepris ce voyage à Puttaparthi, comme il s’agissait d’un méga événement, j’avais des craintes concernant le logement et la nourriture. Mais une fois sur place, j’ai été impressionné par les infrastructures et les installations réservées aux dévots. Toutefois, nous avons quand même eu un problème, une nuit, quand il s’est mis à pleuvoir et quand de l’eau s’est infiltrée, là où nous dormions.

Par conséquent, nous avons dû déménager en toute hâte et avec tout cela, il était très tard, quand je me suis mis en route vers le Vidya Giri Stadium, le lendemain matin. Je savais que Swami s’y trouvait déjà et j’étais triste, parce que j’étais en train de tout rater.

Néanmoins, je pressai le pas et alors que je m’approchais de la résidence de Swami, je vis beaucoup de mouvement là-bas. Swami revenait du stade ; il était déjà dix heures du matin. Je pris rapidement position à côté de la route et le Seigneur me regarda droit dans les yeux. Je n’avais jamais espéré être béni par un darshan aussi rapproché ! Le Seigneur sait quand et comment nous combler de Son amour. »


LE SEVA ET LE SACRIFICE ENTHOUSIASTES QUI SOUS-TENDENT LA CÉRÉMONIE

Tâches multiples : le Divin peut se multiplier

Les histoires comme celles-ci sont innombrables. C’est la beauté de Dieu. Il peut être unique et se multiplier en même temps. Chaque dévot qui était venu pour cet événement grandiose avait avec lui son propre Sai ? qui le guidait, qui le protégeait et qui le comblait d’amour divin. En fait, c’est précisément ce que chacun parmi les centaines de sevadals (bénévoles Sai) qui oeuvrèrent inlassablement, jour et nuit, en coulisses pour que cet événement ait lieu exprima. Des dizaines de volontaires travaillèrent à nettoyer 12 000 m² de terrain pour pouvoir loger 10 000 personnes supplémentaires.


Selon les bénévoles, la satisfaction intérieure est la récompense ultime

Nous nous émûmes de voir une bénévole âgée qui balayait la terre boueuse avec beaucoup d’autres, beaucoup plus jeunes, un matin ensoleillé. Nous apprîmes qu’elle s’appelait Mme Bindu Das et nous lui demandâmes alors : « Ne trouvez-vous pas fatiguant de faire ce travail difficile ? » « Absolument pas », répondit-elle. « Je sers comme sevadal depuis 1972. Quand nous faisons Son travail, tous nos problèmes sont automatiquement résolus. Seul Swami sait à quel point nous nous sentons mieux, quand nous nous engageons à servir. Même si nous ne pouvons pas nous rendre au darshan, nous ressentons très fortement Sa présence dans notre travail. Il est avec nous et Il sait tout ce que nous faisons, sans aucun doute ! »

Quelques mètres plus loin, nous avons trouvé un jeune bénévole de 25 ans et quelque, peut-être, qui bêchait la terre avec enthousiasme et dont le corps transpirait en abondance. Nous lui demandâmes, s’il ne ressentait pas la douleur. Il sourit et dit : « Vous pourrez trouver cela amusant, mais je me sens vraiment à l’aise avec ce job. Je bêche depuis trois jours d’affilée et croyez-moi, je n’ai connu aucune douleur sauf un peu le premier jour. Je n’aurais certainement pas pu faire cela ailleurs. »

La félicité du service désintéressé est quelque chose qui ne peut être qu’expérimentée, et tout au long de ce grand événement du Sahasra Poorna Chandra Darshanam, pour des milliers de bénévoles Sai engagés activement en coulisses à des tâches multiples qui allaient d’aider les dévots à transporter leurs bagages là où ils logeaient, à préparer et transporter leur nourriture, s’occuper de leurs besoins médicaux, astiquer et décorer le Vidya Giri Stadium pour le glorieux événement, s’assurer que l’ordre et la discipline régnaient partout et qu’aucune incommodité ne perturbe les dévots ? ce service rendu aux milliers de dévots rassemblés pour cette occasion était un grand privilège.


