L’AMOUR PUR EST SANS PRÉCÉDENT

Inspiré de Bhagavan Sri Sathya Sai Baba



Partie 2

Embrasser le facteur de l’amour, changer l’équation de la vie

Une ancienne étudiante du campus d’Anantapur de l’Université Sri Sathya Sai, Kavita Kaul, basée à Toronto, se souvient de manière poignante de sa toute première participation à la célébration du jour le plus saint du calendrier Sai – la date sacrée de Son avènement sur Terre, le 23 novembre. L’année historique était 1980 et elle eut la bénédiction d’être à Prashanti Nilayam pour cette occasion.

« Ayant été récemment acceptée dans Son université, je profitais des avantages qui survenaient du fait d’être l’une de Ses étudiantes bénies. Le plus important, c’était d’être assise aux premières loges, d’où je pouvais voir une mer d’humanité issue des quatre coins du monde, qui parlait une multitude de langues, qui arborait toute une gamme de couleurs de peau et de costumes et qui affluait à l’intérieur de l’ashram durant les semaines qui précédaient le grand jour.

C’était incroyable de voir les gens qui installaient joyeusement leurs affaires en plein air, sous les arbres, ou qui passaient la nuit dans les corridors, puisque toutes les chambres de la région étaient prises et puisque tous les dortoirs étaient pleins à ras bord. Même les tentes qui avaient été érigées à la périphérie de l’ashram pour le corps des volontaires qui provenaient de toutes les parties de l’Inde étaient bondées. Alors que le village semblait être plein à craquer, de nouveaux cars remplis de chercheurs enthousiastes arrivaient !

A cause de notre ignorance et de Sa personnalité sans prétention, nous, les étudiantes, nous nous reliions plus à Swami comme à notre meilleur ami et à un parent attentionné plutôt qu’à un Maître divin universel. Etre les témoins du pouvoir d’attraction international de « notre Swami » était simplement ahurissant. C’était effectivement une révélation et cela remettait en perspective quelle bénédiction c’était d’être si intimement associées à Celui qui était aimé par autant de gens », se souvient-elle encore aujourd’hui.

Un amour « de cœur à cœur »

Tandis que des milliers de personnes participent à des célébrations multi religieuses, comme Dasara, Noël ou Bouddha Purnima en Sa Présence physique, des millions d’autres imitent ces mêmes efforts spirituels dans leurs centres et leurs samithis Sai, tout autour du monde.

Mais aucune autre célébration n’attire plus de foule à Prashanti Nilayam ou dans les milliers de centres Sai disséminés dans le monde entier que celle qui conduit à la date de naissance de Bhagavan Baba. Une fois novembre arrivé, l’ashram indien se transforme littéralement en un village global. Il est très courant de trouver l’ashram bourdonnant d’une activité silencieuse, quand les gens se mettent à faire la file pour le darshan, dès midi !

Dans la foule, on trouvera typiquement des Latinos, épaules contre épaules avec les villageois du crû, des Américains guidant des pèlerins russes et européens, le contingent japonais échangeant des notes avec les Australiens et toute l’Inde se fondant et se confondant dans un melting-pot fier d’être le pays béni où l’Incarnation de l’Amour a choisi de naître !

Bhagavan Baba explique ainsi cet événement unique :

« Vous observez aujourd’hui, ici, la présence de milliers de personnes. Qu’est-ce qui les a attirées ici ? Leur a-t-on envoyé des invitations ? A-t-on fait de la publicité dans les médias pour les amener jusqu’ici ? L’unique raison de leur venue, c’est l’attraction de l’Amour Divin. »

« C’est parce que ce Joyau d’Amour qui exauce tous les souhaits brille ici que ces milliers de personnes qui proviennent de tous les coins de la planète sont venues. Quoi qu’on en dise, quelqu’un peut-il indiquer une personne qui puisse attirer autant de gens ? Ailleurs, même quand les gens sont amenés en camions, ils choisissent de s’enfuir ! Ici, même quand on tente de les dissuader de venir à cause du manque de logements adéquats, les dévots ne cesseront pas de venir et de séjourner sous les arbres ou en plein air. C’est l’amour qui circule à cœur ouvert. Personne n’est obligé de venir ici. C’est le cordon de l’amour qui les lie. C’est le pouvoir du Divin. »

« Seuls ceux qui ont expérimenté le pouvoir de l’amour peuvent comprendre ce phénomène. On ne peut pas acheter l’amour. Il est inhérent en vous. Quand vous essayerez d’en faire l’expérience naturellement, vous le réaliserez. »


L’amour : le pouvoir d’attraction

Ce pouvoir magnétique de l’amour pur est un attribut caractéristique du plus pur des êtres vivant sur la Terre, Bhagavan Sri Sathya Sai Baba. Il souligne que cette capacité d’attirer ne peut pas se trouver en tout le monde. L’océan est vaste et profond, sans aucune mesure. Un gobelet rempli avec l’eau de l’océan aura le même goût salé, mais il ne peut pas posséder son volume. Les individus ont une capacité d’aimer qui est conforme aux limites de leur histoire spirituelle et de leurs efforts du passé. Pour tous ceux qui ont eu des aperçus de l’immensité de l’amour de Bhagavan Baba, c’est la pureté de Ses intentions qui rend Son amour totalement spontané et infini.


