TROUVER LES SECRETS DE LA FÉLICITÉ

Par le Dr John S. Hislop



(Tiré de Heart2Heart du 1er août 2007,
le journal sur Internet des auditeurs de Radio Sai)


Extraordinaire aspirant spirituel, le Dr John Hislop a fait partie des tous premiers fidèles occidentaux à venir trouver Swami. Plus tard, il a écrit de nombreux livres sur Baba, parmi lesquels le populaire « Mon Baba et moi » ainsi que « Conversations avec Bhagavan ?r? Sathya Sai Baba. » Il a également joué un rôle clef dans la création de l’Organisation Sai aux États-Unis en 1975 et a donné des conférences sur Swami dans tout le pays qu’il a parcouru de long en large. Les écrits ci-dessous sont des extraits d’une conférence qu’il a donnée le 28 avril 1990. Pranam aux Pieds de Lotus. Sai Ram, chers fidèles ! Les Bhajans étaient très agréables. J’y ai pris grand plaisir et je suis sûr que Swami les a aussi appréciés, car Il est ici encore plus réel que moi – plus réel que vous.

Dieu adore donner

Au début, Swami m’emmenait avec Lui où qu’Il aille ; dès qu’Il partait en voiture, j’allais avec Lui. Un jour où nous faisions le trajet de Bangalore à Puttaparthi, nous nous sommes arrêtés chez le Chef de la Police du district qui était un ami de Swami et un fidèle. En fait, Swami s’y arrêtait souvent pour le déjeuner lorsqu’Il se rendait à Puttaparthi. Après cette halte, nous nous sommes rendus à Puttaparthi où nous sommes restés deux ou trois semaines avant de retourner à Bangalore. Et sur le chemin du retour, nous nous sommes de nouveau arrêtés chez le Chef de la Police.

Comme vous le savez probablement – nombreux parmi vous au moins le savent, quand vous suivez Swami dans votre voiture, vous voyez ce qui se passe ! Quand Swami quitte Puttaparthi pour se rendre à Bangalore, il y a des gens massés sur le bas-côté jusqu’à la colline. Ensuite, Il arrive dans un village et entre dans le hameau par l’arrière. Aussitôt, tous les enfants se précipitent sur la voiture. Généralement, Swami s’arrête ; Il appelle un des adultes et lui donne de l’argent pour acheter des bonbons pour les enfants.

Alors, à cette occasion, Swami a distribué tout l’argent qu’Il avait. Et il y avait encore un certain trajet à parcourir ! J’avais une liasse de roupies dans ma poche – de la menue monnaie, des billets de 2, 5 et 10 roupies. Alors, je Lui ai dit : « S’il Vous plaît, Swami, acceptez ceci – c’est un cadeau ! » Il a dit : « D’accord ! » et Il a pris l’argent – qui est entièrement à Lui à vrai dire, pas à moi ! – et Il l’a distribué jusqu’à ce que nous ayons dépassé toutes les personnes qui étaient là pour recevoir de l’argent. Puis, quand nous avons fini de distribuer les billets, Il a dit : « Tiens, mets ça dans ta poche ! »

Comme c’était Son argent, pas le mien, je l’ai mis dans ma poche. Et puis nous nous sommes rendus jusque chez le Chef de la Police et nous nous sommes arrêtés de nouveau.
Je ne sais pas si vous avez remarqué le protocole ; lorsque vous partez en voiture avec Swami, c’est vous qui montez dans la voiture en premier – c’est l’invité qui monte le premier – Swami monte le dernier. Mais, lorsqu’on arrive à destination, c’est l’inverse. Swami sort en premier parce que les gens veulent voir Swami et non pas les passagers ! Plus tard, lorsque Swami s’est éloigné de la voiture, le passager peut en sortir à son tour.
Alors, Swami est descendu de la voiture. Il se trouvait sur le siège arrière comme Il le fait toujours et je me trouvais sur le siège avant avec le chauffeur, comme je le fais toujours. Il sort donc de la voiture et il s’avance. Il y a tout un groupe de personnes alignées devant la maison du policier et Swami s’éloigne avec eux. Puis je Le vois donner aux serviteurs de pleines poignées de billets ! Nous avons pensé : « Il donne de l’argent ! Mais Il n’a pas d’argent ! Comment peut-Il donner de l’argent ? »

Alors, j’ai mis la main dans ma poche – pas d’argent ! Pourtant, Il ne s’est jamais approché à plus de dix pas de moi ! Je ne suis jamais sorti de la voiture et, malgré cela, dans ma poche il n’y avait pas le moindre centime. Il était en train de distribuer l’argent aux serviteurs. Chaque fois que j’y repense, cela m’amuse !