L’énergie divine guida l’imposante équipe de cuisine

M. Bhaskar Rao, qui géra toutes les opérations dans la cuisine, dit : « Pendant que le Mahayagnam se déroulait dans le Vidya Giri Stadium, un autre exercice spirituel grandiose nous occupait nous aussi. Nous travaillâmes 20 heures par jour à nourrir les milliers de personnes qui affluèrent pendant quatre jours à partir du 14 novembre.

Au moins 2 tonnes de victuailles pour le petit-déjeuner, 5 à 6 tonnes de riz au yaourt et de riz frit pour le déjeuner et des quantités similaires pour le dîner constituaient, en bref, le quota de travail impliqué.

Plus de 200 sevadals et 120 cuisiniers travaillèrent inlassablement pour fournir la bonne quantité de nourriture au bon endroit au bon moment. C’était un challenge, sans aucun doute, mais nous ressentîmes Sa présence tout au long de l’épisode. »


Travailler pour le Yagna : la meilleure expérience de travail d’équipe jamais vécue, d’après un salarié de General Electric.

Un groupe dévoué de jeunes volontaires d’Hyderabad entreprit de distribuer ces énormes quantités de nourritures en divers endroits à l’intérieur et à l’extérieur de l’ashram. « Notre journée type commençait à 3h30 du matin », commenta M. Ravi Kiran qui, en dehors d’être un jeune Sai actif, travaille comme manager chez General Electric. « A 5h15, nous commencions à livrer les récipients aux différents sites respectifs, de sorte qu’à 6h00, on pouvait commencer à servir le petit-déjeuner simultanément en chaque lieu. Après une heure ou deux, tous les récipients prenaient le chemin du retour et nous les remplissions alors de mets pour le déjeuner. A 11h00, les comptoirs ouvraient partout avec des repas rapides pendant deux heures. De même, les préparatifs du dîner commençaient à 16h00 et vers 19h30, 20h00, notre tâche de distribution était terminée pour la journée. »

Nous remarquâmes les vêtements souillés de Ravi Kiran et nous lui demandâmes : « Quelle impression cela fait-il de travailler dans un environnement comme celui-ci, qui est tellement différent de l’ambiance que vous trouvez dans votre vie professionnelle ? »

Il répondit sans sourciller : « C’est sans doute la meilleure expérience que j’ai jamais eue ! Dans les firmes d’informatique, vous vous rendez en villégiature pour avoir des réunions et apprendre le travail d’équipe, mais c’est ici que je trouve l’exemple ultime de coopération.

Notre groupe est composé de jeunes qui proviennent de milieux divers – certains mènent des carrières très éminentes et d’autres sont des cols bleus. Mais nous travaillons magnifiquement comme une unité cohérente ; l’amour est partout. C’est simplement incroyable !

Chez nous, je ne soulèverais probablement pas un récipient qui pèse plus de 10 kg, mais ici, nous déplaçons des récipients qui pèsent entre 100 et 150 kg. N’est-ce pas un petit miracle ? Bhagavan ne cesse de nous envoyer des signes de Sa grâce et de Sa présence, de tant de manières mystérieuses. J’apprécie simplement d’être ici ! »


Des préparatifs silencieux et imposants

Tandis que ceci était l’une des activités principales qui se déroulaient en toile de fond, après que les célébrations débutèrent le 15 novembre, beaucoup de choses s’étaient déjà passées durant la dernière semaine d’octobre et les deux premières semaines de novembre pour préparer la scène de cet événement qui devait avoir lieu dans le Vidya Giri Stadium en cette journée capitale.

Tandis que la réserve de la cuisine était remplie avec les quantités adéquates de tous les articles imaginables dont on aurait besoin pour servir les milliers de personnes qui afflueraient en masse pendant les trois jours, dans un autre coin de Puttaparthi, le Vidya Giri Stadium était totalement transformé. Une des transformations majeures fut la prolongation de la scène du Shanti Vedika d’environ 20 mètres. Et Swami commença à rendre visite au site pour se rendre compte de la progression du travail dès le 6 octobre !