Pratiquez l’amour, ici et maintenant : le Projet d’Aide et de Reconstruction de l’Orissa

Un parfait exemple de Sa spontanéité à aimer de tout cœur et à secourir ceux qui sont dans la détresse surgit il y a à peine quelques semaines, lorsqu’au moment où la fête de Dasara battait son plein, Il demanda à M. V. Srinivasan, le Président des Organisations Sri Sathya Sai de Service de l’Inde d’annoncer publiquement Sa décision d’entreprendre le Projet d’Aide et de Reconstruction de l’Orissa, à la suite des inondations.

Pendant que les autorités gouvernementales étaient occupées à montrer du doigt, les eaux déchaînées avaient impitoyablement emporté des milliers de vies précieuses et de maisons, détruisant familles et rêves. L’inhumanité des autorités dans le traitement de la situation tragique incita le cœur compatissant de Sai à intervenir immédiatement.

Sous les applaudissements assourdissants du public, M. Srinivasan, visiblement ému, parla de l’inquiétude que Bhagavan Baba nourrissait envers les centaines de milliers de victimes des sept districts touchés en Orissa.

« Les habitants de l’Orissa ont été frappés par des inondations et des milliers de personnes sont sans abri dans environ sept districts. Swami consacrera immédiatement cent millions de roupies pour venir à leur secours. » M. V. Srinivasan ajouta encore que Swami avait ordonné qu’en plus des maisons, des écoles primaires seraient aussi construites par l’Organisation Sai pour les villageois ruinés.

Et ces abris, dit Swami, ne seraient pas temporaires, ils seraient permanents. Ce ne seraient pas de simples tentes ni des structures en bois, mais des maisons solides en béton. Puis vint une autre annonce de Swami par l’intermédiaire de M. V. Srinivasan : « Swami va vendre le bâtiment au sommet de la colline, à Kodaikanal ainsi que l’Aéroport Sri Sathya Sai, à Puttaparthi, et Il utilisera les fonds pour ce type d’activités de service. »

Tandis que l’orateur évoquait la situation difficile en Orissa qu’il avait pu vérifier au cours d’un récent voyage, Swami semblait profondément ému. Le Seigneur sembla verser une larme, étant de tout cœur avec Ses enfants. Alors que l’orateur poursuivait, Swami l’appela et donna un nouvel ordre : « Tout de suite après Vijayadashami (le dernier jour de Dasara), vous, M. Kondal Rao, du gouvernement de l’Andhra Pradesh et M. A. Ramakrishna, l’ancien vice-président de Larsen & Toubro, vous partez pour l’Orissa et vous vous organisez pour qu’endéans deux mois, ces gens aient des maisons ! »

Pour le Seigneur, seul l’instant présent existe. On a besoin d’aide maintenant, et il faut l’apporter immédiatement, sans aucune réserve. Il ne faut pas accorder la prééminence aux estimations financières et aux difficultés pratiques, quand des gens souffrent, car chacun est Sien et comme Il l’a dit : « Si vous avez besoin de Moi, vous Me méritez ! »

L’amour divin : des millions se connectent à la Source unique !

Il parle à chacun de Ses millions de dévots le langage de son choix, car même enfant, Bhagavan Baba déclara qu’il n’y a qu’un seul langage de communication universelle, le langage du cœur !

Sa ligne ouverte permanente, dont profite le moindre de Ses millions d’adeptes partout dans le monde, ne nécessite aucun intermédiaire. Elle est tout à fait personnalisée et unique pour chaque personne concernée. Soulignant ce fait, le Président des Organisations Sri Sathya de Service de l’Inde, M. V. Srinivasan, expliqua dans un discours prononcé le 8 octobre 2008 comment Swami signifiait le monde pour chacun de ceux qui L’aiment, à sa manière propre. La seule manière juste de Le décrire : l’Amour !

Commentant cette relation, il la définit comme pouvant être aussi différente que celle qui existe entre une mère et son enfant ou celle qui existe entre des amis !