Le Divin et Ses déités

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Ganesha. Ces Déités existent-elles vraiment ? Tout d’abord, d’après Swami, il y a de la vie absolument n’importe où – tous les niveaux d’existence débordent de vie ! Chaque niveau du Cosmos tout entier est empli de vie, empli d’êtres ! Une fois, les philosophes ont demandé à Swami si ces Mahatma, ces
Gourous, ces Maîtres étaient réels. Et Il a dit : « Oui ! Ils sont tout aussi réels que toi ; il n’y a pas plus réel ! »

Qu’est-ce qu’Il voulait dire par là ? « Ils sont réels ; aussi réels que tu l’es » – ce qui veut dire qu’ils existent réellement ; de même que ces corps existent ici !

Maintenant je me demande combien d’entre vous connaissent M. Zakir Hussein – l’ex-gouverneur de Goa, un petit État de l’Inde. Il y a un palais qui porte son nom à Goa ; c’est là où Swami a eu cette horrible appendicite et où les médecins sont venus de toute l’Inde ; alors, Swami leur a dit : « Je descendrai dans quelques heures et je parlerai ! » Et les médecins ont dit : « Swami, nous sommes les meilleurs médecins de l’Inde et nous sommes désolés de devoir Vous dire que, dans une demi-heure, Vous serez mort ! » Mais, bien entendu, Swami a fait exactement ce qu’Il avait dit. Il s’est levé de Son lit, a descendu les escaliers et a fait un discours !

Eh bien, M. Zakir Hussein me disait un jour qu’il y avait quelqu’un à Goa que lui-même invitait toujours au Palais lorsqu’il y avait des visiteurs !

Et cet homme pouvait être entouré de 25 personnes ; il lui suffisait de lever la main pour créer 25 objets différents ! C’est-à-dire qu’il créait exactement ce qui passait par la tête des personnes qui l’entouraient. Cet homme pouvait créer quelque chose pour eux – exactement comme le fait Swami !

Mais le Dr Hussein m’a dit qu’il ne pouvait le faire qu’après avoir prié la déesse Durga ! Swami a dit que, tout comme le directeur d’une grosse société, le PDG ne s’occupe pas directement de chaque sous-directeur, de chaque client ou encore de chaque client potentiel. Il a des chefs de service qui s’occupent de la production, de la distribution, de la publicité, et ainsi de suite.

De la même manière, Swami dit que Lui-même a beaucoup de personnel ! Ces Divinités existent bel et bien – comme Durga, Ganesh et ainsi de suite. Et elles ont un rôle – c’est-à-dire qu’elles jouent un rôle dans ce monde de maya, ce monde de faux-semblants qui n’existe pas vraiment, excepté dans nos imaginations !

Mais nous cherchons à explorer le fond de la situation, ce qu’il y a de capital ! Alors, posons-nous la question suivante : qu’est-ce qui est aussi capital pour nous ? Swami dit ceci : « Je suis toujours empli de félicité ! Je ne m’inquiète de rien ! Rien ne me perturbe ! Je suis toujours empli de félicité – c’est l’extase ! »

Accrochez-vous à cette félicité !

Qui d’autre peut dire ceci ? Je ne vois pas beaucoup de mains se lever ! Alors, pourquoi sommes-nous ici ? Pourquoi venons-nous à ces réunions ? Parce que si nous possédions cette fontaine de Beauté, d’Amour, de Félicité et d’Extase coulant sans fin – sans cesse nouvelle et toujours fraîche, comme le dit Swami – alors, nous serions heureux ; nous n’aurions pas à chercher ceci ou cela !

À la base – je veux dire à la base de notre existence matérielle, nous sommes toujours à la recherche de quelque chose. Nous voulons nous amuser, nous voulons prospérer, nous voulons être heureux, nous voulons fonder une famille, nous voulons être importants – toutes ces choses, nous les voulons. Parce que, ce vide immense qui est à l’intérieur de nous, nous voulons le remplir.

Toutes ces choses que nous devons réaliser dans ce monde physique – par exemple, la satisfaction de nos désirs, et ainsi de suite – tout ce que nous découvrons, tout ce que nous cherchons désespérément à atteindre, ce que nous désirons par-dessus tout, c’est cette fontaine d’extase, cette fontaine de félicité qui jaillit de l’intérieur !

