LA FONDATION DU SRI SATHYA SAI
DEENAJANODDHARANA PATHAKAM

Le 20 Juin 2007



Le Projet Sri Sathya Sai Deenajanoddharana fut adopté en 2001 par le Sri Sathya Sai Central Trust. Le projet débuta en 2001, après que Bhagavan ait déclaré qu’Il s’occuperait de la cause d’autant d’indigents que possible et qu’Il les réinsérerait dans la société. Il raconta comment Il avait été ému par la nouvelle d’une mère qui se suicida en avalant du poison, après qu’elle eût administré ce même poison à ses trois enfants, parce qu’elle ne pouvait pas lutter contre la pauvreté abjecte dans laquelle ils se trouvaient. Il déclara qu’Il fournirait de la nourriture, un refuge et des vêtements à de nombreux enfants indigents, en plus de les éduquer à devenir autonomes.

C’est Swami Lui-même qui posa la première pierre du projet. Soixante garçons provenant de telles familles furent choisis dans les quartiers de Bukkapatnam, de Kothacheruvu et de Puttaparthi. Certains d’entre eux n’avaient pas de mère. D’autres n’avaient pas de père. D’autres encore n’avaient pas de parent du tout. Mais aussitôt qu’ils arrivèrent à Prasanthi Nilayam, ils découvrirent une Mère aimante en la personne de Swami.

Swami leur offrait des vêtements, des malles et des couvertures et Il les bénissait très souvent de Ses paroles douces. Durant la période de construction de Sai Nagar, le foyer de ces enfants, les garçons et leurs mères veuves furent logés dans des hangars qui leur furent spécialement attribués et ils reçurent une formation de base. Des volontaires commencèrent à faire informellement la classe selon l’âge des garçons jusqu’à ce que ceux-ci soient officiellement accueillis dans la future école de Sai Nagar. Au total, il y avait 58 garçons, dont l’âge variait entre 4 et 14 ans. Les mères étaient au nombre de 10.

Aujourd’hui, Sathya Sai Nagar est un idéal de vie communautaire. C’est plus ou moins un exemple de village autonome et autosuffisant. Les enfants excellent dans tous les domaines d’activité. Ils ont obtenu d’excellents résultats aux examens qui visent l’obtention du certificat marquant la fin du cycle secondaire et ils présentent également des programmes lors de la Rencontre Sportive et Culturelle Annuelle des Institutions Sri Sathya Sai. Participant avec enthousiasme à toutes les activités mises en place par Swami, les enfants occupent une place de choix dans le cœur de Swami. Chaque jeudi et chaque dimanche, quand ils viennent au Darshan, Swami leur accorde une attention spéciale.

Le 20 juin, c’est le jour de la fondation du Deenajanoddharana Pathakam. Un programme élaboré avait été organisé et tous les enfants étaient arrivés de bonne heure au Mandir. Swami sortit vers 15h30, mais Il entra dans la pièce réservée aux entrevues pour parler à quelques personnes qu’Il avait choisies sous le portique. Vers 16h35, le tempo et le ton des hymnes védiques allèrent crescendo, indiquant l’arrivée de Swami à la fin des entrevues. Swami jeta un coup d’œil dans le hall des bhajans où tous les enfants étaient en costumes et Il leur dit à tous de sortir et de commencer le programme. Swami vint aussi immédiatement occuper la scène. Le programme débuta par le chant des Védas. Swami demanda que le micro soit placé au centre de la scène et non à sa place traditionnelle, près de Son fauteuil. Après les hymnes védiques, un petit garçon prononça un discours en anglais. Et puis, la danse d’invocation commença. Les garçons portaient de riches costumes aux couleurs éclatantes et la danse suivait un rythme mélodieux et rapide.

Peu de temps après commença le principal événement du programme de la soirée – le ‘’Kavi Sammelan’’. Les enfants étaient venus vêtus comme les poètes anciens et modernes. L’enchaînement était conçu de sorte que chaque poète loue un aspect de l’amour et de la grâce de Swami. Le Vikatakavi (poète humoriste), Tenali Ramakrishna, était celui qui introduisait les poètes. Le premier qui occupa le centre de la scène fut le sage Valmiki. Il imagina le Rama Rajya dans le monde entier en commençant à Puttaparthi. Il fut suivi par le grand Kalidasa dont le récital loua Swami en tant que Mère Divine qui lui fit don de son prodigieux talent. Le poète télougou Nannayya loua la forme cosmique de Swami et Sa nature capable de transformer les qualités diaboliques en qualités humaines, puis en qualités divines. Ensuite, le poète télougou Pothana exprima la nécessité d’employer la naissance humaine au service de Dieu. Entre ces poètes, il y avait des humoristes spécialement désignés pour ajouter un peu de divertissement comique aux procédures…

Des poèmes pleins d’humour, remplis de calembours, jouant avec les mots, adoptant des comparaisons puissantes et néanmoins amusantes, suscitèrent des rires francs de la part de Swami et du public. Le poète anglais, Tennyson fut également revisité. Bien que l’accent anglais fût prononcé, il transmettait l’enthousiasme et l’effort énormes que les enfants avaient mis dans leurs présentations et ceci toucha Swami. Quand le nom de Karnavadhani Garu (un érudit védique qui fut proche de Swami pendant de nombreuses années) fut prononcé, Swami fut touché par la nostalgie et l’émotion put se lire sur Son visage. Avec Ganapathy Shastry, il offrit ses salutations sous forme de récitation des Védas. Le poète hindi, Tulsidas et le poète tamil, Thiruvalluvar, clôturèrent le programme par des récitals du Ramcharit Manas et du Thirukkural.

A la fin du programme, Swami dit qu’Il était très heureux. Les enfants étaient retournés s’asseoir à leur place d’une manière disciplinée. Swami rappela les enfants sur scène pour prendre des photos de groupe. Les enfants, qui étaient fous de joie, se rendirent auprès de Swami, toujours de manière disciplinée, et on procéda aux photos de groupe.

Après cela, Swami demanda des pièces de tissu blanc et Il distribua l’étoffe à chacun des garçons, personnellement. Les enfants étaient remplis d’excitation et de joie et ils exprimèrent un profond sentiment de gratitude envers Swami. Le rideau tomba sur la magnifique soirée, après que le prasadam ait été distribué et que Swami ait accepté l’Arathi avant de monter dans Sa voiture.

Heart2Heart
Juillet 2007