FAÇONNÉE, À LA MODE SAFRAN

Par Mme Sutopa Sen


Mme Sutopa Sen est une ancienne étudiante de l’Université Sri Sathya Sai qui a terminé son baccalauré et son master en anglais au campus d’Anantapur en 1992. Résidant actuellement au Royaume-Uni, elle travaille pour le conseil municipal de la ville de Londres et c’est une membre active du Centre Sai de Londres Est.


Nous étions au mois d’août, Swami était présent et l’ashram bourdonnait d’activité. A Anantapur, au foyer, quelques jours auparavant, l’annonce de la directrice pendant la prière du soir d’un voyage prévu à Prasanthi Nilayam avait été reçue avec l’excitation habituelle. Seulement quatre semaines avaient passé depuis la dernière visite, mais pour nous, c’était comme si c’étaient quatre long mois…

Le darshan du matin était maintenant terminé, mais Swami était toujours dans la véranda. Il parlait aux enfants de l’école primaire et Il plaisantait avec les enseignants. Brusquement, Il fit signe à notre directrice et Il lui donna quelques brèves instructions. En moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, on nous demanda de nous asseoir en deux rangs qui se faisaient face – comme c’est toujours le cas, quand Swami s’apprête à distribuer un cadeau. En d’autres occasions, nous avions reçu des « pièces de blouses » coupées dans la robe de Swami, mais il nous restait à devenir les bénéficiaires bénies d’une robe complète.

Dans le passé, Swami avait répondu à nos demandes en nous expliquant gentiment que s’Il nous donnait Sa robe, nous la placerions probablement sur un autel et nous la vénérerions, donc une pièce, c’était beaucoup mieux. Nous étions habituées à ce genre de « raisonnements divins » qui étaient généralement reçus dans l’allégresse ! Je suppose que nous aurions dû savoir qu’Il attendait seulement le bon moment.


Que signifie l’orange ?

Quelques instants plus tard, des étudiants sortirent de chez Swami, les bras chargés de robes colorées. Et quelques minutes plus tard, Il se déplaçait gracieusement parmi nous en déposant des robes de soie de teintes variées dans nos mains avides – rose, or, blanc, jaune vif, rouge profond – nous n’avions jamais vu Swami porter ces couleurs ! Tandis qu’Il s’approchait de moi, mon cœur battait la chamade. Quelle teinte allais-je recevoir ?

Encore quelques secondes et Il était devant moi – Sa forme enveloppait mon visage dans une brume orange – et Ses yeux remplis d’amour intense rencontrèrent les miens pendant une seconde éternelle avant qu’Il ne dépose une robe pliée sur mes genoux et qu’Il ne continue. Il me fallut plusieurs minutes avant que je ne regarde finalement la robe. A la place de la soie douce, je vis le tissu éponge safran familier qui était la robe « ordinaire » de Swami et en y regardant de plus près, je constatai qu’elle était bien usée et lavée, il y avait même deux points qui manquaient à l’encolure ! Je réalisai vite que la plupart des filles avaient reçu de nouvelles robes en soie, fraîches, dans de magnifiques couleurs inhabituelles. Mon cœur chantait de joie à la pensée que mon cadeau avait été réellement porté par le Seigneur.

Dès que Swami eut disparu à l’intérieur du Mandir, les bavardages animés firent leur apparition : « Quelle couleur as-tu reçue ? Est-ce que Swami t’a regardée ? T’a-t-Il souri ? T’a-t-Il parlé ? » Quelques-unes avaient pris l’initiative d’entrer dans les détails en annonçant : « Le rose représente l’amour, le blanc symbolise la pureté, le rouge, d’heureux auspices… » « Que représente l’orange ? », interrompis-je ? Personne ne m’entendit. « Que signifie l’orange ? », persévérai-je. La fille assise à côté de moi s’arracha à sa conversation et se tourna vers moi, un sourire soudain éclairant son visage : « Le safran, c’est pour le sacrifice », susurra-t-elle en me serrant le bras.