Un jour, quelqu’un a fait appel à Swami Rama – peut-être avez-vous lu certains de ses livres – il a écrit sur sa vie dans l’Himalaya – il est à la tête d’une grosse organisation dans le Midwest ; un homme très sympathique. Et il a grandi dans les montagnes de l’Himalaya au milieu des yogis et des gens qui vivaient là ; il errait ça et là quand il était enfant.

Il a écrit un livre très intéressant sur les expériences qu’il a vécues lorsqu’il était jeune. Une fois, je me rappelle, il est allé voir un yogi très connu. Il y avait quelqu’un avec lui qui voulait parler avec ce yogi. Tous deux ont attendu, puis ils ont fait du bruit, et finalement le yogi est sorti de son état (de méditation) et a dit : « Que voulez-vous ? » Et Swami Rama a répondu : « Cet homme veut vous parler ! »

Et le yogi a dit : « D’accord, mais pourquoi avez-vous fait cela ? » Il a ajouté : « J’étais dans un tel état de félicité avec mon gourou – mon Dieu – et vous m’avez tiré de cela juste pour parler ? » Il avait trouvé cette source de félicité alors qu’il était en état de profonde méditation dans son Samadhi. Mais avec Swami, le Samadhi n’est pas nécessaire. Cette montagne de félicité jaillit de Son cœur à chaque moment du jour et de la nuit.

C’était la même chose avec Sri R?mana Maharshi – cette fontaine de félicité, il l’avait tout le temps en lui ! Vous vous souvenez de ce grand sage ? R?mana avait une tumeur cancéreuse au bras. Et les fidèles voulaient l’opérer alors que lui ne voulait pas. De ce fait, l’opération a été un échec, car la tumeur est revenue. Quelqu’un lui a demandé : « Swami ! Vous devez ressentir une douleur terrible avec cette tumeur au bras ? »

R?mana s’est arrêté un moment et il a dit : « Oui, la douleur est là ; mais je ne souffre pas. » Il faisait bien la différence entre le corps et lui-même. Il faisait cette différence depuis l’expérience qu’il avait vécue tout jeune. Un jour, tout à coup, il avait senti qu’il allait mourir. Il gisait sur le sol et il ressentait son corps comme s’il était mort ! Et tout à coup, il a fait cette prise de conscience : « Le corps est mort ; je suis sans vie, et pourtant je suis toujours là ! » C’est comme cela qu’il est devenu conscient de ce « Je » – de ce « Soi ». Et il n’a plus jamais laissé cette pensée, cette conscience, ce « Je » s’éloigner, pas un seul instant de sa vie.

Et Swami dit la même chose : « Une fois que vous avez surmonté la peur de la mort, cette réalité, attrapez-là ! Ne la laissez plus jamais partir ! Même si temporairement, vous ressentez du Bonheur, une félicité temporaire, attrapez-là ! Ne la laissez pas partir ! Accrochez-vous à cette félicité ! C’est la seule chose réelle ! Tout le reste n’est qu’imagination ! »

Voilà ce que nous nous efforçons d’atteindre ! Et, bien sûr, nous aimerions aussi que tout le monde puisse avoir cette félicité. Mais comment allons-nous parvenir jusqu’à ce sommet, jusqu’à la satisfaction de ce désir fondamental ?

Les étapes fondamentales pour parvenir à Dieu

Nous parcourons ce chemin en fonction des instructions de Swami. Vous le savez déjà, mais chaque fois que nous parlons, avant d’aborder d’autres sujets, nous devrions récapituler les principes fondamentaux de base.

Alors, quelles sont les étapes ? Comment procédons-nous pour nous trouver – pour découvrir ce que nous sommes réellement ? Comment contacter et être cette
Source d’où tout provient, grâce à laquelle tout fleurit et s’élève ?

Swami nous dit que cela peut se faire si l’on purifie son mental et son cœur. La seule raison pour laquelle nous sommes toujours influencés par cette maya est que notre cœur et notre mental ne sont pas encore purs – parce qu’ils sont emplis de désirs et de déceptions, de haine et de colère. Mais si nous parvenons à purifier ces deux facultés – par le seva, en priant Dieu, en méditant, en nous observant et en regardant nos propres actions (parce que se voir en train d’accomplir une vilaine action est la seule chose nécessaire), alors tout cela s’effacera et finira par disparaître !