L’amour autorise la communication universelle

On pourrait réellement écrire des volumes sur les modes multiples et innombrables de relations entre les dévots et Bhagavan. Tandis que pour certains, Il est le Père Divin en qui ils trouvent protection et guidance, d’autres lèvent les yeux vers Lui pour le secours émotionnel et la chaleur que seule une Mère Divine peut offrir.

Et puis, il y a ceux qui partagent une camaraderie inégalée avec le Divin, tandis que d’autres vénèrent Bhagavan, comme s’Il était Dieu. En bref, s’il y a x millions de dévots, il y a autant de façons de se relier à Lui. Aujourd’hui, la vie de Bhagavan Baba, qui est imprégnée de Sa pratique de l’amour s’est déroulée sous le regard de l’humanité comme un exemple parfait qui démontre que seul le facteur de l’amour peut remédier à l’agonie d’une planète et de ses habitants. Et Son approche est simple – toucher chaque cœur, individuellement, et l’inonder d’amour inconditionnel.


L’amour transforme et élève

Quand l’averse de l’amour pur trempe une âme, elle emporte des tonnes de débris émotionnels, psychologiques et mentaux et elle éclaircit la vision, quant au but réel de la vie qui est de réaliser que nous sommes ici sur la Terre, non pas pour nous procurer des choses, mais pour nous oublier en nous donnant aux autres.

Dans le cas du jeune Kenyan, Daniel Otieno, dont le voyage vers Sai est chroniqué dans la première partie de cet article, la source profonde d’amour qui a jailli de l’intérieur, après cette rencontre mémorable à Prashanti Nilayam, s’est traduite par de l’amour en action, en réformant de jeunes vies.


L’amour guérit la souffrance de la déshumanisation

Il y a quelques années, l’Ecole Sathya Sai d’Uthiru, dans la banlieue de Nairobi, était une structure informelle, destinée à s’occuper d’enfants indigents. Depuis ses débuts, en 1997, elle a touché beaucoup de jeunes vies, avec pas mal de supplément d’âme !

Aujourd’hui, M. Daniel Otieno, qui est le directeur de cette école, a joué un rôle essentiel en sauvant ces jeunes vies d’un grave péril. Il se rappelle d’un temps où les enfants des rues fréquentèrent d’abord l’école « avec des couteaux et des armes cachés dans des endroits que nous ne pouvions jamais trouver. Et ils sniffaient de la colle. Ils la sniffaient, parce que cela leur montait à la tête et les rendait ivres. Nous les avons conduits à l’intérieur de l’école et nous leur avons dit de jeter leurs pots de colle. Nous leur avons demandé de se doucher, nous leurs avons enseigné les bhajans et nous leurs avons témoigné de l’amour. »

Mais c’est bien là où se situait le défi, car ces enfants avaient été incroyablement déshumanisés et n’avaient jamais expérimenté l’amour auparavant ! M. Otieno dit : « Ces enfants ne savaient même pas de quoi nous parlions, quand nous leur disions que nous les aimions ! Ils étaient tellement habitués à recevoir des coups de pied dans la rue, à ce qu’on leur crache dessus, à être mis en prison par la police avec des criminels endurcis – leurs vies étaient tellement remplies de violence – que, quand nous leur disions « nous vous aimons », ils disaient ne pas savoir ce qu’aimer voulait dire ! Ils nous auraient compris, si nous leur avions dit « nous vous haïssons ». Si nous les avions frappés, ils auraient su de quoi il s’agissait, mais quand nous les avons serrés dans nos bras, ils ne savaient pas ce que nous exprimions ! »


La musique ouvre les vannes de l’amour

Le directeur Otieno confesse que l’incroyable transformation à laquelle il assista chez ces enfants au fil du temps n’est pas moins qu’un miracle dû à la potion magique de l’amour de Sri Sathya Sai Baba. Le premier signe perceptible du changement prit la forme d’un sentiment de joie qui submergea ces enfants ; c’était quelque chose qu’ils n’avaient jamais connu auparavant.

Ils l’éprouvèrent sous la forme de cette chaleur enivrante qui rayonna spontanément d’à l’intérieur de chacun d’eux, lorsqu’ils participèrent pleinement aux Bhajans de la congrégation. Le pouvoir des chants de groupe était tellement formidable que même la cendre sacrée, la vibhuti, un symbole de la grâce de Baba, apparut au cours de l’une de ces séances.
Les cœurs endurcis de ces enfants se mirent à fondre de l’intérieur ; ils sentirent qu’une puissance supérieure répondait à leurs prières. Pour eux, ce fut un moment déterminant. Imperceptiblement, un lien sacré d’amour fut scellé !