Dans un monde de solitude

Sept années filèrent et je terminai mes études à Anantapur avant de retourner en Angleterre pour y rejoindre ma famille et y reprendre mon ancienne vie. Je supposais naïvement qu’après avoir terminé mes études, ma vie d’étudiante serait terminée. En fait, bien que les leçons théoriques fussent finies, les travaux pratiques commençaient à peine ! La route était pénible, longue et solitaire et je me sentais mal équipée en raison de mon manque d’expérience dans toutes les choses matérielles. J’essayai souvent de me rappeler les mots que Swami avait dits à ma mère au moment de mon inscription à Anantapur… « Je veillerai sur votre fille, ne vous faites pas de souci. »

Avec une telle garantie divine, abandonner les suites de ma vie à la Volonté Divine aurait dû être simple. Ce ne fut malheureusement pas le cas. Si je regarde en arrière, je me rappelle comment chaque événement, chaque fait, chaque incident de ma vie étaient toujours filtrés par mon ego, mon mental, ma personnalité, ma compréhension, mon interprétation et mes attentes ! En bref, le résultat d’innombrables vies antérieures avait créé ce « je » qui dirigeait mes réactions à tout et les paroles rassurantes de Swami étaient perdues de vue, car mes efforts pour m’abandonner à Lui étaient de courte durée.

Et pour corser les choses, Swami se retira apparemment dans l’ombre pendant cette période et Il cessa aussi d’apparaître dans mes rêves. Je Le cherchais frénétiquement – en vain ! Ma solitude était totale. Le satsang, particulièrement le chant des bhajans et la lecture de la littérature Sathya Sai, furent pour moi ma bouée de sauvetage pendant cette période de ma vie. J’étais régulièrement invitée à parler dans des Centres Sai un peu partout en Angleterre à propos de mes expériences en tant qu’étudiante Sai et ces visites ne manquaient jamais de m’instruire ni de m’élever.

Le couronnement de cette activité fut pour moi lorsqu’on me demanda de parler devant Swami en tant que Messagère de Sathya Sai, le jour de la Journée Annuelle, en décembre 1996. Pendant plus d’une semaine avant l’événement, je priai intensément Swami pour qu’Il me conseille quoi dire. Et de fait, une par une, les pensées se mirent à jaillir dans ma tête ! Mais en même temps, je fus testée en de nombreuses occasions sur le sujet de mon exposé – et pendant tout ce temps, la petite voix dans ma tête ne cessait de dire – « Swami, tout ce qui Tu souhaites… »

Le grand jour arriva enfin et Swami avait ordonné que le programme ait lieu dans le Mandir et non dans le Poornachandra. Malgré ce développement inattendu, je me sentais quand même étrangement calme au fur et à mesure que toute la procédure semblait se dérouler comme un drame dans lequel je jouais juste un petit rôle.


Simplement Son instrument

Quelques minutes avant que mon discours ne débute, je regardai Swami et je Lui dis dans mon cœur – ‘’Swami, je ne suis rien, juste Ton instrument – même si je dois trébucher sur la scène et m’étaler de tout mon long devant des milliers de personnes, si c’est Ta Volonté, qu’il en soit ainsi’’. De cette façon, je parvins à contrôler mon ego et à abandonner mon exposé à Swami et chose assez étonnante, cela Le rendit très heureux ! Durant l’une de ces rares occasions de ma vie, le Seigneur utilisa des paroles de louange très inattendues et généreuses pour décrire mes efforts. J’avais enfin découvert le secret de Son cœur…C’était de Lui abandonner nos actions et Il s’occuperait du reste en faisant de nous des héros à partir de zéros. J’étais tellement reconnaissante à notre Seigneur bien-aimé pour m’avoir donné le plus beau cadeau de Noël que je n’aie jamais eu.