Et nous pouvons aussi purifier notre mental et notre cœur en récitant le nom de Dieu – quel que soit le nom de Dieu qui nous attire - Sai Ram ou Aum Sai Ram – parce que Swami nous dit qu’il n’y a aucune séparation entre le Nom et la Forme. Lorsque vous récitez les noms de Dieu, la Forme de Dieu est là. Aum Sai Ram ! Swami est ici. Sa Forme est ici à côté de moi, à chaque instant. Et de même avec vous. Si vous répétez le nom de Dieu, Swami est avec vous ! Vous pouvez prendre Sa main et marcher avec Lui toute la journée – en tenant Sa main.

Maintenant, si vous descendez la rue en tenant la main de Swami, comment pouvez-vous être empli de sentiments de haine, de colère et laisser la cruauté s’exprimer ? C’est impossible ! De la même façon, lorsque vous êtes assis chez vous – peut-être que Swami est assis sur votre chaise, peut-être qu’il occupe une partie de votre chaise. Comme le dit Swami : « Lorsque vous êtes chez vous, imaginez la Mère Sai – asseyez-vous à Ses pieds et traitez-La avec plus d’amour, plus de douceur et plus d’affection que vous ne le feriez avec votre propre mère. »

Je me souviens d’une femme qui était venue là un jour. Elle faisait partie du même groupe d’entretien que moi et Swami lui a dit : « Ne m’étreins pas si fort. Tu me fais mal aux genoux ! » Plus tard, nous lui avons demandé : « Alors, que voulait dire Swami? » Eh bien, en fait, lorsqu’elle était chez elle, elle imaginait que Swami était là aussi et elle voyait Ses pieds et elle l’embrassait – dans sa maison très loin en Inde ! Pendant l’entretien, Swami lui avait dit : « Tu me serres trop fort ! »

En fait, si nous pouvons concevoir ou imaginer que Swami est avec nous à chaque moment de la journée, alors la tâche est accomplie ! Notre mental et notre cœur seront automatiquement purifiés – la haine, la colère et toutes les cruautés que l’on voit dans ce monde sont des fleurs de l’obscurité ; ce sont des fleurs des ténèbres. Elles ne peuvent survivre dans la lumière du Soleil ! Et Swami est cette lumière du Soleil !

Si vous Le gardez près de vous, alors elles ne peuvent pas survivre ! Elles dépérissent d’elles-mêmes sans que vous ne fassiez rien. Aucun effort n’est nécessaire. Elles disparaissent tout bonnement et vous ne les ressentez plus jamais !

C’est une tâche que nous nous fixons. C’est à nous de savoir si nous sommes relativement satisfaits du monde tel qu’il est. Nous, les fidèles de Sai, nous nous fixons cette tâche : celle de trouver le secret de la Félicité, le secret de l’extase, le secret de la liberté !

Et pour cela, Swami dit : « Récitez tous les textes sacrés – allez jusqu’à Ashtavakra et les autres grands sages. Il est extrêmement important de prendre la Forme de Dieu que vous avez choisie – votre Dieu personnel – et de la garder tout le temps à l’esprit ! »

Vous vous souvenez de l’histoire des deux gardiens du paradis ? Comme ils avaient commis certains péchés, ils ont été expulsés du paradis. Alors, Dieu leur a demandé de faire un choix. Il leur a dit : « Vous pouvez revenir sous la forme de fidèles et il faudra vous réincarner 15 ou 20 fois avant de pouvoir revenir. Ou vous pouvez choisir de vous incarner sous la forme de Mes ennemis et vous n’aurez que deux vies à vivre. »

Comment est-ce possible ? C’est simple. Combien de fois dans une journée – pour ceux qui aiment Swami – combien de fois pensons-nous à Lui puis notre esprit vagabonde vers ceci ou cela, se remémore des souvenirs ou se souvient d’amis, anticipe des évènements avant de revenir à Swami et de repartir encore une fois ? Notre mental n’est pas fixé sur le Seigneur tout le temps. Mais qu’en est-il de votre ennemi ? « Oh ! Comme je déteste ce type-là ! Ce qu’il m’a fait ! Je me vengerai ! » On pense sans arrêt à son ennemi.