Il ajouta : « Ceux qui sont passés par l’ESSVH (l’Education Sathya Sai des Valeurs Humaines) sont maintenant magnifiques. Il y a un garçon qui est à l’université et quand il repense à sa vie dans la rue, il remercie Dieu…Normalement, ces enfants auraient dû finir dans un centre de réinsertion ou dans un centre de détention pour mineurs ou en prison ou bien ils seraient même morts. Mais à présent, après avoir été exposés à Swami et aux Bhajans, leurs vies ont changé… Ils se sont adoucis et sont devenus plus réceptifs et ils sont tous passés dans le cycle secondaire. »

« Tout ce que nous avons fait, c’est les exposer à Swami et à Ses enseignements. C’est Lui qui les a tous lentement transformés, à tel point que certains de ces enfants nous ont signalé vouloir obtenir de bons emplois. La raison principale est qu’ils veulent maintenant positivement influencer les vies d’autres personnes, tout comme leurs vies ont été influencées. «

L’amour est Dieu, vivez dans l’amour

Comme les jeunes Kenyans de l’Ecole Sathya Sai d’Uthiru, près de Nairobi, ceux qui ouvrent leurs cœurs à Son amour comprennent qu’ils font partie de quelque chose de plus vaste qu’eux-mêmes : tout ce qui les entoure n’est qu’une extension de leur propre soi. Il y a une interconnexion entre l’individu et l’environnement à tous les niveaux – mental, émotionnel, physique ou spirituel. Tout à coup, la perspective change spectaculairement, quand la vie est considérée à travers le prisme de l’amour pur et désintéressé.

Dire que l’amour de Bhagavan Baba est sans limite est sous-estimé pour ceux qui l’ont connu sous une forme ou l’autre, mais le plus inspirant, c’est la transformation qu’il exerce sur les personnes qui le reçoivent – même quand ils s’éloignent à des milliers de kilomètres de Sa présence physique.

M. Vassius Stantapopulus, d’Athènes, explique : « Chaque fois je retourne dans ma chambre après des interviews avec Bhagavan, je n’ai pas envie de manger pendant un ou deux jours. Je suis tout simplement submergé par l’amour… Ma bouche ne cesse de répéter « Aime tout le monde, sers tout le monde… « C’est un sentiment de servir… servir… servir, non-stop, 24h/24, la société. »

Après chacune de ces rencontres, Swami, la Conscience céleste qu’Il est, fait sentir Sa présence en lui, de plus en plus fort. Il ajouta encore : « Et par notre intermédiaire, cet amour de Swami afflue vers d’autres personnes, spécialement celles qui sont malades, à travers nos paroles, nos gestes et divers autres moyens. Par Sa grâce, ma foi et mon amour ne cessent de croître. Après tout, nous sommes tous entre Ses mains. Je veux dire, tout ce qu’il y a Lui appartient. »

« Et Il nous appartient…Il est à chaque instant avec nous… Et c’est un grand sentiment. Imaginez : chaque être que vous rencontrez, tout ce qui entre dans votre vie, vous savez que cela Lui appartient. Toutes les activités de service nécessitent uniquement un cœur ouvert qui ressent l’amour de Swami à chaque seconde. C’est indescriptible…A présent, je n’ai plus autant besoin de « choses extérieures », en termes de guidance physique de la part de Swami. Tout est Swami. Comme Il dit : « Je suis toujours avec vous, en vous, autour de vous ».»


L’amour en pratique : le travail est adoration

Vivre dans cette conscience continue de Son omniprésence est quelque chose de très profond. Et il y a beaucoup de dévots de Bhagavan qui essaient de vivre leurs vies en se rappelant qu’ils travaillent pour Dieu et qui Lui abandonnent même leur travail de routine, tout au long de la journée.

Le Capitaine S.S. Ong, de Singapour nous confie : « Au départ, quand j’ai fait connaissance avec Bhagavan, j’ai parfois souhaité être un docteur ou un universitaire plutôt qu’un pilote de ligne. Ceci m’aurait permis de rendre service dans Son hôpital ou dans Son école. Le sentant, Il m’a dit : « Le travail est adoration.’’ Il n’était pas nécessaire d’être à Prashanti Nilayam pour être avec Lui. Je pouvais être proche de Lui et Lui être cher en Le servant, via mes passagers. »

Expliquant comment il appliquait ceci dans sa vie, le Capitaine Ong dit : « Récemment, j’ai été béni par une occasion de mettre en pratique ce dicton, « Le travail est adoration «. Il y a quelques semaines, une passagère est devenue trop malade pour voyager, alors que notre appareil s’éloignait de la porte d’embarquement, à Singapour, lors d’un vol à destination de Londres.

Elle et ses parents avaient quitté Perth pour se rendre à Londres afin de voir son tout premier neveu qui venait de naître. Elle descendit de l’appareil avec son père en pensant rentrer à Perth après s’être suffisamment rétablie. Normalement, le débarquement des passagers est géré par le personnel au sol, pas par les pilotes, dont les devoirs sont d’obtenir une nouvelle autorisation du contrôle de la circulation aérienne et de préparer l’avion pour le nouveau départ afin de minimiser le retard et les inconvénients aux 380 passagers restants.