Nuages

Swami utilise souvent les termes « nuages qui passent…rien que des nuages qui passent » dans Ses discours et lentement, je commençai à observer un thème récurrent dans ma vie : à chaque fois que j’était jetée à terre, je rebondissais et je me rétablissais. En décembre 1997, je parvins à intercaler un voyage à Prashanti Nilayam pendant mes vacances de Noël. Bien que toujours faible et me remettant d’une infection des voies respiratoires et bien qu’ayant juste terminé un traitement à base d’antibiotiques, je fis impatiemment le voyage vers l’Inde pour voir mon bien-aimé Seigneur. Je fis un magnifique voyage, bien qu’à mon insu alors, en raison de la faiblesse de mon système immunitaire, je contractai, je ne sais comment, un terrible virus qui finirait par ravager ma santé. Il fallut en fait plus d’un an avant que le virus ne commence réellement à m’affaiblir.

En regardant en arrière, un diagnostic rapide d’un docteur aurait peut-être pu éviter beaucoup de souffrances, mais comme c’est souvent le cas avec le karma – d’une manière ou d’une autre, malgré mes visites nombreuses chez les médecins, nul ne savait ce qui n’allait pas ni ne pouvait m’aider – jusqu’à ce que le temps ne soit mûr. Finalement, mon état fut géré à l’aide de puissants antibiotiques, mais j’étais loin d’être bien. Pour finir, je me forçai à retourner au travail après une absence de six mois et les deux années qui suivirent, je devins l’ombre de moi-même - une invalide qui ne s’aventurait hors de chez elle que si c’était absolument nécessaire. Je pensais que ma vie était terminée et je concentrais toute mon énergie à simplement franchir le cap de chaque journée.

Finalement, un samedi après-midi d’avril 2003, me sentant tout à fait désespérée au sujet de ma santé, je tombai à genoux devant une immense représentation de la Déesse Durga dans ma chambre et j’implorai Sa miséricorde. Le lendemain, il fut répondu à ma prière. Je tombai sur le n° de téléphone d’un guérisseur spirituel qui écouta avec compassion ma détresse et qui accepta de m’aider. Il me remit lentement sur la voie du rétablissement à l’aide de diverses médecines naturelles et de prières. En moins de six mois, j’avais récupéré pratiquement toute ma force et toute mon énergie, à la surprise de tout le monde. Ainsi, tel un phénix, je renaîtrais de mes cendres – après des périodes d’absence variables – à plusieurs reprises. Une main divine me guidait et me protégeait dans tous les hauts et les bas de mon karma qui, bien qu’inévitables – ne purent pas détruire mon esprit.


Tremplin professionnel

Dans ma vie professionnelle, Swami me conduirait directement dans des situations potentiellement conflictuelles. Rétrospectivement, je comprends maintenant que ces « épreuves « servirent à renforcer et à forger mon caractère ainsi qu’à me fournir une expérience professionnelle précieuse. Une fois, j’avais terminé de remplir un formulaire de candidature pour un travail la nuit précédant la date de clôture et j’avais placé l’enveloppe scellée à côté de mon lit avant de m’endormir.

Le lendemain matin, je fus réveillée par des gouttes d’eau froide qui tombaient sur mon visage et bien qu’écarquillant les yeux – elles ne pouvaient venir de nulle part ! Mystifiée, je regardai le réveil – il était 5 heures. J’étais maintenant tout à fait éveillée, aussi pensai-je à utiliser sagement mon temps en revérifiant ma candidature. Ce faisant, je découvris que dans ma hâte, j’avais omis une part cruciale de mon expérience en informatique qui était essentielle pour la place que je postulais ! Comme j’avais le temps, je corrigeai soigneusement l’information sur le formulaire, à ma satisfaction, puis je le soumis.

Une semaine plus tard, je fus invitée pour un entretien qui était accompagné d’un test très difficile qu’il était quasiment impossible de terminer endéans les 15 minutes imparties. Alors que je pensais avoir perdu toute chance de terminer le test, mon ordinateur se planta brusquement ! En conséquence, on se confondit en excuses et on m’accorda 15 minutes supplémentaires pour repasser l’examen. Il n’est pas nécessaire de dire que le résultat de mon test était meilleur que ceux des autres candidats et qu’on me proposa le travail.