La priorité n°1 de Sai : Ses dévots

M. Satish Nayak, qui supervisa toute l’opération de rénovation du stade pour cet événement grandiose, dit : « Pendant les 40 jours de notre travail, Swami a visité 15 fois le stade ! Et la première question qu’Il posa, lorsqu’Il vit que la scène était prolongée, c’est : « Les dévots pourront-ils voir le yagnam ? » En fait, ce fut aussi Sa dernière question. Il était celui qui se souciait plus que n’importe qui d’autre de la visibilité des dévots.



Une fois que Bhagavan fut satisfait des explications, le travail continua avec beaucoup d’innovations. Puisque le prolongement de la scène devait être une structure provisoire, tout fut conçu pour que les matériaux utilisés puissent être récupérés après l’événement pour être utilisés dans un autre projet. Par exemple, au lieu de faire la scène supplémentaire en ciment et en briques, on utilisa de grandes dalles en granite et du sable, ce qui fonctionna parfaitement.

Mais la partie la plus intéressante de toute l’affaire, c’est l’implication profonde de Swami dans toutes les activités. Il posait des questions sur chaque petit détail, des dimensions de la nouvelle scène, à la couleur des matériaux de décoration utilisés pour la scène », se souvint M. Satish Nayak, et il ajouta : « Mais il y a deux anecdotes très intéressantes liées à ces préparatifs.

Un jour, pendant Sa visite au stade durant la dernière semaine d’octobre, Swami mentionna qu’un faux plafond serait approprié au-dessus de la scène supplémentaire. Jusqu’alors, ceci n’entrait pas du tout dans nos plans. Mais au décompte final, c’est le superbe travail artistique du faux plafond qui ajouta beaucoup de grandeur et de couleur à la nouvelle scène. »


Le Superviseur Divin ne loupe aucun détail !

« De même, lorsque Swami visita le stade, le matin du 13 novembre, il accéda à la nouvelle scène en employant un élévateur provisoire. Alors qu’Il circulait sur la nouvelle structure, Il s’arrêta et fixa le plafond pendant quelques secondes. Juste à ce moment-là, une pièce tomba juste devant Lui. Nous pensions avoir des problèmes, mais le Seigneur se contenta de sourire et d’une simple remarque en disant que peut-être une vis s’était-elle détachée quelque part. Mais en réalité, je sais que Swami nous a probablement sauvés d’un grand embarras qui aurait pu se produire plus tard. Après cet épisode, nous nous assurâmes que toutes les garnitures et autres décorations qui étaient attachées au-dessus étaient solidement fixées. »


Les éléments coopérèrent pour permettre au travail divin d’aboutir parfaitement

« Il y a tant d’autres moyens par lesquels Swami nous bénit et s’assura que le travail soit achevé à temps. Pour donner juste un exemple, Swami tenait particulièrement à ce que la route soit refaite et nous ne pouvions pas le faire, parce que nous avions besoin de trois jours secs consécutifs et à cette époque, il y avait de courtes averses intermittentes.

Finalement, nous avons prié Swami pour qu’Il nous donne trois jours ensoleillés et Il l’a fait ! Non seulement nous avons refait la route en utilisant des machines à paver pour une plus grande consistance et une qualité supérieure, mais nous avons aussi élargi d’un mètre une petite portion, conformément à Ses instructions. Avec tout cela, l’inquiétude de Swami concernait également les centaines de prêtres qui devaient arriver pour la cérémonie. Régulièrement, Il se renseignait quant aux logements supplémentaires et aux dispositions concernant la nourriture prises pour ces invités distingués. En hôte parfait qu’Il est, Il ne voulait qu’aucun détail ne soit négligé en vue de leur séjour confortable. »




Son attention porta aussi sur le confort global lors de ce rassemblement gigantesque