Même si la passagère avait déjà été confiée au personnel au sol, son état de santé et l’interruption malheureuse de son voyage pour voir son neveu à peine né me poussèrent à accompagner le couple jusque dans le salon de l’aéroport, tout en les rassurant et en les réconfortant. J’ai pu sentir l’amour de Bhagavan s’écouler vers elle à travers moi ; ce fut une expérience des plus touchantes et élevantes. En cherchant à nous encourager dans notre voyage spirituel, Bhagavan nous guide souvent au travers d’incidents et d’événements qui, bien que simples, sont imprégnés de leçons subtiles. »


« Si nous voulons réellement L’expérimenter, nous devrions rentrer en nous-mêmes ! » – John Tadega

« LORSQUE VOUS AIMEZ, VOUS NE DEVRIEZ PAS DIRE « DIEU EST DANS MON CŒUR », MAIS PLUTOT, « JE SUIS DANS LE CŒUR DE DIEU ». ET NE PENSEZ PAS POUVOIR DIRIGER LA COURSE DE L’AMOUR, CAR C’EST L’AMOUR QUI, S’IL VOUS EN JUGE DIGNE, DIRIGE VOTRE COURSE. »

Ces paroles du célèbre poète, Khalil Gibran, capturent merveilleusement l’esprit de la conscience de l’amour qui imprègne tout.

Tandis que des organismes mondiaux, tels l’ONU et l’OMS débattent de leurs politiques d’aide à l’Afrique subsaharienne, c’est seulement l’amour divin de Sri Sathya Sai Baba qui produit les fruits de la réforme individuelle et commune, comme l’exemplifie parfaitement un autre dévot Sai, le chef John Tadega.

Ayant subi de multiples transformations depuis son arrivée dans le giron Sai, John Tadega, du Ghana (Afrique occidentale), dit : « Je crois que l’amour de Swami s’est exprimé de manières multiples dans ma propre transformation du genre de personne que j’étais à la personne que je crois être aujourd’hui.

C’est l’amour de Swami qui m’a aidé à faire face à la relation que j’avais avec mes parents. Swami m’a appris de l’intérieur à gérer tous les différents processus d’élévation spirituelle sur des modes qui seraient très philosophiques, si j’essayais de les décrire. Il m’a rapproché de quelque chose d’extraordinaire en moi-même qui me fait réellement croire que Dieu vit en moi, qu’Il est toujours autour de moi, qu’Il me protège et qu’Il me guide à travers la vie.

Si nous voulons réellement L’expérimenter, nous devrions rentrer en nous-mêmes et accepter les enseignements que seul Dieu peut donner sur la manière de Le découvrir en nous, afin de pouvoir contribuer à introduire le changement dans les vies des autres et à l’élévation de l’humanité. »

L’amour, la vraie force d’un leader

Aujourd’hui, une communauté ghanéenne du cœur de l’Afrique est plus riche, parce que son chef a été touché par l’amour de Sai et parce qu’il le diffuse dans sa vie. John Tadega est très respecté en tant que chef traditionnel, parce qu’il sert sa communauté avec succès et efficacité. Il attribue cet accomplissement à la présence constante de Sai dans sa vie.

« La conscience qu’on peut témoigner de l’amour à chaque être, parce que chacun est un reflet de Dieu a aidé à faire de moi un bon chef. J’en suis arrivé à apprécier comment les gens peuvent réellement être changés et je pense que les difficultés auxquelles j’ai été confronté m’ont en fait orienté vers le domaine de la politique.

J’ai découvert que les gens sont très difficiles à changer, quand ils ont faim, quand ils sont pauvres et quand ils luttent pour avoir de l’eau potable. Nous devons pouvoir leur fournir l’essentiel pour pouvoir commencer à travailler sur leur système de valeurs. Nous devons amener cette conscientisation à un niveau national pour qu’ils comprennent qu’il faut aborder la pauvreté sérieusement pour pouvoir aider les gens à s’aider eux-mêmes à l’avenir. Et l’une des raisons pour lesquelles je peux facilement me relier à mon peuple, c’est ma vie simple inspirée par Swami. »

Qu’il s’agisse d’une transformation individuelle, de construire des relations familiales ou un lien avec les citoyens dans le cas d’un dirigeant, c’est l’amour qui confère une signification et une valeur plus profondes à tous les objectifs humains. En fin de compte, c’est l’énergie d’amour qui détient la clé des problèmes humains les plus complexes et les plus inextricables, car c’est la panacée pour tout ce qui nous rend malades.