Ces deux hommes qui sont revenus sous la forme d’ennemis – d’ennemis de Dieu - pensaient sans cesse à Lui ! Et cela a suffi pour les débarrasser de toute leur ignorance et pour les ramener ! Voilà ce qu’est la tâche de nos cœurs – se souvenir de Swami tout le temps et Lui dédier chacune de nos actions ! Lorsque vous venez ici, au lieu de monter simplement en voiture, dites : « C’est à Toi que je dédie cette action, Swami. Je ne suis pas celui qui agit, Swami. C’est Toi qui agis. Je ne suis que le témoin. Toute ma vie est comme un tableau, comme un film qui défile devant moi. Tout arrive par le karma. Tout ce qui a été pensé, fait ou ressenti, tout a un effet ! Et voici le spectacle qui défile devant moi, Seigneur. Mais je n’ai rien à voir avec cela, je suis séparé de tout cela. Je suis Je et Je suis le Soi ; et de ce fait, je Te dédie tout ce que je fais, ô Seigneur ! »

Swami ne cesse de répéter cela : « Krishna donne ses instructions à Arjuna pour « atteindre la libération ». Bien entendu, nous sommes incapables de traduire cela correctement et nous disons « comment atteindre la libération », ce qui est totalement erroné ! Nous sommes déjà libérés. Nous avons peur à cause de ces erreurs de langage. Nous craignons d’être des êtres humains qui s’efforcent d’être à la hauteur de Dieu, qui s’efforcent de se libérer – ce qui est faux selon Swami et selon les sages.

Jouer nos rôles dans le drame

Dieu est descendu et a pris forme humaine – cela ne veut pas dire que nous devons monter vers Dieu – nous sommes Dieu ! Swami a dit de nombreuses fois que lorsque quelqu’un vous demande qui vous êtes, vous ne devriez pas dire : « Je suis Hislop », mais « je suis Dieu en train de jouer le rôle de Hislop. » Vous êtes Dieu en train de jouer le rôle de tous ces gens.

Et Swami dit que vous devriez toujours penser comme si vous étiez un acteur dans une pièce de théâtre, un acteur qui joue son rôle. C’est même vous qui choisissez votre rôle et qui le jouez de tout votre cœur, mais vous n’oubliez jamais qui vous êtes vraiment et, quand la pièce est terminée, vous rentrez chez vous. Vous devriez toujours penser à vous-même en terme d’acteur dans ce drame de la vie qui se déroule devant vous chaque jour. Nous ne faisons que jouer ce rôle. Nous sommes sur le chemin qui mène à Dieu.

Il dit aussi que : « Si ce drame en vient un jour à vous sembler réel, alors reniez sa réalité ! » Vous n’êtes pas ce corps, ce mental ou cette personnalité. Ce n’est qu’un rôle que nous jouons dans le drame divin du Seigneur ; nous devons le jouer de notre mieux, mais nous ne devons jamais oublier qui nous sommes vraiment !

Imaginez une femme – millionnaire, grande maison, gentille famille. Dans une pièce de théâtre, elle joue le rôle d’une prostituée qui souffre tellement, qui éprouve tellement d’angoisse que, quand elle pleure, elle fait pleurer tout le public avec elle. Mais, même si elle joue son rôle avec autant de réalisme, avec autant d’intensité dramatique, croyez-vous qu’il lui arrive d’oublier qui elle est vraiment ? Quand la pièce est terminée, elle enlève son maquillage et sa perruque ; elle grimpe dans sa Rolls Royce et elle rentre chez elle ! Cela, elle ne l’oublie jamais ! Il faut qu’il en soit de même pour nous. Quelle que soit l’intensité avec laquelle nous nous impliquons dans cette maya (illusion) du monde, nous ne devrions jamais nous autoriser à croire que c’est véritablement nous qui sommes impliqués. Nous sommes Dieu ; nous sommes les témoins de tout cela. Nous sommes Dieu en train de jouer un rôle particulier sur le chemin qui nous ramène à Lui.

Alors, si nous voulons trouver cette fontaine de Félicité, cette extase toujours renouvelée, nous devons réfléchir à tout cela et en arriver à l’inébranlable conclusion que nous sommes divins. Swami dit ceci : « Ce « Je » – sans qu’on y ajoute quoi que ce soit comme « je suis un homme », « je suis une femme », « je suis grand », « je suis petit », « je suis jeune », « je suis vieux », seulement « Je » ; ce « Je » est Dieu. C’est cela Dieu. »
Regardons donc notre propre vie. Nous pouvons voir qu’alors que nous traversons la vie, qu’importe ce qui nous arrive, « Je » demeure inchangé. Jour après jour, vous rentrez en vous-même, vous vous asseyez à l’intérieur de vous-même – tout le monde peut le faire – et vous verrez que ce « Je » n’a pas changé d’un iota depuis vos plus anciens souvenirs d’enfant. C’est précisément le même « Je ». Il n’a pas appris la moindre chose ; il n’a pas oublié la moindre chose ; il n’a pas changé. Ce « Je »-là précisément, c’est Dieu.