Pratiquement, c’est donc sous l’œil du Seigneur que le Vidya Giri Stadium se transformait en atrium exceptionnel pour le Drame Divin. Avant que la célébration ne commence, à tout moment, il y avait au moins une douzaine d’activités entreprises simultanément, dont repeindre toutes les statues gigantesques du Vidya Giri Stadium et barricader tout le terrain en des blocs distincts pour faciliter l’entrée et la sortie des dévots. Une fois que le yagnam commença, diverses autres activités devaient être effectuées par les sevadals, hormis gérer la foule et fournir de l’eau. Une des activités silencieuses, mais importantes, qui occupait une extrémité du stade, c’était la gestion d’un poste médical pour les pèlerins.


Des soins médicaux sur place lors du Yagna

Le Dr Ram Manohar Rao, le principal organisateur de cette initiative explique son objectif principal : « Notre objectif, c’était de soigner tout dévot ayant besoin d’un traitement urgent pour des raisons multiples allant de l’insomnie à une blessure brutale, une crise de diabète ou de l’hypertension. Par exemple, l’autre jour, un dévot est venu avec une douleur atroce, parce qu’il s’était blessé le pied : un petit clou lui avait transpercé la plante du pied.

Nous avons immédiatement enlevé le corps étranger et il s’est éloigné en souriant pour profiter de la cérémonie. Un autre avait oublié de prendre ses médicaments contre le diabète, un troisième se plaignait de douleurs à l’estomac… nous offrions une assistance instantanée, dans la mesure du possible, à de telles personnes en détresse. »


L’amour divin imprégna 45 médecins qui traitèrent 3000 patients

L’équipe de 45 médecins travailla au moins 14 heures par jour et traita les maux, petits et grands, de presque 3000 patients. « Les meilleurs moments pour nous, c’est quand les patients regardent joyeusement le déroulement de la grande cérémonie, sans le souci d’une maladie physique «, ajouta le Dr Ram Manohar Rao.

L’un des docteurs, le Dr Chetan Mehta, qui était venu de l’Etat du Gujarat spécialement pour servir en cette occasion, dit : « Je ne suis venu ici pour la première fois qu’en 2005, mais avant cela, j’ai travaillé dans beaucoup d’organisations de service social. Et je dois vous dire ceci : il y a un monde de différence entre travailler dans l’Organisation Sai et ailleurs et le facteur distinctif, c’est l’amour. Ici, il y a beaucoup de charité et aussi beaucoup d’amour. Pour moi, chaque voyage à Puttaparthi est une expérience purifiante. Je retourne avec mes batteries rechargées et j’aspire à revenir servir ici. »


Les docteurs sont motivés par le désir de servir de manière désintéressée

Lorsque nous demandâmes au Dr (Prof.) Rangaih, un chirurgien général d’Andhra Pradesh : « Cela ne vous gêne pas que juste à côté du camp médical se déroule une grande cérémonie et que vous êtes en train de rater chaque instant de cet événement historique ? », l’éminent docteur répondit spontanément : « Nous sommes venus servir et c’est mon seul objectif. Swami répand Ses bénédictions de tellement de manières ; je n’ai aucun regret. En fait, je préfère servir les patients plutôt que de voir la cérémonie. Swami est dans mon cœur ; Il est toujours avec moi. »


LA SPLENDEUR PLANÉTAIRE DE L’ÉVÉNEMENT GRANDIOSE


Le Yagna attire des spectateurs virtuels de 146 pays

Cet esprit de service inspiré par Sai qui illuminait les cœurs de centaines de bénévoles Sai fut véritablement un autre spectacle du Sahasra Poorna Chandra Darshanam, aussi splendide que le déroulement grandiose de l’événement dans le Vidya Giri Stadium. Et nous aussi, à Radio Sai Global Harmony, nous avons apporté notre petite pierre, pas seulement en captant cet événement marquant sur des bandes vidéos et des photos numériques, mais également en proposant un flux vidéo avec les points forts de chaque journée de l’événement, le jour même, sur notre site Web, radiosai.org. Et la réponse que nous avons reçue pour ce service nous a absolument stupéfiés !