« Je Me suis séparé de Moi-même pour pouvoir M’aimer »

La Révérende Karen Chenoweth, de Denver, États-Unis d’Amérique, qui a commencé à croire en Swami après avoir vu la vidéo « Man of Miracles «, en 1975, est un exemple vivant d’une croisade personnelle dans cette direction. Depuis lors, elle a parcouru pas mal de chemin dans son voyage spirituel.

Pour ce ministre de l’Eglise, « A présent, Swami signifie tout… Sa forme représente pour moi le Dieu que je suis à l’intérieur, l’Amour. Essentiellement, chacun et chaque chose…Swami, dans un contexte plus vaste est tout. Il est l’Amour, la Compassion, la Vérité, la Beauté et la Bonté.

C’est difficile de donner une définition verbale. Dans un contexte encore plus vaste que celui-là, Il représente pour moi ce qu’Il a dit : « Je Me suis séparé de Moi-même afin de pouvoir M’aimer ». Donc, je suis ce Soi dont Il s’est séparé pour pouvoir L’aimer. Et donc, Il est le dépôt et le dépositaire, Celui qui est responsable de la création de cet univers visible. Je pense que c’est là où se situe la compréhension de Brahman – « Je suis Cela », expliqua-t-elle. »

La Révérende Karen Chenoweth reconnut qu’une philosophie aussi profonde pouvait ne pas être facile à comprendre pour tout le monde, mais son point essentiel, c’est l’amour, tout simplement, et cette émotion est assez simple pour que chacun puisse s’y relier et indique qu’en fin de compte, tout dans la vie peut être complexe, mais Dieu est simplement l’amour, le courant qui allume chaque ampoule de la vie.


L’amour en tant qu’acceptation

Si chacun est si profondément relié à l’autre, ce qui inclut toutes les formes de vie de notre planète, comme Bhagavan Baba le dit, si nous cherchons à ce que l’amour soit la réaction, la résonance et le reflet de nos émotions et de nos expériences, alors, nous devons en premier lieu exprimer l’amour dans toutes nos pensées, dans toutes nos paroles et dans tous nos actes. Bhagavan Baba nous rappelle que tous les êtres sont beaux, lorsqu’ils sont vus à travers les lunettes de l’amour.

Si la compréhension d’une ministre chrétienne de Sri Sathya Sai Baba est simplement l’amour, dans la lointaine Afrique du Sud, l’histoire n’est pas tellement différente. Beaucoup de trésors intérieurs se révèlent à sa suite, car l’amour entraîne dans son sillage des dons de largeur d’esprit et d’acceptation, de contentement et de joie intérieure.

Segi Nayaka débuta sa carrière d’instituteur, il y a plus de 14 ans et travaille avec l’Institut d’Education Sathya Sai africain. Lorsqu’on lui demande quel aspect des enseignements de Swami a laissé une trace indélébile dans sa vie, il dit : « C’est le message d’amour. En tant qu’êtres humains, nous sommes tellement assoiffés. Et quand nous avons notre Père et Mère divin parmi nous, nous ne pouvons que baigner dans Sa gloire sans cesser d’absorber l’amour. Mais ce n’est pas assez, si nous ne faisons que l’absorber – nous devrions aussi le partager !

La plus grande chose que Swami a faite pour moi, c’est adoucir mon cœur à un tel point que, même lorsque je vois de la misère et de la souffrance dans un film, je me mets spontanément à essuyer mes yeux, car des larmes coulent. C’est sans doute la raison pour laquelle je m’implique dans un tas d’activités de Seva, malgré le fait que je sois confiné dans une chaise roulante ou bien en béquilles. Je m’étais éloigné de la vie de famille, parce que nous étions toujours occupés à faire beaucoup de Seva, mais maintenant, grâce à Swami, le monde entier est devenu ma famille. »

Il y a plus de deux décennies, lorsque M. Nayaka encourut une blessure à la colonne vertébrale à la suite d’un grave accident de voiture, les docteurs lui avaient dit qu’il ne pourrait plus jamais marcher. Bien qu’il eut été plus facile de perdre la foi ou à tout le moins d’accuser Dieu pour « ne pas avoir été là pour vous » au cours d’une phase aussi éprouvante de la vie, M. Nayaka subit l’épreuve dans la foi, avec une perspective totalement différente.

