LA NON-VIOLENCE



Il ne s’agit pas uniquement de s’abstenir de faire du mal ou de blesser les autres. Cela implique aussi de s’abstenir de faire du mal à soi-même. Celui qui se blesse lui-même ne peut éviter de faire du mal aux autres. Quiconque désire respecter la Non-Violence doit faire attention à ne pas commettre de violence envers lui-même. Comment peut-on assurer cela ? En examinant constamment si sa conduite est bonne ou mauvaise. Par exemple, en ce qui concerne le langage, il doit examiner si ses paroles causent ou non de la peine aux autres.

Il doit voir si ses regards ne sont pas souillés de mauvaises intentions ou pensées. Il ne doit pas écouter les mauvaises conversations. Tout cela nuit à l’individu. Par conséquent, tout le monde devrait veiller à n’accorder aucune place aux mauvais regards, à l’écoute des mauvaises choses, aux mauvaises paroles, aux mauvaises pensées et aux mauvaises actions.

Comment déterminez-vous ce qui est mauvais ? En consultant votre conscience. Toutes les fois que vous agissez contre les exigences de votre conscience, de mauvais résultats s’ensuivent. La conscience est la forme que revêt le Divin en chacun. Quoi que vous fassiez, la conscience vous dit si cela est bon ou mauvais. Cependant, pour vous assurez de la directive émanant de la conscience vous devez attendre un certain temps. Vous ne devez pas vous presser. Lorsque vous voulez dire quelque chose, vous devez réfléchir un instant pour savoir si cela serait correct ou non et parler ensuite.

Vous devez être attentif aussi à votre façon de vous nourrir. Manger exagérément constitue une violence envers le corps. La modération dans la prise de nourriture conduit au bonheur. La non-violence est donc ce qui vous procure le bonheur. Ce qui vous blesse est violent. Mais ce n’est pas tout. Vous devez observer de la modération même lorsque vous buvez de l’eau. Ainsi, la vie tout entière doit être gouvernée par le principe de non-violence.

Discours Sathya Sai Baba 18-01-96.