LE COEUR ET SES MAUX



Il est essentiel d'observer le principe de modération en matière d'habitudes alimentaires, de travail et de sommeil. Le Bouddha a prêché ce même principe de modération à ses disciples. « Soyez toujours modérés, ne vous adonnez jamais à l'excès ». La modération est le chemin royal du bonheur.

L'homme moderne qui nargue ce principe de modération dans les aspects de sa vie, met en danger sa santé et son bien-être. L'homme devrait consommer une nourriture adéquate, pure et saine. Mais de nos jours, les gens mangent tout ce qu'ils trouvent, là où ils le trouvent et gâchent ainsi leur santé. La nourriture joue un rôle majeur dans la préservation de la santé. La viande et les alcools détériorent lourdement la santé de l'homme, lui causant des maladies.

Mieux vaut prévenir que guérir! Et c'est par l'alimentation que la prévention se fait. Si l'on consomme une nourriture végétarienne équilibrée et saine, elle devrait contenir des proportions importantes de vitamine C et E, qui sont disponibles dans les fruits et légumes.

Le progrès de l'univers est lié au progrès de l'homme. Tout développement dans les domaines scientifique, économique et social ne sera pas d'une grande utilité sans la transformation mentale. Cette transformation mentale se fait en restreignant les passions et les émotions qui sont facteurs de stress et de tensions. Il est également essentiel de garder le mental serein et paisible pendant que l'on mange. La tension mentale est responsable de la détérioration de la santé. Il faut également éviter de regarder la T.V. ou des vidéos durant les repas, car cela perturbe le mental.

Aujourd'hui la pollution est partout. A cause de cette pollution générale, la santé de l'homme se détériore. Par ailleurs, le mental de l'homme est également pollué, le rendant fragile aux maladies. Ce ne sont pas que les passions débridées qui endommagent la santé. Vivre d'argent mal acquis provoque également, dans certaine mesure, une mauvaise santé et permet à de nombreuses maladies inconnues de s'enraciner en nous.

(Résumé de l’exposé de Baba au Symposium sur les maladies Cardio- Vasculaire de 1994)