Il dit : « Les gens me regardent toujours et disent : « Comment pouvez-vous toujours garder le sourire et ne rien regretter dans la vie ? » Avec le temps, j’ai appris que tout ce qui vous arrive, c’est pour votre bien. Sur le moment, vous pouvez penser que c’est une calamité ou la pire des choses qui vous arrive. Mais ce sont Sa grâce et Son amour qui m’ont soutenu durant toute cette période difficile. Je n’ai rien eu à faire. J’étais déjà fermement dévoué à Swami, à l’époque. J’étais devenu végétarien et j’avais aussi renoncé aux amis matérialistes que j’avais. Les frères de l’Organisation étaient ma seule famille. Oui, ce fut une situation traumatisante et un changement pour l’esprit et pour le corps, mais je me suis juste accroché à Ses Pieds de Lotus et je savais que je n’étais pas seul. »

Il n’y a que le message d’amour de Swami et en particulier Son programme Educare qui peuvent soulager la souffrance et la douleur humaine, selon M. Nayaka qui a voyagé en Afrique et en Asie et qui a travaillé à propager les valeurs humaines, à installer des équipements sanitaires propres et à éduquer les enfants.

Résumant en quelques mots la moelle de ce qu’il a appris dans la vie, il dit : « On devrait avoir la foi en Swami – la foi qu’Il ne nous laissera jamais tomber. Il ne nous donne que la douleur que nous pouvons supporter – pas plus. Et tout ce qui arrive dans notre vie, c’est en fait un processus de purification. » « L’amour, c’est accepter joyeusement Sa volonté » est le mantra qui fait vivre Segi Nayaka, qui passe chaque seconde de sa vie à aider les démunis et les opprimés.


L’amour en action, c’est la conduite juste

La saga du service, qui n’est rien d’autre que l’amour en action, continue en fait sur chaque continent. En Argentine, par exemple, les dévots Sai remportent un succès sans précédent en servant leurs concitoyens dans le besoin.

A propos des activités de service multiples que les dévots de cette partie du monde accomplissent, Carlos Fazzari, le Président du Conseil Central d’Argentine dit : « Nous avons intégré toutes les ailes de l’Organisation dans ces camps de service pour que les personnes qui font partie de l’aile dévotionnelle et de l’aile pédagogique puissent également expérimenter la joie de servir.

En ce qui concerne le service médical, nous voyons régulièrement une centaine de personnes et nous avons aussi des camps ophtalmologiques où les gens reçoivent des verres correcteurs. Les gens qui en tirent bénéfice voient comment l’amour de Sai fonctionne. »

Il ajouta encore : « La plupart des centres Sai argentins font du Narayana Seva. Ils préparent de la nourriture pendant la semaine et ils la donnent aux sans-abri dans les parcs et dans les rues ; parfois, ces gens viennent même manger dans les centres. Ces gens ont perdu tout intérêt dans la vie et s’ils voient que l’on s’intéresse à leurs vies, ils y trouvent une motivation et une inspiration pour changer et ils commencent à transformer leurs vies. »


Raviver le pouvoir de l’amour

La révolution silencieuse de l’amour initiée par Bhagavan Baba, il y a des décennies, trouve sa source dans une réforme individuelle pour une correction de trajectoire collective de l’humanité. Depuis des années, maintenant, sans tambours ni trompettes, le fils d’humbles parents, Pedda Venkama Raju et Mère Easwaramma, qui a grandi sans privilèges ni éducation officielle digne d’être mentionnée, aide directement par Son amour qui s’exprime de manières multiples des millions de personnes, que ce soit par le biais d’une guidance ou d’une intervention individuelle ou par l’intermédiaire de Ses nombreux projets humanitaires.

Lorsque beaucoup d’individus aimants s’unissent, inspirés par Son amour pour eux et par Son exemple affectueux, l’équipe qui en résulte réalise immanquablement l’impossible. Quand la force motrice qui sous-tend l’effort est l’amour pur, et non l’avidité personnelle, alors, sur base de la force de la pureté d’intention, le projet devient infaillible.

Aujourd’hui, les nations scientifiquement et économiquement vaillantes envoient des missions sur la Lune et sur Mars. Elles dépensent des milliards pour la guerre et le développement d’armes nucléaires. Et pourtant, les défis les plus urgents de l’humanité demeurent la pauvreté, la douleur, l’analphabétisme, la maladie, la haine, l’exploitation, le crime et la profanation implacable de notre environnement. La mauvaise santé de notre planète est un indicateur sérieux du niveau de pollution qu’une génération insensible peut libérer dans l’environnement et de l’existence des limites physiques des multiples ressources que nous pouvons extraire de la terre nourricière.


L’amour : le vrai plan de sauvetage pour Wall Street 

Motivé par une avidité absolue, le modèle de société humaine qui prévaut se base sur des indicateurs de croissance comme l’expansion des parts de marché, les bénéfices et le produit intérieur brut.

Cependant, l’effondrement récent du capitalisme moderne qui paralyse les économies dominantes du monde soulève de graves questions existentielles, même dans des cercles inédits jusqu’ici. Beaucoup de victimes du récent carnage financier commencent à réaliser qu’un modèle qui est impitoyablement mû par le « pur » profit doit être repensé.

