IMMORTEL MALGRÉ LA MORT




Ne dépensez pas toute votre énergie aux soins du corps, qui vieillit chaque minute et avance rapidement vers le sol de l’enterrement. La vie est une fête de trois jours; elle est comme une fleur qui se fane à la longue. Le vieil âge, quand le charme physique est perdu et que vous dépendez des autres pour toutes choses, ce sera bientôt cela. Préparez-vous alors à la mort, soyez équipés pour la rencontrer calmement, joyeusement, avec une calme résignation de la volonté du Seigneur. Vous ne pouvez pas l'obtenir instantanément, quand vous le voulez, c’est le résultat de très longues années de pratique. Voyez la main de Dieu dans tout ce qui arrive ; alors, vous ne serez pas affligés. Votre vie sera un rituel (Puja) et une méditation (Dhyana) continue. (26 mars 1965)

Quand vous savez que la mort a emporté une victime, dans la maison voisine, pourquoi vous ne vous examinez pas, à savoir si vous êtes équipé pour la rencontrer, quand elle vient pour vous ? Pourquoi vous immergez-vous dans des distractions, comme construire des maisons, avoir un compte en banque pour empiler, célébrer des pique-niques ? Engagez-vous plutôt dans des choses qui vous rendront immortel, servez dans les meilleurs intérêts en rendant service au monde. Cherchez votre propre réalité ? C'est ce qu’un sage devrait faire. (2 mars 1965)


Un homme dans une grande détresse a réclamé un billet au bureau de réservation de la gare, mais le commis à l’intérieur était impuissant, parce que l'homme ne savait pas où il voulait aller. Il était impatient seulement de partir ; il en avait assez de l'endroit. Tous les hommes, tôt ou tard, se comportent comme cela ; même si on vit cent ans, il n'a aucun désir de continuer, parce qu’il constate que tous ses amis et parents, ses proches et chers, ont quitté la route, et il a été abandonné, par la mort. Personne n'est heureux quand il est immergé dans la vie matérielle. L'homme est projeté en l'air sur les vagues de la joie et de la peine, il est secoué par la fortune, le bon ou le mauvais ; il est la cible des insultes ou des bouquets ; le mal autour de lui affect sa paix ; l'inquiétude lui vole son sommeil et sa tranquillité. C’est comme si on essayait de dormir sur un lit de camp infesté de puces. Par conséquent, l'homme essaye d'échapper à tout ceci, vers quelque chose, quelque part ; il n'est pas sûr, comment et où ! (14 janvier 1965)

L'homme aussi est un enfant de l'immortalité ; c'est la raison pour laquelle il ne peut pas se forcer et se convaincre qu'il mourra. Il voit son voisin mourir, mais croit qu'il s’en échappera d’une façon ou d'une autre. L'homme de réalisation (Jnani), cependant, est toujours prêt à laisser cet encombrement et s’évader de la prison du nom et de la forme.

(13 janvier 1965)