J’acceptai dûment, mais pendant les cinq années qui suivirent, je me retrouvai assaillie de problèmes, de tous côtés. Je me demandai souvent pourquoi Swami m’avait conduite à ce travail particulier. Néanmoins, je réalise maintenant que l’expérience que j’ai gagnée pendant ces cinq années s’est avérée inestimable et en fait, elle a récemment eu comme conséquence que j’ai reçu une excellente opportunité à la Ville de Londres, mon employeur actuel. Ainsi, ce qui à l’époque ressemblait à un ‘’cul-de-sac’’ a en fait joué le rôle de réel « tremplin » dans ma carrière. Il semble que Dieu avait déjà décidé de l’ensemble d’expériences dont j’avais besoin pour faire face à mes nombreuses faiblesses, aussi toute résistance était-elle futile.

Il me fallait juste lâcher prise, faire confiance et m’abandonner. Comme Swami nous l’avait dit au cours de notre dernier entretien avec Lui en 1992, « quoiqu’il arrive, prenez-le pour votre propre bien… « Apprendre à être patiente n’était sûrement pas facile, mais une invitation à participer à des bhajans ou à parler à un groupe Sai tombait toujours de nulle part – chaque fois que mon moral commençait à fatiguer.

Au fil du temps, je commençai à observer un changement subtil en moi-même, en résultat de mes expériences – qui ne peut être décrit que comme un sentiment de détachement tranquille. Je réalisai que plus j’appliquais la pensée positive et que je lâchais prise par rapport à l’issue de ce qui se passait autour de moi, plus facile la vie devenait. Ces paroles de Swami me revinrent à maintes reprises. « Swami s’en occupera… ne t’inquiète pas ! » A cette époque, Swami se remit aussi à envahir de nouveau ma vie par de multiples manifestations – des rêves, des expériences, des miracles, des articles, des photographies, des bhajans, des contacts avec les dévots – brusquement, SAI était partout !


Retour au Père

En mars 2005, je fis le voyage jusqu’à Prashanti Nilayam avec une triste nouvelle qui pesait lourdement sur mon cœur – mon père était décédé le mois précédent. Je laissai Swami me guider par la main au cours de ces mois difficiles et chose étonnante, tout se mit doucement en place. A cette époque, je vis également les étudiants sortants de l’Institut de Swami épancher leur angoisse sincère à la pensée d’être physiquement séparés de Lui. Je m’assis et pleurai pendant des heures, ressentant leur douleur et revivant chaque émotion qui suivit ma propre séparation physique avec Lui – presque treize ans auparavant.

Mon père terrestre m’avait peut-être quittée, mais mon Père divin s’était approché avec Son timing précis habituel. Je sentis brusquement que j’étais de nouveau une étudiante et les ténèbres de ces treize années disparurent en un clin d’œil. Comme un voyageur las retournant de la guerre – avec une inspiration nouvelle, remplie d’une résolution plus forte et du sentiment d’un but réel, j’étais finalement rentrée chez moi.

Lentement, je commençai à m’immerger dans les discours de Swami expliquant Ses attentes par rapport à Ses étudiants. J’avais lu la plupart de la matière auparavant, mais cette fois, cela prit un sens tout à fait neuf. La différence, c’était que cette fois, je me sentais équipée et suffisamment forte pour me prêter à la tâche en cours. Beaucoup trop de longues années avaient passé, aux prises dans l’obscurité avec moi-même. Swami m’avait sans doute permis de subir ces expériences difficiles pour me « déconditionner » et supprimer les effets d’expériences/karmas du passé et leurs vasanas (tendances) associées, détruire l’ego, le sentiment d’être l’auteure de l’action et m’insuffler un sentiment d’amour désintéressé.