Nous devons voir cela, le ressentir et ne pas nous laisser prendre au piège, ne pas nous laisser emporter par le reste des évènements qui arrivent dans nos vies quotidiennes et qui nous poussent à nous perdre. Cela nous concerne nous, les fidèles de Sai. Quelle chance nous avons d’être nés à cette époque, d’entendre parler du Seigneur, de connaître notre Swami, d’entendre les merveilleux enseignements de Swami et d’être à même de les mettre en pratique !

La seule chose qui soit réelle, c’est Lui

Question : Au vu de ce que vous avez dit, à quoi sert toute cette connaissance que nous accumulons au cours de notre vie ? Et lorsque nous mourons, qu’arrive-t-il à toute cette connaissance ? Réponse : Un jour, j’ai dit à Swami : « Swami, je veux comprendre quelque chose. » Il a répondu : « Hislop, tout va bien. Au fur et à mesure que tu avanceras, tu seras de moins en moins intéressé par le fait de comprendre parce que, vois-tu, dans le fait de comprendre, il y a « il » qui comprend et ce qui est compris. Il y a la dualité, ce qui signifie que c’est faux, irréel. Seule la réalité est Dieu – Tout est Dieu ! Rien d’autre n’est Dieu ! Alors, toute cette compréhension, tout ce qu’on apprend relève de la dualité. »

Lorsque nous fusionnons en Dieu, nous perdons cette individualité imaginaire et nous devenons Dieu. Maintenant, pour comprendre Dieu, il faut être Dieu, parce que le mental avec lequel vous réfléchissez est venu après, pas avant ; il en découle que le langage ne peut pas être avant le mental qui réfléchit. Et Dieu est avant le mental.

Donc, Swami dit : « Nous ne devrions pas trop nous inquiéter du mental ; mais il nous faut encore et encore nous entraîner à nous détacher. » Il est impossible de comprendre et de réaliser le Divin sans le détachement. Et le détachement vient lorsque l’on réfléchit à tout cela.

Vous voyez, Swami dit que les êtres humains ont des pouvoirs spéciaux donnés par Dieu. Un de ces pouvoirs spéciaux que Dieu donne à l’être humain est la capacité de réfléchir aux choses en profondeur – de leur trouver un sens. C’est un trait accordé par Dieu à l’être humain. Nous avons la capacité – chaque personne ici a la capacité de s’asseoir calmement, de réfléchir à ces problèmes et de voir la vérité.

Mais si nous voyons la vérité, alors Swami dit que : « Cette Sadhana n’est pas nécessaire. » Oubliez tout cela : oubliez les Bhajan, oubliez le seva, oubliez les prières ; oubliez la méditation ; oubliez tout cela – parce que tout cela se trouve dans le simple fait d’arriver à la vérité, de voir la vérité ! Parce qu’alors, nous sommes capables de penser profondément aux choses.

Par conséquent, nous avons la force et la volonté de les mettre en pratique dans nos vies quotidiennes. Cette volonté est une volonté divine. Nous l’avons tous ! Nous faisons appel à la volonté du Divin pour changer notre vie en fonction de notre compréhension profonde de la situation telle qu’elle est. Nous cessons de laisser notre vie être dirigée par nos sens ou même par les errances du mental. L’intelligence est responsable du mental ; elle est responsable des sens et elle se mettra en action si vous faites appel à votre volonté – faites appel à votre Dieu.

Et en ce qui concerne notre monde quotidien, nos actions dans notre monde au quotidien – que devons-nous faire ? Que devons-nous ne pas faire ? Nous pouvons toujours obtenir les réponses à ces questions en agissant de manière consciente. Swami ne cesse de nous répéter que Dieu réside en nous ; Il est la seule chose réelle qui existe en nous – tout le reste vient de notre imagination. Mais Il réside en nous sous forme d’état de conscience ; aussi, lorsque nous faisons appel à notre conscience, c’est à Dieu que nous nous adressons directement ; et si nous le faisons, alors notre conscience nous donnera une réponse correcte.

Merci beaucoup d’avoir été là.
Dr John S. Hislop

Heart2Heart
Prema 75