L’IMPORTANCE DU NAMASMARANA


Il existe un seul Seigneur, qui porte une infinité de Noms ; donc ce ne sont pas les Noms qui nous importent. C’est le Bhâva (sentiment, état d’esprit) qui constitue la dévotion véritable. Les sentiments sincères plaisent à Dieu, non les expressions extérieures et artificielles.

La libération sera possible à condition de chanter le nom du Seigneur. Peu importe combien de joies, de bonheur et de bien-être l’on expérimente en ce monde, si nous n’avons pas d’amour pour Dieu, tout est parfaitement inutile. Dans le pays de Bharat, il y a des dizaines de millions de fidèles qui pratiquent le Namasmarana (chant et récitation du Nom du Seigneur) et qui accomplissent un service désintéressé partout dans le monde.

Que chacun de vous s’engage sur la voie sacrée et sanctifie le temps par le souvenir du Nom divin. On ne peut sanctifier le temps d’aucune autre façon. Vous pouvez contempler le Nom du Seigneur en marchant, vous pouvez pratiquer le Namasmarana lorsque vous êtes couchés ou assis, ou encore lorsque vous êtes en voyage ; il n’y a aucune limite à la pratique du Namasmarana.

Ainsi, même si l’on pratique le Japa, les pénitences, le Yoga ou les Yajna, et n’importe quoi d’autre, c’est l’amour qui est le prâna (force vitale) de ces pratiques. Sans amour, nous ne pouvons pas réaliser la moindre tâche ; l’amour est essentiel en toute chose, aussi bien dans le domaine profane et séculier que dans le domaine spirituel. L’amour est un sentiment important même pour les personnes prospères ou pour les chercheurs spirituels, pour les théistes comme pour les athées.

Nous pratiquons continuellement l’inspiration et l’expiration avec le Nom du seigneur. Le Témoin est permanent et déclare «Je suis Je». C’est en sanskrit le Soham (Sa + aham) qui signifie «Je suis Dieu, le Je». Or, le processus d’inspiration et d’expiration du Soham se poursuit pendant la vie entière à raison de 21.600 fois par jour.

Même s’il est impossible d’entreprendre des pratiques spirituelles telles que le Japa, la méditation ou le Yoga, pratiquez le Namasmarana (souvenir constant du Nom du Seigneur). Ne vous engagez pas dans toutes ces pratiques spirituelles dont vous ne comprenez pas la portée. Choisissez le sentier facile. La méditation était indiquée pour le Krita Yuga «l’âge d’or», les Yajna «sacrifices rituels» pour le Treta Yuga», «l’âge d’argent», les actes d’adoration pour le Dwapara Yuga, «l’âge de bronze» et le Namasmarana pour le Kali Yuga «l’âge de fer».

Dieu est unique même si ses noms sont nombreux.


Sathya Sai Baba

Discours 25 février 2002