Pour la première fois, je compris pourquoi Swami avait pris tant de peine pour m’enseigner l’essence du sacrifice et de l’abandon. La réponse était simple – ceci ne me concernait pas moi, uniquement ! Je devais élargir ma perspective. La maxime – « à ceux à qui il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé » se mit à tourner constamment dans ma tête comme un disque rayé et je commençai à prier Swami de me donner plus de ressources, plus de force, plus de temps et plus de résolution pour me permettre de faire quelque chose de significatif avec ma vie.


Apprendre la « leçon safran »

Il me fallut de nombreuses années pour comprendre et pour apprécier la leçon qui me fut donnée ce jour-là, à Prashanti Nilayam, quand le Seigneur avait posé affectueusement Sa robe entre mes mains. Je songe au sacrifice comme à la qualité de renoncer à quelque chose contre rien en retour. Mais l’ironie, c’est que la récompense pour cette qualité désintéressée unique, c’est que nous recevons tout ce que nous pourrons jamais désirer – sous la forme de la grâce de Dieu. En bref, le sacrifice nous rend cher à Dieu – et fait qu’Il nous aime ! Et que pourrait-on vouloir de plus ?

Depuis, j’ai souvent pensé à mes voyages à Prashanti Nilayam. Il semble que plus vous renoncez – comme sacrifier votre confort – plus vous recevez. Pourquoi est-ce qu’un Darshan rapproché implique 3 ou 4 heures d’assise sur un sol dur – en renonçant généralement à la nourriture et à du temps de sommeil ? Et autrefois, séjourner dans le village rural de Puttaparthi était peut-être une expérience physiquement exigeante…mais personne ne pouvait se plaindre des opportunités de Darshan intimes et affectueuses ! Aujourd’hui, avec chaque année qui passe, Prashanti Nilayam grandit – en taille, en équipement et en confort matériel – et alors que beaucoup pensent que le Seigneur deviendra physiquement plus inaccessible, Il se donne en réalité tellement aux dévots.

De plus, Swami nous exhorte constamment à nous engager dans du seva ou service désintéressé. Pourquoi ? Pouvons-nous réellement faire une telle différence ? Si chaque âme doit payer ses dettes karmiques, comment les autres sont-ils concernés ? Qu’est-ce que cela a à voir avec nous ? Pourquoi devrions-nous intervenir ? Chacun de nous arrive seul dans ce monde et partira seul. Je pense que la réponse à toutes ces questions est simple. L’objectif du seva, ce n’est pas tant d’alléger les souffrances des autres. Je crois que la souffrance de chaque personne est prédéterminée et ne peut durer que conformément à sa propre dette karmique (dans des circonstances normales), aussi tout allégement ou soulagement ne pourra sûrement être apporté que dans cette mesure ?

Non, je pense que la raison pour laquelle Swami nous exhorte à faire du seva, c’est pour alléger notre propre souffrance. Parce que le seva n’est rien de plus qu’un sacrifice de temps, d’énergie, d’émotion et de ressources – et le sacrifice élimine le karma négatif. Bien sûr, ceci veut dire que le sacrifice n’est réellement pas désintéressé du tout. En fait, il est purement égoïste ! Mais il n’y a qu’une attrape – le sacrifice ne peut pas être simulé. Il doit être 100 % authentique – sinon, ce n’est pas un sacrifice. Et c’est le processus de la sadhana ou de la discipline spirituelle. Nous devons devenir désintéressés pour être égoïstes – et ainsi, le cercle est bouclé.

Et où toutes ces considérations me laissent-elles ? Ma dette envers Swami ne pourra jamais être remboursée – quel que soit le nombre de naissances supplémentaires dont je pourrais avoir besoin. Mais la seule chose que je puisse faire – c’est d’essayer de mettre en pratique la leçon qu’Il m’a si minutieusement enseignée… et de me souvenir de la qualité du sacrifice comme force motrice principale de ma vie.

Et qu’en est-il du don que j’ai reçu de Ses mains ? Il n’est pas nécessaire de dire qu’il occupe la place d’honneur sur mon petit autel – tout comme le Seigneur l’avait prédit – il y a plus de vingt ans.


Heart2Heart
Octobre 2007