Les débâcles financières et les scandales du monde de l’entreprise invitent aux conversations dans les conseils d’administration qui touchent la question d’une culture d’entreprise consciente et consciencieuse incluant la pratique des valeurs et de l’éthique sur le lieu de travail.
Alors que les piliers des premières économies du monde pansent leurs plaies, la douleur est profonde et difficile à surmonter pour ceux dont les vies ont été réduites à néant par les conséquences de cet effondrement. Même le plan de sauvetage à coups de trillions de dollars est incapable de restaurer la stabilité espérée dans les marchés, ce qui prouve que la nécessité du moment exige beaucoup plus qu’un sparadrap sur les blessures que l’humanité s’est elle-même infligées.


L’amour et le karma collectif

Alors que les grandes puissances du monde et que les individus sont saignés à blanc en raison de coupures brutales dans les dépenses et dans l’emploi, la douleur est symptomatique d’un problème plus vaste. La recherche du bonheur qui se fonde sur l’égoïsme, sur l’avidité, sur l’ego et sur le désir d’une gratification instantanée doit être troquée pour une vision plus large qui fournira aux dirigeants le pouvoir discrétionnaire de réaliser que toutes les expériences et toutes les entreprises humaines sont reliées à quelque chose de plus grand qu’eux-mêmes. Les manipulations de marché, les gains rapides et l’exploitation impitoyable de l’environnement ne sont que quelques pratiques commerciales sans amour qui entraînent dans leur sillage une traînée de karma négatif sous forme de dévastation et de douleur contre lesquelles personne n’est immunisé.

Maintenant, on est de plus en plus conscient que l’unique recours pour éloigner l’humanité de l’autodestruction, c’est la pratique universelle et sans retenue de l’amour totalement désintéressé dans tous les milieux, ce qui inclut les affaires et la politique. L’amour et la préoccupation envers ce qui suit l’immédiat sont les clés pour changer les attitudes envers la vie et ses priorités véritables. Et c’est exactement ce que Bhagavan Baba a démontré à chaque instant de Sa vie divine depuis des décennies maintenant.


Quatre-vingt-trois ans passés à aimer, aimer et encore aimer

En vivant, en respirant, en agissant, en se sacrifiant et en ne parlant que par souci et par amour désintéressé pour tous, cet Océan d’Amour a prouvé à de multiples reprises au monde par Sa vie et Ses réalisations altruistes d’une grandeur incomparable que, lorsque nous tentons de nous consacrer au bien collectif avec une intention authentique, les miracles abondent naturellement.

Le 23 novembre 2008, le monde célèbrera la 83ème année de l’apparition de la Lumière la plus lumineuse, la plus aimante et la plus avisée à avoir jamais brillé sur cette planète. Si la simple visualisation de Son amour, effectuée par Phyllis Krystal a pu sauver des passagers de redoutables pirates de l’air, aujourd’hui, pour des chercheurs du monde entier, c’est uniquement cet amour suprême qui est l’ultime carte d’embarquement pour le plan spirituel le plus élevé.

Dans la réponse à Son appel à s’élever sur les ailes de l’amour résident le salut final de l’humanité et son ultime chance d’évoluer du niveau d’animaux humains à celui d’êtres humains absorbés dans la conscience de Dieu. Nous devons totalement nous réveiller d’un rêve confus à la vérité de notre réalité pour conquérir toute illusion et découvrir que le mot de passe pour l’ultime frontière de cette merveilleuse destinée divine consiste en seulement cinq lettres : a – m – o – u – r.

Traduit dans le langage du cœur, ce mot de cinq lettres définit le doux Résident du Yajur Mandir et de chaque cœur qui bat dans l’univers, la pulsation de l’univers lui-même, Sa source et Son soutien, notre très affectueux Maître universel, Bhagavan Sri Sathya Sai Baba.

Cher lecteur, chanter toute la saga de l’Amour pur sous forme humaine est aussi impossible que tenter de mesurer l’océan avec une petite cuillère. Cependant, chaque goutte de l’océan, en terme de qualité, est aussi « complète » que l’océan. Ainsi, l’objectif de cet article était juste de partager une simple goutte de l’Amour incarné en cette ère, Bhagavan Sri Sathya Sai Baba. Nous sommes conscients que les dimensions de Son amour qui ne sont pas traitées dans cet article sont trop nombreuses pour ne fût-ce que les énumérer. Par conséquent, ceci n’est qu’un début et dans les numéros à venir, nous nous efforcerons de vous offrir d’autres gouttes de l’élixir divin, Son Amour immaculé et sans égal.

Heart2Heart
Novembre 2008