Des dévots de 146 pays, du Pôle Nord au Pôle Sud, visionnèrent le flux vidéo et nous inondèrent de courriels nous envoyant des tonnes d’amour et nous exprimant leur gratitude sincère. Notre site Web reçut 70 000 visites durant ces trois jours et des gens virent ces vidéos dans des pays aussi familiers que les Etats-Unis et le Royaume Uni et aussi peu connus que Guam et Aruba, la Serbie et le Surinam. Jetez un coup d’œil à ces cartes pour réaliser la portée de Sa splendeur via notre petite initiative.

Nous avons fait un pas minuscule et le Seigneur nous a bénis pléthoriquement en en faisant un million. Swami dit toujours que, là où il y a la pureté, il y a la divinité. C’était l’intention pure de partager la joie de Sa gloire avec autant de gens possible et les meilleurs moyens disponibles. Et le Seigneur fit le reste ! En fait, la profonde formule selon laquelle « L’unité et la pureté conduisent à la divinité » apparut dans chaque facette de cette glorieuse célébration. C’est parce que des multitudes de dévots se réunirent et prièrent collectivement pour Son glorieux Darshan que le Seigneur décida de paraître sur le char doré.



L’IMPLICATION PLUS PROFONDE DE CET ÉVÉNEMENT IMPORTANT


Yagna – Le plan de secours Divin pour l’humanité

Le fait que Swami ait autorisé l’organisation du Yagna à un moment aussi capital, quand le monde expérimente un changement sismique dans la conscience humaine n’échappe pas à beaucoup de dévots. Ils voient cela comme une intervention divine pour empêcher l’humanité de courir à l’autodestruction totale. Avec les économies dominantes du monde paralysées, le terrorisme à la hausse et la guerre, les maladies et la haine qui font la une des médias, ce sacrifice monumental pour la paix du monde fut opportun, très nécessaire et salutaire sous plus d’aspects qu’on ne peut le mesurer actuellement. L’Histoire dévoilera pour nous les nombreux mécanismes de secours plus profonds que le Yagna a mis en place pour sauver la planète et ses habitants de catastrophes imminentes.


Sai, l’Eternel, a vu des milliards de lunes !

Le Seigneur opère toujours dans des dimensions multiples, mais Bhagavan se montre toujours discret. Que l’on comprenne cet aspect de la Divinité ou non, ce qui était clair pour tout le monde, c’est que la cérémonie grandiose du Sahasra Poorna Chandra Darshanam n’était pour Bhagavan qu’une excuse pour procurer à Ses dévots une joie dont ils se souviendraient pendant leurs vies entières. Sinon, comment l’apparition de mille lunes importerait-elle réellement au Seigneur qui tient le monde entier dans Ses mains !

Comme Swami l’a dit Lui-même le 1er janvier 2009 dans Son discours de Nouvel An : « Ce n’est pas seulement mille lunes, mais des milliards de pleines lunes que j’ai vues. Les Védas déclarent : « Chandrama manaso Jathah », ce qui veut dire que la lune est la déité qui préside notre esprit. Chacun de vous a un esprit. Je vois tous vos esprits. J’observe l’esprit de milliards de personnes partout dans le monde. Par conséquent, dire que J’ai vu mille lunes est inapproprié, J’ai vu des milliards de lunes. »


Sai – Le soleil a rendez-vous avec la lune dans le cœur des dévots !

Lorsque nous avons un esprit aussi pur et un cœur aussi calme et serein que la lune, le Seigneur est toujours prêt à tout pour combler nos êtres de félicité. Il nous octroiera les darshans les plus rares et les meilleures bénédictions, quand nos pensées, nos paroles et nos actes seront totalement centrés sur Lui, avec intensité et en permanence. C’est peut-être le message subtil et sublime du Sahasra Poorna Chandra Darshanam Mahotsavam sacré et sustentant pour l’âme en la Présence Divine du Directeur Eternel du cosmos !



Heart2Heart
Février 2009